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Médias

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Gazeta Wyborcza - Pologne | 06.02.2012

L'ACTA dévoile les faiblesses de Tusk

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a suspendu vendredi la signature de l'accord anti-piratage ACTA et invité les opposants à ce traité à participer ce lundi à une discussion. Le quotidien libéral Gazeta Wyborcza voit dans cette offre l'expression d'un manque de leadership : "Le Premier ministre met ainsi son autorité en jeu. Car cela signifie soit qu'il a pris une décision prématurée en approuvant l'ACTA, soit qu'il a changé d'avis sous la pression de la rue. C'est un mauvais signe pour un gouvernement qui veut mener des réformes - notamment relever l'âge de départ à la retraite pour tous. C'est une réforme difficile mais nécessaire d'un point de vue économique et démographique. L'opposition et une partie de l'opinion publique s'y opposent. Le [parti national-conservateur] PiS et le [syndicat] Solidarność demandent même la tenue d'un référendum sur cette question. Le résultat d'une telle consultation serait assurément négatif pour le gouvernement." (06.02.2012)

Diena - Lettonie | 04.02.2012

L'ACTA ne correspond pas à la réalité

La commission chargée des affaires étrangères au Parlement letton a discuté mercredi avec des experts du traité international anti-piratage, l'ACTA, destiné à lutter contre le piratage informatique et la violation des droits d'auteur. Le quotidien libéral Diena juge ce cadre légal trop rigide et inadapté à la réalité quotidienne : "On aimerait croire ceux qui prétendent que l'émoi suscité par l'ACTA est exagéré et que cela ne changera rien à la vie des citoyens. Il est malgré tout possible que ces individus oublient que nous violons tous quotidiennement les droits d'auteur sans même le remarquer. On ne parle pas ici du téléchargement illégal de films mais par exemple du transfert de courriels sans l'assentiment de l'auteur. Il ne faut donc pas travailler à l'élaboration d'un nouveau mécanisme répressif, plutôt à une révision fondamentale du concept du droit d'auteur qui corresponde à la réalité de la vie de tous les jours." (04.02.2012)

Ziare.com - Roumanie | 30.01.2012

La télévision exagère les manifestations

Les chaînes de télévision favorables à l'opposition ont monté en épingle les manifestations antigouvernementales en Roumanie, juge le site d'information Ziare.com : "Pour pouvoir présenter une poignée de personnes comme une masse conséquente, il a fallu trouver les angles les plus improbables pour filmer. … Ont titrait sur l'écran 'des milliers de personnes dans la rue' et on avait l'impression qu'ils étaient des dizaines voire des centaines de milliers. En réalité, il n'y a eu que 5.000 personnes dans tout le pays. Il y a vraisemblablement deux raisons à cette propagande médiatique. D'un côté les intérêts politiques des barons des médias, de l'autre les audiences fantastiques que génèrent les images de protestation. Les individus ont vu à la télévision un spectacle de rue intéressant auquel ils n'ont toutefois pas voulu participer. 99 pour cent des Roumains sont restés chez eux. Pas pour marquer leur satisfaction voire leur soutien vis-à-vis du gouvernement, mais parce qu'ils ont surtout senti l'évidente manipulation des médias." (30.01.2012)

The Economist - Royaume-Uni | 26.01.2012

Google prend la main sur les utilisateurs

L'entreprise américaine Google entend exploiter dès le mois de mars toutes les informations laissées par les utilisateurs sur le site lorsqu'ils s'intéressent à différentes offres du groupe. La protection des données doit en outre être harmonisée dans l'entreprise. Mais avec ces changements, Google prive les utilisateurs du contrôle de leurs données, critique le magazine économique The Economist : "Il y a des raisons tacites expliquant l'intérêt de Google à faire ces modifications. L'entreprise veut à l'avenir mettre en ligne des annonces publicitaires plus ciblées pour les utilisateurs en collectant leurs multiples données. De plus, Google entend se positionner comme un portail complet pour pouvoir concurrencer plus efficacement Facebook. … Tout cela explique pourquoi Google ne propose pas à ses utilisateurs de participer aux changements prévus. Pour les critiques, Google se détourne de son attitude traditionnelle consistant à donner à ses clients le contrôle de leur données, en les autorisant par exemple à supprimer leurs données s'ils le souhaitent." (26.01.2012)

Corriere del Ticino - Suisse | 24.01.2012

Impossible de mettre un terme au piratage

Le fondateur de la plateforme de partage en ligne Megaupload fermée, Kim Schmitz, a réfuté les accusations de piratage et de blanchiment d'argent lundi devant un tribunal d'Auckland. Schmitz, également surnommé M. Dotcom, en a pourtant bien profité, comme beaucoup d'autres, souligne le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Beaucoup voient en M. Dotcom le Robin des Bois d'Internet. Mais il faut souligner que tous les sites web qui mettent en ligne des produits protégés par des droits d'auteur ne le font pas dans une optique altruiste. On parle ici de 175 millions de dollars qu'aurait encaissés Schmitz grâce à la distribution de films, de chansons et de logiciels. Cela n'a rien à voir avec Robin des Bois. … Mais la fermeture de Megaupload ne résoud pas pour autant le problème du piratage. On voit déjà apparaître de nouveaux sites web proposant les mêmes prestations, probablement depuis un fournisseur inaccessible, en Russie par exemple. Dans ce domaine, Internet reste une jungle." (24.01.2012)

Les Echos - France | 23.01.2012

Continuer à condamner la piraterie informatique

Kim Schmitz, le fondateur allemand du site de téléchargement Megaupload, a été arrêté vendredi dernier en Nouvelle-Zélande pour des accusations de piraterie informatique, et son site Internet a été fermé. Les arguments de ceux qui critiquent l'intervention contre les pirates sont erronés, estime le journal économique libéral Les Echos : "On voudrait nous faire croire que la répression est inutile. Que les cyberpirates trouveront toujours des moyens de contourner la police des autoroutes numériques. Peut-être. Mais est-ce parce qu'on n'arrête pas tous les chauffards qu'il faut interdire les radars et s'interdire toute forme de dissuasion ? On nous affirme que l'accès à la culture est un droit, que les profits d'Hollywood ou des majors du disque sont indécents. Cela est doublement faux. La culture doit être ouverte à tous, pas offerte. Et ceux qui créent ont le droit de vivre de leur création en fixant leurs prix." (23.01.2012)

The Guardian - Royaume-Uni | 19.01.2012

Saluer les victimes des écoutes

Dans le cadre du scandale des écoutes téléphoniques qui ont causé l'arrêt du journal à sensation britannique News of the World, le groupe d'édition de Rupert Murdoch, News Group Newspapers, a concédé au dédommagement de 36 victimes. Le quotidien de centre-gauche The Guardian félicite les personnalités qui ont combattu pour être dédommagées : "Une industrie entière du mensonge s'est effondrée grâce aux personnes qui doivent être dédommagées - et grâce à celles avant elles qui se sont engagées, notamment [l'actrice] Sienna Miller. … Quant aux personnes ordinaires dont les téléphones ont été piratés, on pourrait penser qu'ils n'auraient rien à perdre à porter plainte contre News International, mais si l'on réfléchit bien, on se rappelle qu'il s'agit d'une entreprise qui a employé des enquêteurs privés à grande échelle. Seriez-vous content de voir le moindre aspect de votre vie privée secrètement examiné et, si la moindre irrégularité était décelée - impliquant par exemple un proche fragile - seriez-vous prêt à la voir exposée dans la presse ?" (19.01.2012)

Svenska Dagbladet - Suède | 18.01.2012

Wikipédia défend la liberté d'expression

La version anglophone de l'encyclopédie participative en ligne Wikipédia n'est pas en ligne ce mercredi. Les fondateurs de l'encyclopédie entendent ainsi protester contre un projet de loi américain visant à bloquer l'accès à certains sites pour protéger les droits d'auteur. Le quotidien conservateur Svenska Dagbladet soutient l'action de Wikipédia : "D'après cette loi, il doit être possible d'empêcher des sites Internet étrangers de violer la propriété américaine, principalement la propriété intellectuelle. La loi est donc restée très générale et son domaine d'application peut être fortement élargi. Pour être sûr de rester dans la légalité, il faudra vérifier à l'avance les contenus, c'est-à-dire d'exercer la censure plutôt que de supprimer après coup comme c'était le cas jusqu'à maintenant - ce qui s'avère inconciliable avec le droit en vigueur. Pour les sites Internet dont le contenu est rédigé par les utilisateurs tels que Wikipédia ou Facebook, cela peut avoir des conséquences désastreuses. … Il existe le risque que le projet de loi limite la liberté d'expression si les entreprises n'osent même plus autoriser les utilisateurs à relier des sites entre eux. Les droits d'auteur sont une question importante, mais c'est une solution erroné." (18.01.2012)


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