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Culture

CULTURE

Slate - France | 29.05.2012

Cannes récompense toujours les mêmes

Le réalisateur Michael Haneke s'est vu décerner dimanche soir sa deuxième Palme d'or lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes. Le jury récompense toujours les mêmes cinéastes au gré des années, déplore le magazine en ligne Slate : "Le 65e Festival de Cannes s'est terminé avec un palmarès déprimant. On a dit ici qu'Amour, le film de Michael Haneke, ne manque pas de qualités, cela ne change rien à l'impression de parti pris académique qui émane d'une liste de récompenses caractérisée également par son incohérence. De même le brave Ken Loach avec son gentil La Part des Anges n'a-t-il rien à faire là. ... Carlos Reygadas mérite, lui, un prix de la mise en scène (pour Post Tenebras Lux) mais celui-ci est inaudible dans un tel contexte, quand tous les autres films récompensées, à l'exception d'Au-delà des collines de Cristian Mungiu, patauge dans les conventions d'un cinéma blanchi sous le harnais. C'est un triste signal qui est envoyé par ce palmarès, celui d'un conformisme vieillot qui tend à accréditer davantage une idée déjà répandue, et en partie injuste, selon laquelle le premier Festival du monde serait aussi le lieu de re-consécration en boucle des mêmes vieilles gloires." (29.05.2012)

Evenimentul Zilei - Roumanie | 25.05.2012

Succès roumain à la Foire du livre de Turin

Lors de la Foire internationale du livre de Turin en Italie mi-mai, la Roumanie faisait partie des participants et s'est extrêmement bien positionnée, estime l'écrivain roumain Mircea Cărtărescu dans le quotidien Evenimentul Zilei : "Par l'intermédiaire de l'Institut culturel roumain, l'ICR, plus de 300 livres d'écrivains contemporains ont été traduits dernièrement dans toutes les langues, soit en moyenne un livre par semaine. Il y a six ans, les traductions d'auteurs roumains se comptaient encore sur les doigts de la main. Il faut rappeler ce genre de choses. … Notre stand était cette fois tellement imposant, tellement voyant, il dominait le salon. Quelle différence : nous avions tellement honte toutes ces années quand notre stand se trouvait dans le coin le plus reculé. … La Roumanie a laissé à Turin l'impression qu'elle sait quel rôle joue la culture dans son image, et a amené avec elle ce qui se fait de mieux. Dans un pays où les migrants roumains affluent et où les sentiments vis-à-vis de ces derniers sont mitigés, il était très important que nous montrions un autre visage." (25.05.2012)

Turun Sanomat - Finlande | 18.05.2012

Mettre à profit l'expérience de Turku 2011

Etre capitale européenne de la culture 2011 s'est avéré profitable financièrement pour la ville finlandaise de Turku, selon une récente étude de l'université de la même ville. Il convient désormais de mettre à profit pour l'avenir les expériences engrangées l'année dernière, écrit le quotidien libéral Turun Sanomat : "Turku doit cesser de se repaître de sa réussite et doit se retrousser les manches. L'année de capitale européenne de la culture offre une bonne base pour l'économie de la création. Le climat positif pour la culture, l'activité des citoyens, les expériences et les réseaux établis doivent être mis à profit. … L'économie de la création pourrait être un nouveau support pour Turku. Surtout aujourd'hui, où le développement des secteurs à succès classiques que sont la biotechnologie et l'informatique laissent à désirer." (18.05.2012)

taz - Allemagne | 04.05.2012

"Le cri" montre le délire du marché

Une version du tableau Le cri du peintre norvégien Edvard Munch s'est vendue mercredi lors d'une vente aux enchères à New York à presque 120 millions de dollars (environ 90 millions d'euros). Mais cette somme mirobolante ne témoigne pas l'estime accordée à l'art, fait remarquer le quotidien de gauche taz : "Non, l'attention est portée à l'argent. Des prix élevés dans l'art ont un fort potentiel d'exaltation, car la valeur de l'art a toujours été et sera toujours d'ordre affirmatif. Le fait que l'acheteur reste anonyme augmente les moments de suspicion. ... L'aspect incommensurable de la valeur de l'art a un côté inquiétant que le marché tente de contrer par des indices de prix et des chartes. ... Mais c'est justement aussi à ce ratio présumé du marché que ces prix records font un pied de nez. Ils sont le signe de quelque chose d'irrationnel et de délirant, d'un des fantômes du capital. Ce qui fait que le marché de l'art devient une scène de substitution car le spectacle de la vente aux enchères d'un tableau est beaucoup plus parlant que d'autres transactions du marché financier qui reposent de la même manière sur des valeurs fictives." (04.05.2012)

Iltalehti - Finlande | 03.05.2012

Helsinki vote contre le musée Guggenheim

La ville d'Helsinki ne construira pas de musée Guggenheim. C'est ce qu'a décidé le conseil municipal mercredi à une courte majorité. Le journal à sensation libéral Iltalehti espère que cela ne signifie pas la fin de toute promotion de la culture : "Est-ce que l'on est en train de jeter le bébé, c'est-à-dire la promotion de l'art, avec l'eau du bain ? Espérons qu'en même temps que le projet Guggenheim ne disparaîtra pas la volonté de s'occuper des fonds municipaux prévus pour la culture. Les belles promesses de financement de ceux qui ont fait avancer le projet, à savoir les conservateurs, le Parti populaire suédois et les mécènes privés, ne dépendaient-elles que de la marque américaine ? Il serait triste que les fractions aient instrumentalisé Guggenheim pour des jeux de pouvoir et des vengeances. Après cette dispute, il se peut que d'autres idées de développement des musées dans la région de la capitale ne suscitent pas immédiatement l'enthousiasme." (03.05.2012)


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