Le réalisateur Michael Haneke s'est vu décerner dimanche soir sa deuxième Palme d'or lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes. Le jury récompense toujours les mêmes cinéastes au gré des années, déplore le magazine en ligne Slate : "Le 65e Festival de Cannes s'est terminé avec un palmarès déprimant. On a dit ici qu'Amour, le film de Michael Haneke, ne manque pas de qualités, cela ne change rien à l'impression de parti pris académique qui émane d'une liste de récompenses caractérisée également par son incohérence. De même le brave Ken Loach avec son gentil La Part des Anges n'a-t-il rien à faire là. ... Carlos Reygadas mérite, lui, un prix de la mise en scène (pour Post Tenebras Lux) mais celui-ci est inaudible dans un tel contexte, quand tous les autres films récompensées, à l'exception d'Au-delà des collines de Cristian Mungiu, patauge dans les conventions d'un cinéma blanchi sous le harnais. C'est un triste signal qui est envoyé par ce palmarès, celui d'un conformisme vieillot qui tend à accréditer davantage une idée déjà répandue, et en partie injuste, selon laquelle le premier Festival du monde serait aussi le lieu de re-consécration en boucle des mêmes vieilles gloires." (29.05.2012)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Cinéma, » France, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Jean-Michel Frodon