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Économie

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ÉCONOMIE

NRC Handelsblad - Pays-Bas | 10.02.2012

Augmenter la rentabilité des hôpitaux

D'après un projet de loi présenté jeudi, le gouvernement néerlandais entend autoriser les hôpitaux à dégager des profits et verser des dividendes. Cela permettra de diminuer les coûts du système de santé, écrit le quotidien libéral NRC Handelsblad  : "Les hôpitaux auront ainsi plus de ressources pour investir dans des innovations et proposer des traitements plus efficaces. … Mais même si ce marché est strictement régulé, cette proposition risque d'avoir des conséquences imprévues. A l'instar de l'éducation, la santé est un domaine dans lequel les gains possibles de productivité sont limités. Il existera toujours des traitements que l'on ne pourra prévoir à la minute précise. Et sur le plan social, on n'acceptera jamais d'interrompre des traitements non rentables. Il est évident qu'au final les citoyens devront payer la facture sous forme d'augmentation des assurances. Il n'y a toutefois pas de moyen plus prometteur actuellement pour réduire les coûts." (10.02.2012)

Il Sole 24 Ore - Italie | 10.02.2012

La BCE trop passive

Le directeur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a confirmé jeudi que la BCE maintiendrait son taux directeur au niveau de un pour cent et ne participerait pas à la décote de la Grèce. La BCE est bien trop passive, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : "Ce qui attend la BCE est clair. A la fin du mois aura lieu la deuxième injection de liquidités à long terme censée donner de nouvelles impulsions au système bancaire. La BCE semble pourtant être un peu trop passive. Elle ne fait rien de concret, elle s'adapte seulement aux circonstances. Elle donne de l'argent mais seulement dans la quantité demandée par les banques. La BCE est en outre contrainte de rester neutre vis-à-vis des différents pays. Elle laisse le marché décider de l'échange d'emprunts publics contre des liquidités. Mais la BCE donne ainsi l'impression de ne pas honorer sa tâche principale, à savoir gérer les attentes inflationnistes, la base de la politique monétaire. … Draghi a plusieurs fois attiré l'attention sur la grande incertitude de la situation. On ignore seulement ce que la BCE est prête à faire. Non seulement la BCE ne prend aucune initiative, mais elle semble ne pas vouloir non plus se tourner vers l'avenir." (10.02.2012)

Verslo žinios - Lituanie | 09.02.2012

La Lituanie doit profiter des relocalisations

La hausse des salaires en Chine et l'augmentation du cours du yuan poussent de nombreuses entreprises européennes à revenir en Europe. La Lituanie doit saisir cette chance, estime le journal économique Verslo žinios : "Le retrait des entreprises européennes de Chine ouvre de nouvelles perspectives de coopération pour l'économie de la Lituanie et d'autres pays de la région. Il faut désormais s'activer et ne pas gâcher cette chance, car la concurrence relative aux commandes des entreprises qui se relocalisent pourrait s'avérer très dure. Le grand concurrent potentiel de la Lituanie dans ce domaine est la Pologne, qui veut conquérir le marché européen. … Les représentants des institutions chargées des investissements devraient présenter aux entreprises étrangères des arguments en faveur de leur installation en Lituanie. … Il ne faut pas laisser passer cette chance - les jalons que l'on pose maintenant pourraient considérablement renforcer les bases de notre économie d'ici quelques années." (09.02.2012)

Die Presse - Autriche | 09.02.2012

La force exportatrice exemplaire de l'Allemagne

Les entreprises allemandes n'ont jamais autant exporté qu'en 2011. Les pays en difficultés devraient davantage prendre exemple sur l'Allemagne quant à la viabilité de sa politique, estime le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Quand les Allemands débloquent des milliards pour se porter garants des dettes d'Etats balnéaires moribonds, on y brûle leurs drapeaux et les journaux locaux traitent ces 'présumés' rédempteurs d'agents disciplinaires. Quand ils tirent vers le haut la conjoncture européenne grâce à leurs exportations, on les taxe d'ogres individualistes. … Ce que l'on perçoit comme un problème devrait pourtant être présenté comme la véritable solution : l'Allemagne illustre bien en effet comment les pays à hauts salaires peuvent s'imposer sur les marchés mondiaux. Grâce par exemple à des syndicats raisonnables et des accords salariaux réalistes, qui maintiennent les emplois de centaines de milliers de personnes. Ce modèle est peut-être moins sympathique mais en tout cas nettement plus viable que celui que défendent ses détracteurs, à savoir 'créer' de la conjoncture à crédit en générant une croissance fictive." (09.02.2012)

Hospodářské noviny - République tchèque | 08.02.2012

La Tchéquie renonce à construire 18 réacteurs

La République tchèque renonce au projet de construire 18 nouveaux réacteurs nucléaires d'ici 2060 et se limitera à moderniser la centrale de Temelín. C'est ce qu'a déclaré mardi le nouveau ministre tchèque de l'Economie, Martin Kuba, lors de sa première conférence de presse. Il a ainsi pris ses distances des projets de son prédécesseur, Martin Kocourek, qui avait démissionné en raison de transactions financières douteuses. Le journal économique Hospodářské noviny approuve : "De quelle quantité d'énergie avons-nous réellement besoin ? Que veut dire au juste miser moins que prévu sur le nucléaire ? Comment évolueront les prix de l'énergie ? … Kocourek envisageait vraiment de construire 18 nouveaux réacteurs sans avoir pourtant sérieusement évoqué les coûts. Et ce à côté d'une Allemagne qui vient de se séparer du nucléaire et d'une Autriche qui réagit de façon épidermique à tout ce qui touche au nucléaire en République tchèque. Il est absurde que ce soit la gestion financière qui ait au final provoqué le départ de Kocourek." (08.02.2012)

Kauppalehti - Finlande | 08.02.2012

La Finlande doit favoriser les exportations

La balance commerciale finlandaise présente pour 2011 un déficit record de 3,6 milliards d'euros. Depuis plusieurs années déjà, les exportations chutent en raison de la perte d'importance de Nokia et de ses fournisseurs. Il est grand temps pour la Finlande de prendre des mesures d'incitation à l'exportation, écrit le journal économique Kauppalehti : "Quels secteurs pourraient être les prochaines locomotives de l'exportation ? Les experts répondent souvent : Cleantech. Celle-ci regroupe des secteurs en croissance dans le monde entier tels que l'énergie, les technologies de transport, l'eau, le recyclage et des processus industriels propres. Les secteurs qui montent sont l'industrie minière et les énergies renouvelables. Nous possédons ici un excellent savoir-faire en matière de machines et d'installations et celles-ci font l'objet d'une demande internationale. Le problème de la Finlande, c'est sa lente croissance dans la zone euro. … Des mesures à court et long terme sont nécessaires dans l'export. Il faut réagir plus vite aux mesures des pays concurrents, réajuster les garanties et le financement des exportations. Prochaines sur la liste : la recherche et développement, et la politique fiscale." (08.02.2012)

Svobodata - Bulgarie | 06.02.2012

Le monopole inamovible de Gazprom en Bulgarie

Fin janvier, le Parlement à Sofia a interdit à une large majorité l'extraction de gaz de schiste en Bulgarie. Les militants écologistes avaient certes protesté mais ce n'est pas là la véritable raison de cette interdiction, estime l'écrivain Edvin Sugarev sur le site d'opinion Svobodata : "Honnêtement, j'ai du mal à concevoir qu'une poignée de protestations bien organisées et certainement bien financées contre le gaz de schiste soient parvenues à concilier gouvernement et opposition. … Je crois que les députés sont uniquement tombés d'accord en raison de grands intérêts géopolitiques - ceux de la Russie en l'occurrence. J'irais même plus loin et dirais que les députés ont sécurisé le monopole de Gazprom dans notre pays, avec la perspective que la Bulgarie continue de payer à l'avenir l'un des prix du gaz les plus élevés en Europe."  (06.02.2012)

Eesti Päevaleht - Estonie | 07.02.2012

Le ministère redoute la réforme du travail

Le gouvernement de centre-droit en Estonie prévoit de réformer le marché du travail pour réduire le chômage. Le quotidien libéral Eesti Päevaleht salue ses idées mais redoute un ministère du Travail timoré : "L'idée fondamentale selon laquelle on soutient davantage les plus faibles plutôt que tous de la même manière concorde avec l'idéologie du Parti de la réforme [au pouvoir] et lui apporte de nouveaux électeurs. Tout comme l'idée consistant à augmenter les dépenses pour améliorer la réintégration sur le marché du travail après une longue maladie. Pourquoi cela n'est-il pas abordé directement ? Il s'agit probablement d'un problème de communication : un ministre qui conteste ses revenus à un individu perd la voix de ce dernier. C'est pourquoi un ministre ne peut pas faire ce genre de choses, contrairement à une commission d'experts. Mais quelle différence cela fait que ce soit telle ou telle personne qui décide d'une réforme judicieuse du système social ? N'ayez pas peur Monsieur le ministre ! Vous voulez faire ce qui est bien. Voyez comment le ministère de l'Education s'est débarrassé d'une bonne réforme des lycées pour la refiler aux communes, et comment rien n'a été fait au final." (07.02.2012)

Phileleftheros - Chypre | 06.02.2012

La crise contraint Chypre à se réformer

L'agence de notation américaine Fitch a dégradé jeudi dernier les trois principales banques commerciales chypriotes pour les placer en catégorie spéculative. Le pays est de plus en plus touché par la crise grecque, estime le quotidien libéral Phileleftheros, pour lequel l'Etat chypriote ferait bien d'assainir ses finances publiques  : "La crise a dévoilé publiquement l'existence d'un Etat dispendieux qui a servi aux partis pendant des années. Il a alloué de façon absurde primes et prestations de plusieurs millions ; il a embauché des fonctionnaires dans le secteur public en fonction de leur orientation politique, en achetant leurs voix. … C'était un système où le pouvoir des partis dominait et qui profitait seulement aux vendus. Seule la crise peut restaurer l'ordre. Mais pour combien de temps ? Se peut-il que nous connaissions la même chose une fois la tempête passée ?" (06.02.2012)

Magyar Nemzet - Hongrie | 04.02.2012

Les socialistes responsables de la faillite de Malèv

La compagnie aérienne hongroise Malév a suspendu vendredi son activité pour la première fois depuis 66 ans car elle n'est plus en mesure d'assurer ses paiements courants. Le quotidien conservateur Magyar Nemzet attribue la faillite de la compagnie aux précédents gouvernements de centre-gauche : "Malév est la première grande entreprise publique de transport qui, en pleine crise économique et financière et dans le respect par le gouvernement des règles de l'UE, n'a pas pu être maintenue en vie. La faillite de Malév est aussi un funeste présage pour les entreprises de transport public en difficulté de Budapest, la compagnie nationale de bus Volán et les chemins de fer hongrois. … Quelle est donc la cause de cette faillite ? C'est la pratique qui consistait pendant la période de transition à faire des grandes entreprises publiques un lieu de recyclage des anciens cadres du régime, un domaine de chasse réservé et une abondante source de financement pour les partis. … Sous les gouvernements socialistes et libéraux, les entreprises publiques ont pu être généreusement pillées aussi longtemps que l'Etat apportait les milliards nécessaires à leur fonctionnement." (04.02.2012)


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