Navigation

 

À la une de jeudi, 7. avril 2011


Le Portugal sollicite l'aide de l'UE


Le Portugal a demandé mercredi l'aide financière de l'UE. Selon les estimations, le pays fortement endetté a besoin de 80 milliards d'euros du fonds de sauvetage. La presse attend désormais un changement radical du mode de vie des Portugais et demande une stabilité gouvernementale qui permette de mener des réformes.


Il Sole 24 Ore - Italie

Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal est devenu le troisième pays à solliciter le fonds de sauvetage européen. La crise portugaise n'est toutefois pas comparable à la situation des autres Etats en difficulté, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Contrairement à l'Irlande, la crise portugaise n'est pas en premier lieu une crise bancaire, même si les établissements financiers portugais ont du mal à apporter de l'argent sur le marché secondaire, en raison de la dette publique. C'est une crise de croissance, ou pour être plus exact, une crise dûe au manque de croissance du PIB. … Le Portugal a besoin d'un gouvernement fort, estimé et soutenu par tous, qui s'efforce d'effectuer les réformes structurelles nécessaires qui permettraient de rétablir la compétitivité d'une économie portugaise actuellement distancée." (07.04.2011)


Blog A Tempo e a Desmodo - Portugal

Le Portugal est officiellement en faillite et il faut maintenant aussi changer radicalement le mode de vie portugais, estime Henrique Raposo dans son blog blog A Tempo e a Desmodo, hébergé par le site de l'hebdomadaire Expresso : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui est la fin d'un mode de vie, car le contrat social entre l'Etat et le citoyen doit être 'renégocié'. Même si [le Premier ministre] Sócrates est le grand fautif à moyen terme, la société portugaise dans son ensemble est également coupable. … Sócrates n'a pas de prise sur la réalité car la société portugaise elle non plus n'en a cure. … Nous devons changer notre mode de vie, notamment sur la question du logement : notre dette extérieure brute s'élève à environ 300 pour cent du PIB. 'Chaque Portugais doit être propriétaire' (en d'autres termes, chaque Portugais doit 'posséder' un prêt bancaire) : voilà la marotte qui nous a menés là. … Nous devons réinventer notre mode de vie, et ce à partir de la réalité." (06.04.2011)


Cinco Días - Espagne

Le fait que le Portugal fasse à son tour appel au fonds de sauvetage devrait servir de leçon aux tenants de la rigueur en Europe, estime le quotidien économique Cinco Días: "Si le cas du Portugal montre que la survie économique dans une union monétaire suppose la mutation vers la compétitivité, il montre aussi les limites du dogme de la rigueur. A une époque, le Portugal avait scrupuleusement mis en œuvre - contrairement à Berlin et à Paris - les propositions de Bruxelles pour respecter les critères du pacte de stabilité et maintenir le déficit public en dessous des trois pour cent du PIB. Mais ce remède amer n'a pas aidé le patient ; il l'a même tant affaibli que celui-ci n'a pas passé le premier hiver de la crise de la dette." (07.04.2011)


» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 7. avril 2011

« retour à la recherche

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu