À la une de mercredi, 30. novembre 2011
L'Eurogroupe augmente les capacités du FESF

La ministre espagnole des Finances, Salgado, en discussion avec son homologue allemand, Schäuble. (©AP)
Les ministres des Finances des pays de la zone euro se sont mis d'accord dans la nuit de mardi à mercredi pour établir l'effet levier du FESF, qui permettra d'accroître les capacités de celui-ci. L'Allemagne continue cependant de rejeter les euro-obligations et le rachat d'emprunts par la BCE. Une erreur catastrophique pour certains commentateurs, une position claire et salutaire pour d'autres.
Blog Démystifier la finance - France
L'Allemagne continue à rejeter une mutualisation des dettes de la zone euro. La ligne dure suivie par Angela Merkel à l'encontre des euro-obligations est bénéfique à l'Europe, estime le banquier Georges Ugeux dans son blog Démystifier la finance : "Elle est entrée en politique comme on entre en religion, pour servir son pays et ses compatriotes. Elle a des principes et des valeurs et, même si elle a pu et du compromettre ici ou là dans l'exercice du pouvoir, son action reste inspirée par ses convictions. Elle a pour les beaux esprits académiques et les conseillers une méfiance naturelle, et saine. Elle ne lâchera pas prise si elle est convaincue que l'intérêt européen et l'orthodoxie financière sont en danger. ... Je ne me prononcerai pas sur la méthode allemande qui, bien souvent, a énervé ses partenaires européens plus souvent que nécessaire. Mais l'Europe a besoin d'un compas, d'une direction claire et de s'y tenir. Je ne sais pas où nous serions si la Chancelière allemande n'avait pas rejeté les suggestions aventurières de certains de ses partenaires européens. Merci, Madame…et surtout, gardez le cap !" (30.11.2011)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Budget, » Politique, » Allemagne, » Europe
Tous les textes disponibles de » Georges Ugeux
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette
Delo - Slovénie
Lors de la rencontre des ministres des Finances des pays de la zone euro à Bruxelles, l'Allemagne a de nouveau affiché son opposition aux eurobonds et aux projets prévoyant de plus amplement impliquer la Banque centrale européenne dans le sauvetage de l'euro. Berlin refuse de voir la réalité en face, juge le quotidien Delo : "Le problème de la logique allemande, c'est que les tentatives faites jusqu'ici pour résoudre le problème n'ont rien donné et que le feu a pu continuer de s'étendre. Les pays endettés ne deviendront pas compétitifs et n'élimineront pas leurs dettes uniquement par des mesures d'austérité. Les contrôles plus stricts des budgets et les sanctions ne fonctionnent qu'à long terme, ils n'ont aucun effet sur la grave crise actuelle. … Seule la Banque centrale européenne peut proposer des mesures qui puissent aider à court terme. … La peur de l'Allemagne face à l'inflation et la perte d'indépendance de la Banque centrale européenne est-elle plus justifiée que la peur de l'effondrement du système, avec toutes les conséquences imprévisibles que cela implique ?" (30.11.2011)
» article intégral (lien externe, slovène)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Politique Economique, » Allemagne, » Europe
Tous les textes disponibles de » Peter Žerjavič
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette
La Stampa - Italie
L'effet de levier du fonds de secours n'est qu'un cache-misère, car le sauvetage de l'euro et de l'Europe dépend de la disposition d'Angela Merkel à faire de la Banque centrale européenne un prêteur de dernier recours, estime le quotidien libéral La Stampa : "Nous n'en saurons plus que dans neuf jours, quand se réunira à Bruxelles le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. On craint qu'Angela Merkel ne cherche à cette occasion également à poursuivre une stratégie conforme aux intérêts nationaux allemands et à ses calculs électoraux personnels. Dans une salle des machines de la zone euro à l'arrêt, on a jusque-là seulement senti le grondement des vetos de la chancelière, dont la main de fer dépasse de plus en plus du gant de velours. … A ce point, on aura peut-être compris à quel sorte d'animal politique imprévisible, insaisissable et obstiné auront affaire le 9 décembre les chefs d'Etat désireux de sauver l'euro et l'Union européenne." (30.11.2011)
» informations complémentaires (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Budget, » Allemagne, » Europe
Tous les textes disponibles de » Enzo Bettiza
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette
» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 30. novembre 2011