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À la une de vendredi, 2. juillet 2010


La présidentielle met Merkel dans l'embarras


Après la plus longue élection présidentielle de l'histoire de la République fédérale, le nouveau président allemand Christian Wulff prête serment ce vendredi. La presse européenne attire l'attention sur la discorde au sein de l'opposition et considère en premier lieu que le gouvernement de Merkel est affaibli et que sa fin est proche.


La Repubblica - Italie

Le nouveau président fédéral n'a été élu qu'à l'issue du troisième scrutin et tous les électeurs de la coalition au gouvernement n'ont pas voté pour lui. Une débâcle pour la chancelière Angela Merkel, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica qui voit sa fin arriver et la compare à celle de son prédécesseur Gerhard Schröder : "L'humiliation provoquée par le vote le vote de défiance de douzaines d'électeurs du centre-droit aux élections présidentielles fait apparaître le pays européen le plus important comment un foyer d'instabilité et de faiblesse politique. Nous gardons un bon souvenir de la 'femme la plus puissante au monde' aux sondages légendaires dans nos mémoires. La coalition doit maintenant prouver qu'elle ne veut plus de querelles en son sein. Un climat similaire régnait à la fin de l'ère Schröder, lorsque le 'Tony Blair allemand' avait perdu des alliés au sein de son parti en raison de réformes controversées ainsi que les élections qu'il avait lui même souhaitées. Maintenant 'Angie' ne peut que sauver une performance de première classe de l'économie allemande." (02.07.2010)


Rzeczpospolita - Pologne

L'élection pénible du candidat de la coalition gouvernementale, Christian Wulff, au poste de président fédéral est un signe de la faiblesse rencontrée momentanément par Angela Merkel, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita. Il est temps pour elle de changer de style politique : "Pendant le marathon de mercredi, il est apparu clairement que la chancelière avait perdu le pouvoir sur son parti. Et nous n'évoquerons pas le fait qu'elle a également déjà perdu l'influence qu'elle exerçait sur les partenaires de sa coalition, la CSU bavaroise et les libéraux du FDP. Nul ne doute que [les déviationnistes de la CDU qui n'avaient pas voté pour Wulff au départ] ont ainsi voulu montrer leur grosse insatisfaction à la chef du parti et au gouvernement. 'Merkel doit désormais réfléchir sérieusement à un changement de style quant à sa manière de diriger le pays', déclare le biographe d'Angela Merkel, Gerd Langguth. De nombreux observateurs sont d'avis que ce qui se déroule constitue le début de la fin de sa carrière politique et de la scission prochaine de la coalition gouvernementale." (02.07.2010)


Die Welt - Allemagne

A l'issue de l'élection du candidat issu de la coalition gouvernementale au poste de nouveau président, le quotidien conservateur Die Welt analyse l'état de l'opposition : "Depuis mercredi soir, le camp rouge-rouge-vert n'est plus qu'une chimère. Son éventuel retour en tant que spectre dépend du sérieux avec lequel les Verts et le SPD considéreront les expériences qu'ils viennent juste de faire avec la 'Gauche'. Espérer, à l'instar de Sigmar Gabriel [chef des sociaux-démocrates] que les 'raisonnables' de la 'Gauche' reviendront bientôt aux commandes et qu'ils remplaceront les 'anciens stalinistes', c'est tout simplement faire preuve de naïveté. … Gauck personnifie l'offensive générale sur le mensonge de gauche à vie de la RDA. … Le mouvement de Gauck devrait continuer d'exister. Le but n'est pas primordial, le chemin pour y parvenir est plus important. Le défenseur des droits des citoyens a modifié l'échiquier de la gauche allemande et sa simple apparition a fait glisser dans l'au-delà la 'Gauche' arcboutée au passé. Il est possible que cela n'ait pas été son intention initiale. Mais cela a constitué une clarification bienvenue et nécessaire." (02.07.2010)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 2. juillet 2010

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