L'Espagne fait bien de se soumettre à l'austérité dictée par l'Allemagne, juge le quotidien conservateur ABC : "L'Europe a interdit Keynes par décret et les opposants à l'austérité font la tête. Comme Margaret Thatcher il y a 30 ans, Angela Merkel s'est imposée avec son austérité fondamentaliste, contre le gène dépensier de la social-démocratie qui cherche sans cesse une excuse pour dépenser plus : en période de prospérité parce qu'il y a de l'argent en masse, en période de récession parce qu'il faut encourager la croissance. Mais la chancelière allemande est une femme prudente, élevée dans la peur de l'inflation couvée pendant la République de Weimar, le stade préliminaire du nazisme. Et le credo de son leadership est implacable : commencer par équilibrer le budget, voir ce qui se passera ensuite. … L'Espagne fait bien de s'adapter à cette politique, et elle n'a pas d'autre choix. Réforme ou faillite, il n'y a pas d'autre possibilité. … C'est elle seule, et donc l'Allemagne, qui continue de faire tourner le moteur de l'Europe et est en position de décider. … C'est celui qui paye qui fixe les règles. Il y a peut-être un plan B, mais on n'y touchera pas tant que le plan A n'est pas exécuté." (01.02.2012)
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