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À la une de vendredi, 11. novembre 2011


Papademos, nouveau Premier ministre grec

Lucas Papademos doit garantir le maintien de la Grèce dans la zone euro. (©AP)

Lucas Papademos, personnalité sans étiquette, deviendra officiellement ce vendredi le chef du nouveau gouvernement de transition grec. Après plusieurs jours de négociations, conservateurs et socialistes se sont entendus jeudi sur l'ancien vice-président de la BCE. Pour la presse, Papademos devra surmonter une tâche herculéenne s'il veut maintenir son pays dans la zone euro.


Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Si l'accord trouvé sur un gouvernement de transition accorde un bref répit à la Grèce, il faut toutefois poursuivre la politique d'austérité, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "La Grèce va désormais vraisemblablement obtenir la prochaine tranche de crédit dont elle a besoin et les marchés vont peut-être s'apaiser temporairement. Mais la discorde politique invalidante va se poursuivre, et ce dès le lancement de la campagne électorale. Les bailleurs de fonds doivent obtenir une garantie contraignante des deux imprévisibles grands partis pour que ceux-ci respectent les objectifs d'austérité. Si l'élite politique discréditée au sein de la population refuse d'accepter une certaine restriction de souveraineté et d'appliquer sérieusement l'austérité, elle devra se séparer de l'euro. Bricoler n'est plus une option." (11.11.2011)


Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Une tache herculéenne attend le Premier ministre grec désigné Lucas Papademos en raison de la situation critique de son pays, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "L'année prochaine, d'après la Commission européenne, la dette publique grecque sera de près de 200 pour cent du PIB. Cela étant pour le moins inconcevable, il n'est pas étonnant qu'il ait fallu autant de temps à Athènes après l'annonce du départ de Papandreou pour trouver un nouveau Premier ministre. La stature d'homme d'Etat de Lucas Papademos se révèle dans sa disposition à mener un gouvernement de transition plutôt que de se laisser dissuader par l'ampleur du besoin de consolidation. … La situation de départ ne pouvait pas être plus mauvaise : le chômage a atteint un nouveau record et la récession couve en Europe. L'ambiance est de saison, morose." (11.11.2011)


Imerisia - Grèce

Tous les partis doivent soutenir vigoureusement le nouveau gouvernement de transition, demande le journal économique de centre-gauche Imerisia : "Le choix de Lucas Papademos fait espérer que le nouveau gouvernement apportera la stabilité nécessaire pour surmonter la crise. Le facteur déterminant qui décidera du succès du gouvernement (le but étant de maintenir la Grèce dans la zone euro) est le soutien inconditionnel du gouvernement par tous les partis. … Le gouvernement est condamné à réussir pour que la Grèce ne revienne pas au drachme et pour que le niveau de vie des citoyens ne se détériore pas de nouveau. Tous les partis politiques qui ont participé à la formation du gouvernement devront apporter leur soutien. Ils en subiront sinon les conséquences. Car ce sont les citoyens qui, au final, décideront de la sincérité de ce soutien." (11.11.2011)


Wiener Zeitung - Autriche

L'arrivée au pouvoir de technocrates en Grèce et en Italie symbolise l'échec de la démocratie des partis, estime le journal public d'obédience libérale Wiener Zeitung : "Ce qui dérange, ce sont les parallèles structurels de l'échec d'un système : l'acceptation d'un discrédit complet de la légitimation démocratique de sorte qu'au final, une large majorité pense que le seul moyen d'être sauvé est d'abandonner temporairement la démocratie des partis. En d'autres termes, nous assistons au triomphe ultime de l''expertocratie' sur la politique. … Derrière cet état de fait se dissimule un dégoût largement répandu des procédures jugées pénibles et paralysantes de l'équilibrage parlementaire d'intérêts antagonistes. Pour les experts, cette nécessité soi-disant objective est le seul fil rouge. … Le devoir des partis serait de mettre en place dans le discours public et par le biais d'élections un consensus sur la voie qu'il convient d'emprunter. Les Grecs et les Italiens ont échoué en beauté. Les experts sont désormais aux commandes. … Un progrès au beau milieu d'une crise existentielle, certes, mais une déclaration de faillite pour la démocratie des partis." (11.11.2011)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 11. novembre 2011

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