À la une de mercredi, 15. juin 2011
Pas de nouvelles aides à la Grèce
Les ministres des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus à s'entendre mardi à Bruxelles sur un deuxième programme d'aide à la Grèce. La demande allemande de faire contribuer les créanciers privés est particulièrement controversée. Si la presse y voit des avantages et des inconvénients, elle nourrit globalement peu d'espoir pour la Grèce.
Cinco Días - Espagne
La demande allemande d'associer les investisseurs privés au programme de sauvetage doit être assouplie, écrit le journal économique Cinco Días : "Même si ce n'était qu'un sommet préliminaire hier, il est apparu clairement que l'Allemagne ne pourra pas imposer sa position lors du sommet européen des 23 et 24 juin si elle ne l'adapte pas. Il est certes souhaitable que le secteur privé, qui s'est enrichi avec les crédits accordés à la Grèce, participe aussi à son sauvetage. Mais cela ne doit pas mener à une fuite des investisseurs, car cela ne ferait qu'augmenter les dettes des caisses publiques. … La participation privée au deuxième programme de sauvetage doit s'élever à près de 30 milliards d'euros, pour un coût total de près de 120 milliards d'euros. Si Berlin se contente d'une augmentation des délais, comme on peut déjà l'envisager, alors la zone euro et la BCE auraient la possibilité d'obtenir ce montant au moyen d'incitations, et non par la contrainte d'une reconversion nuisible de la dette." (15.06.2011)
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Trouw - Pays-Bas
Le Parlement néerlandais a approuvé les nouvelles aides à la Grèce dans la mesure où l'économie privée y participe également. Le quotidien social-chrétien Trouw juge cela approprié : "Le réalisme était vraiment de mise si l'on voulait éviter de jouer la comédie au peuple néerlandais. Interrompre l'aide n'est pas une option, s'en sortir sans dommages financiers n'en est pas une non plus. … Il faudra du temps pour créer à la Grèce une base lui permettant de sortir de la crise. On a jusque-là tenté de le faire avec l'argent du contribuable. Bénéficiant du soutien du Parlement, le ministre des Finances De Jager veut désormais expressément inclure les banques et les fonds de pension. C'est un progrès. Ce sont eux au final qui ont investi dans la dette publique grecque. Le secteur public peut assurer le risque pendant un certain temps, mais pas indéfiniment. Le secteur financier doit être inclu si l'on veut enfin pouvoir parler d'une dévalorisation des dettes grecques." (15.06.2011)
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Hospodářské noviny - République tchèque
Les ministres des Finances de la zone euro n'ont pas pu s'entendre mardi sur un deuxième programme d'aide à la Grèce. Cela montre une fois de plus l'impuissance de l'eurogroupe, estime le journal économique Hospodářské noviny : "Encore une nouvelle réunion extraordinaire. La réaction des Grecs ? Tout aussi prévisible : les fonctionnaires font grève contre les privatisations prévues. Les problèmes grecs n'ont pas changé depuis janvier 2010 et les milliards apportés par la zone euro n'y ont rien fait. Il n'y a par contre aucun espoir que cet argent soit remboursé aux contribuables européens. La Grèce fait des promesses mais elle ne les tient pas. Le déficit augmente, la note souveraine chute. … L'Europe est momentanément impuissante, la Grèce est en train de faire faillite. La question n'est plus de savoir si cela se produira mais quand cela se produira, et combien tout cela coûtera. D'ici là, on siégera certainement régulièrement et on fera grève tout aussi souvent." (15.06.2011)
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Tous les textes disponibles de » Julie Hrstková
Die Presse - Autriche
La Grèce manque surtout de structures économiques saines, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Le pays méridional aux basques de l'Europe ne dispose pas d'un budget assaini et il lui manque avant tout une économie viable - ce qui empêche les aides financières et les investissements de porter leurs fruits et entraîne un plan de sauvetage après l'autre. Outre quelques puissantes sociétés maritimes (qui battent pavillon grec mais observent des régimes fiscaux étrangers), le pays dispose d'une grande quantité de fraudeurs fiscaux et de secteurs cloisonnés. Pharmacies, taxis, avocats, fret de marchandise ou architectes - la concurrence a été supprimée presque partout, ce qui ne cesse d'affaiblir la productivité. Ce n'est que lorsque ces secteurs auront été ouverts à la concurrence (comme le prévoient les traités européens) que de nouveaux capitaux afflueront dans le pays." (15.06.2011)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Franz Schellhorn
» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 15. juin 2011