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À la une de mercredi, 26. octobre 2011


Berlusconi menace le sauvetage de l'euro


La Commission européenne a exhorté le Premier ministre Silvio Berlusconi à présenter un nouveau programme de réforme et d'austérité pour son pays lors du sommet européen de ce mercredi. De l'avis des commentateurs, le Cavaliere doit enfin satisfaire ces requêtes s'il veut éviter de mettre gravement en péril son gouvernement, ainsi que le sauvetage de l'euro.


NRC Handelsblad - Pays-Bas

Le Premier ministre Silvio Berlusconi a une nouvelle fois été exhorté mardi par la Commission européenne à présenter ce mercredi un programme d'austérité et de réforme lors du sommet européen. D'après le quotidien libéral NRC Handelsblad, l'Italie ferait mieux de s'exécuter plutôt que de critiquer ces pressions : "Si les Italiens peuvent se sentir offensés par cette immixtion étrangère dans les affaires politiques du pays ainsi que du mépris témoigné à l'égard d'un Premier ministre qu'ils maintiennent finalement en place depuis des années, ce n'est toutefois pas le moment de se focaliser sur ce malaise. Le gouvernement italien devrait désormais employer son énergie à honorer les promesses du Premier ministre Berlusconi. De telle manière que puisse être présenté lors du sommet européen un programme pour relancer l'économie italienne et redonner une perspective à un pays dont le chômage des jeunes est très élevé. Ensuite, il faudra aussi que ce programme soit mis en œuvre." (26.10.2011)


Il Sole 24 Ore - Italie

Si la critique de l'Allemagne et de la France quant à la gestion de crise italienne était inappropriée, le journal économique libéral Il Sole 24 Ore estime toutefois que le Premier ministre Silvio Berlusconi doit enfin faire quelque chose : "Ni Merkel ni Sarkozy ne peuvent se permettre d'humilier le peuple d'un Etat cofondateur de l'UE. De telles attitudes suscitent des doutes quant à la capacité de l'Europe à maîtriser la crise financière. C'est une raison de plus pour mettre fin à ce théâtre italien indigne, dans lequel un Premier ministre et un gouvernement s'efforcent constamment d'échapper aux décisions et de viser le compromis ou la voix ultimes pour survivre au Parlement. Non, monsieur le Premier ministre, l'Italie est prioritaire. … Faites quelque chose pour le pays. Faites-le par décret et assumez-en la responsabilité politique devant le gouvernement, devant le Parlement et devant les citoyens. Personne ne pourra assumer, pas même vous, la responsabilité éthique que l'Italie arrive juste après la Grèce." (26.10.2011)


El País - Espagne

Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi étant incapable de prendre des mesures d'austérité dans son pays, le quotidien de centre-gauche El País estime que le sommet de crise sur l'euro de mercredi est menacé : "Le Premier ministre Berlusconi n'était pas en mesure lundi d'honorer sa énième promesse d'un programme d'austérité faite à ses homologues européens. Une promesse déjà maintes fois annoncée depuis le mois d'août pour être à chaque fois retirée. Le fait qu'il soit pris entre deux feux, celui de ses partenaires de coalition qui s'opposent aux mesures d'austérité et celui de ses propres engagements à l'égard de partenaires européens qui lui demandent à juste titre des coupes, ne présage rien de bon pour sa survie politique. Ce ne serait pas grave en soi s'il ne mettait pas en péril la stabilité d'un grand pays et ainsi celle de l'euro. Espérons que ces obstacles ne viennent pas menacer la réussite d'un sommet particulièrement important." (26.10.2011)


Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Compte tenu des conflits lors des sommets de crise pour le sauvetage de l'euro, le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung ne voit pas beaucoup de chances pour une politique économique et financière uniforme : "Toutes les idées émises jusque-là pour un développement des droits d'intervention du centre décisionnel auraient pour conséquence que les droits des parlements nationaux soient réduits voire entièrement supprimés. Il n'y a pour l'UE ni échappatoire ni solution à ce dilemme politico-démocratique. C'est la raison pour laquelle le sommet de mercredi décidera vraisemblablement une décote substantielle des dettes de la Grèce et de nouvelles mesures techniques, sans toutefois s'attaquer au cœur de la crise." (26.10.2011)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 26. octobre 2011

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