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Couleurs Locales

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Reflex - République tchèque | 15.05.2013

Un bon président tchèque doit boire

A l'occasion de la présentation officielle des bijoux de la couronne à Prague, le président tchèque Miloš Zeman est apparu visiblement éméché. Son cabinet a indiqué qu'il "se remettait d'un rhume". Cela a déclenché une vague d'indignation, notamment sur les réseaux sociaux. Sur son site Internet, l'hebdomadaire libéral Reflex commente : "Le président d'un Etat démocratique ne doit pas être un saint. Il doit plutôt être un citoyen normal de son pays. … Les Tchèques arrivent à la deuxième place en Europe en termes de consommation d'alcool. Si le président veut vraiment représenter son pays, il doit donc aussi boire et fumer. Car au final, le Tchèque moyen souffre d'un 'rhume' au moins deux fois par semaine. Il faut donc saluer le président plutôt que l'attaquer hystériquement. Pour qu'il atteigne la perfection tchèque, il ne lui manque plus que d'aller passer ses prochaines vacances à l'étranger, pour y insulter quelqu'un et voler des bricoles." (15.05.2013)

Voxpublica - Roumanie | 14.05.2013

La Roumanie et ses 'prêtres paysans'

En Roumanie, l'Eglise orthodoxe et le ministère de l'Agriculture ont signé lundi un accord prévoyant que les prêtres de village, à la fin de la messe, informent les paroissiens des programmes de subventions destinés aux agriculteurs. De meilleures récoltes grâce à l'Eglise ? Le site de blogs Voxpublica ne peut que critiquer cette idée : "Les prêtres de village sont appelés à prêcher l'utilisation de tracteurs modernes et les exploitations familiales. D'après l'accord, les ecclésiastiques doivent apporter des informations sur les fonds européens ou les subventions publiques - à la fin de l'office, pour ne pas lancer de nouveaux débats. … Mais le ministre de l'Agriculture pourrait se faciliter davantage les choses. Il pourrait conclure un accord avec les pompiers, lesquels, d'après de récents sondages, constituent le corps de métier le plus apprécié (86 pour cent). … Les pompiers irrigueront les champs, l'armée aidera à la récolte, les popes loueront dans les tavernes les avantages de l'agriculture moderne, et alors la Roumanie sera sauvée." (14.05.2013)

Capital - Roumanie | 08.05.2013

La Roumanie a besoin d'autoroutes, pas d'arbres

Le Premier ministre roumain Victor Ponta a fait planter des arbres dans un parc de Bucarest la semaine passée, à l'occasion de la journée du travail. Il serait toutefois plus important de construire des autoroutes, écrit l'entrepreneur Marian Dusan dans l'hebdomadaire économique conservateur Capital. Il rappelle que la Roumanie est la lanterne rouge européenne dans ce domaine, avec seulement 2,4 cm d'autoroute par habitant d'après Eurostat : "L'Espagne à 13 fois plus de kilomètres d'autoroutes. La Roumanie n'a que 530 km d'autoroutes à son actif, dont plus de la moitié est pleine de nids de poule. Ceci représente une perte d'investissements, d'emplois et d'argent pour relancer l'économie. Il y a quelques années, les grandes entreprises nous ont clairement fait comprendre qu'elles n'investiraient pas tant que nous n'améliorerons pas nos infrastructures. La chose est donc simple : pour créer des emplois, la construction d'autoroutes devrait être la priorité numéro un du gouvernement Ponta. ... A l'avenir, je veux que les journaux me parlent d'autoroutes, pas d'arbres." (08.05.2013)

Gândul - Roumanie | 03.05.2013

Ne touchez pas aux saucisses des Roumains !

Les Roumains tremblent pour leurs "mititei", de petites saucisses grillées. Celles-ci étant habituellement confectionnées à partir de levure chimique, une directive européenne va en interdire la commercialisation à partir du 1er juin. Le gouvernement roumain veut maintenant faire reconnaître les mititei comme une spécialité traditionnelle afin d'obtenir une dérogation. Le journal de centre-gauche Gândul se livre à un commentaire ironique : "Une interdiction pourrait avoir des conséquences encore plus dévastatrices que la crise pour le peuple roumain. Privé de son plat favori, il sombrera dans la dépression et nourrira, par pure frustration, des sentiments négatifs vis-à-vis de l'UE. Le moral dans les chaussettes, avec la perspective de week-ends ennuyeux et de porte-monnaie désespérément vides, il travaillera moins bien et jurera davantage. … Nous priver des mititei tout en préservant les hamburgers américains … équivaudrait à une discrimination. Nous avons besoin de nos petites saucisses de viande hachée, car c'est notre petite victoire dans le combat contre la mondialisation et le colonialisme alimentaire." (03.05.2013)

Tages-Anzeiger - Suisse | 30.04.2013

Le 1er mai réveille les rouges viennois

Les sociaux-démocrates viennois célèbrent la Fête du Travail, le 1er mai, en défilant devant l'hôtel de Ville. Cette cérémonie quelque peu vieillotte apaise le temps d'une journée l'univers des socialistes, ironise le quotidien libéral Tages-Anzeiger : "Chacun est à sa place, comme il se doit, seuls les aînés sont de moins en moins nombreux sur la tribune d'honneur. Tous chantent en chœur, à gorge déployée, l'Internationale et les Travailleurs de Vienne : le maire rouge qui brade les meilleures endroits de la ville aux grandes banques et aux investisseurs ; le chancelier fédéral rouge qui copine avec les journaux à sensation xénophobes, l'ancien chancelier rouge qui se fait payer par les requins de l'immobilier et les dictateurs d'Asie centrale. Ils sont là les socialistes qui appellent les camarades 'à la lutte finale'. Le Premier mai, les derniers communistes, les alternatifs et les organisations kurdes emboîtent le pas au SPÖ et défilent dans la Ringstrasse. Les balayeuses passent derrière et débarrassent les restes de la révolution dans les caniveaux." (30.04.2013)


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