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Économie

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ÉCONOMIE

Le Soir - Belgique | 29.05.2012

L'épargne belge facilite le financement de l'Etat

La Belgique a pu se financer lundi sur le marché obligataire à des taux très faibles, inférieurs à trois pour cent. Cela n'est pas seulement dû à la politique d'austérité, estime le quotidien Le Soir : "On s'en souvient, la Belgique aussi affichait un moment un taux à 10 ans de plus de 6 %. C'était en novembre. Mais si la pression est retombée rapidement, ce n'est pas uniquement parce que nous avons juré-craché de réduire notre déficit. C'est aussi parce qu'Yves Leterme a lancé alors son fameux appel à l'épargne. En quelques jours, l'Etat a récolté plus de 5 milliards. Le pays a alors montré ses muscles. Il a dit au marché : vous pouvez toujours venir. … Oui, nous avons une dette publique de près de 100 % du PIB, mais avec leurs 225 milliards sur les livrets d'épargne, les ménages belges peuvent sans problème subvenir aux besoins de l'Etat. Pour sauver la zone euro, aujourd'hui, la vertu seule ne suffit pas. Il faut la richesse. C'est pour cela que la croissance doit revenir, rapidement, à l'agenda européen." (29.05.2012)

Financial Times - Royaume-Uni | 29.05.2012

L'Irlande se prononce sur la camisole budgétaire

Avant le référendum irlandais sur le pacte budgétaire européen jeudi, le journal économique libéral Financial Times dresse un portrait sombre de l'avenir de l'union budgétaire européenne : "On le vend comme une union budgétaire mais c'est surtout une camisole budgétaire. Elle punit les pays faibles quand ils ont le plus besoin d'aide. Une véritable union budgétaire devrait fonctionner comme les Etats-Unis. … Avec ce pacte, l'UE envisage le contraire : restreindre les dépenses dans la périphérie quand nous avons le plus besoin d'aide. Cela réduit la croissance et augmente le chômage, l'instabilité politique et les flux de capitaux de la périphérie vers le centre de l'Europe. Tout cela a pour but de renforcer la crédibilité de la zone euro, mais en pratique, ce n'est pas le cas. Si le risque est la déflation, favoriser cette dernière donne l'impression que l'euro souhaite sa propre mort." (29.05.2012)

Cinco Días - Espagne | 29.05.2012

Bruxelles doit aider les banques espagnoles

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a tenté lundi dans un discours de dissiper les doutes quant à la stabilité du secteur bancaire national. Pourtant, les signes indiquant que le pays en difficulté nécessite l'aide de ses partenaires européens et de la BCE ne cessent de s'accumuler, estime le journal économique Cinco Días : "Dans les cercles gouvernementaux se répand lentement la crainte insidieuse que les mesures engagées arrivent trop tard. Si cette crainte s'immisce aussi chez les entrepreneurs et les citoyens, elle risque de menacer la confiance dont l'Espagne a tant besoin. Pour la reconquérir, Mariano Rajoy ferait bien de demander à l'Europe de soutenir sans équivoque l'euro et l'économie espagnole. L'Union européenne est tenue d'envoyer des signes clairs dans ce sens. Pour montrer aussi que l'Espagne peut compter sur l'appui indéfectible de ses partenaires et de la Banque centrale européenne pour surmonter la crise de la dette et conclure l'assainissement du secteur financier." (29.05.2012)

Diário de Notícias - Portugal | 25.05.2012

Le diktat allemand soumet les Etats en crise

L'Allemagne est parvenue mercredi à se financer sur le marché obligataire pour deux ans sans avoir à payer de taux d'intérêt. Le fait que les puissants de l'UE puissent continuer à emprunter dans de telles conditions montre combien l'Europe est malade, écrit le quotidien Diário de Notícias : "Cette situation est scandaleuse car la politique économique terroriste de l'Allemagne est la cause principale de la panique sur les marchés. Le taux effectif appliqué ne doit rien à l'économie allemande, mais au résultat de la politique inflexible avec laquelle Berlin, par le truchement de son diktat d'austérité, opprime le reste de la zone euro. Une situation dans laquelle le crime continue de payer pour l'Allemagne, du moins tant que la zone euro n'implose pas. Notre Premier ministre s'est prononcé contre les euro-obligations, et s'est ainsi placé du côté de l'Allemagne et contre l'avis d'autres pays en crise. Cette obséquiosité est amorale et remet en cause les intérêts nationaux. Il a été élu pour nous servir et non pour se comporter comme si le Portugal était la province la plus occidentale de la Prusse." (25.05.2012)

De Morgen - Belgique | 25.05.2012

Réduire intelligemment les hauts salaires

Les cadres supérieurs des entreprises publiques belges ne doivent pas gagner plus de 200.000 euros par an, d'après le projet que le ministre du Service public, Paul Magnette, présente ce vendredi. Mais comparé au salaire actuel du président de la société de télécommunications Belgacom, Didier Bellens, s'élevant à 2,6 millions d'euros, cela va trop loin, estime le quotidien de centre-gauche De Morgen : "Personne ne doute que les salaires des personnes haut placées - dans l'économie, la finance, le sport et le showbiz - ont atteint des sommets ces dernières années. Les banquiers gagnent des sommes énormes, en particulier par rapport à ce qu'ils apportent à la société, mais ils ne sont pas les seuls. … L'Etat a l'opportunité de devenir un précurseur dans cette course folle et de changer les choses. Car on peut tout à fait défendre la réduction du gouffre incommensurable entre le revenu annuel de Didier Bellens et celui de la majorité de ses collaborateurs. Mais le Premier ministre Di Rupo et son équipe doivent trouver un équilibre entre proposition de salaire 'compétitive' et ridicule pour les dirigeants." (25.05.2012)

Rzeczpospolita - Pologne | 25.05.2012

L'Allemagne aussi menacée par la crise

L'Ifo-Geschäftsklima-Index, indicateur très influent sur le climat des affaires en Allemagne, première économie européenne, a connu contre toute attente et pour la première fois depuis des mois une forte baisse de trois points. L'Europe et le monde sont loin d'être tirés d'affaire, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "La crise touche même les plus forts. Les données américaines montrent également depuis au moins deux mois que le marché du travail et l'industrie y sont en difficulté. Et ce en dépit de tous les moyens conventionnels utilisés par la Banque centrale et censés en principe favoriser la croissance. La Fed a bien injecté plusieurs milliards de dollars dans le marché, mais cela n'a pas suffi. Les politiques européens ont désormais des idées semblables et parlent de plus en plus souvent d'un 'pacte de croissance'. Personne ne sait toutefois ce qu'est censée signifier cette formule magique. Tout le monde part du principe que la BCE fera vraisemblablement marcher la planche à billets. … Cela n'a pas non plus aidé les économies nationales auparavant. Maintenir la Grèce dans la zone euro contre la volonté du peuple serait coûteux et naïf. Le véritable problème toutefois, c'est que personne ne connaît de bonne solution à la crise." (25.05.2012)

Protagon - Grèce | 24.05.2012

Le bank run s'intensifie en Grèce

En Grèce, la fuite des capitaux s'est fortement intensifiée après le scrutin du 6 mai. Plus de 700 millions d'euros auraient été retirés en l'espace de quelques jours. Le portail d'information Protagon craint que cet argent ne revienne jamais : "Ces sommes importantes ont été déposées en Suisse et dans les lieux exotiques où sont établies les entreprises off-shore. L'investissement dans l'immobilier britannique reste bien évidemment un refuge sûr. De la même manière, les dépôts en livres sterling ont gonflé de manière spectaculaire ces dernières semaines. … Si l'argent retiré n'est pas à l'étranger, il se trouve alors sous les matelas ou derrière les murs. Nous vivons chaque jour une situation économique encore inédite qui rappelle davantage une situation de guerre que la paix." (24.05.2012)

Kauppalehti - Finlande | 24.05.2012

Une taxe minière néfaste pour la Finlande

Le gouvernement finlandais envisage d'introduire une taxe minière, dont les recettes devraient entre autres contribuer à réparer les dommages causés à l'environnement par l'exploitation des mines. Le journal économique Kauppalehti craint des inconvénients trop lourds pour la branche : "Tout secteur doit être taxé sur la même base. Il ne faut pas freiner ou stopper à l'avance l'évolution de l'industrie minière en menaçant de mettre en place une taxe minière. Les mines qui fonctionnent bien apportent déjà des recettes fiscales directes et indirectes importantes. La taxation doit être conforme à la ligne suivie par l'UE et maintenir la compétitivité. … Le secteur minier s'est fixé comme objectif de développer la transformation des minéraux et d'exporter de nouveaux produits transformés et finis. En tant qu'exportateur de matières premières, la Finlande ne doit rester à la traîne dans aucun domaine. Les répercussions d'une taxe minière et de la directive européenne sur le soufre peuvent rapidement stopper l'exportation de produits transformés." (24.05.2012)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse | 23.05.2012

La débâcle de Facebook nuit à la finance

L'échec actuel de l'entrée en Bourse du réseau en ligne Facebook n'a pas seulement des répercussions sur la plateforme mais touche également la banque d'investissement Morgan Stanley et le marché d'actions Nasdaq. Ils ont clairement leur part de responsabilité dans la débâcle, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Apparemment, les analystes boursiers de Morgan Stanley avaient revu à la baisse les prévisions de chiffre d'affaires de Facebook suite à l'annonce faite par l'entreprise, peu de temps avant son introduction en Bourse, selon laquelle l'évolution des recettes publicitaires depuis les appareils mobiles était inférieure aux attentes. Le deuxième perdant est le Nasdaq. Les opérateurs de marché, les courtiers et les investisseurs sont verts de rage suite à la défaillance du marché boursier : la cotation a ainsi débuté avec une demi-heure de retard ; apparemment, le système informatique ne parvenait pas à fixer le premier cours car les opérateurs de transactions à haute fréquence auraient occupé la milliseconde nécessaire par leurs propres commandes." (23.05.2012)

Lidové noviny - République tchèque | 23.05.2012

Le spatial commercial dépend de l'Etat

Le premier vol spatial commercial de l'histoire a été effectué mardi depuis Cape Canaveral vers la Station spatiale internationale (ISS). Ce succès est à mettre sur le compte de l'Agence nationale américaine de l'espace (NASA), souligne le quotidien conservateur Lidové noviny : "Après un demi-siècle où les voyages spatiaux étaient l'apanage des gouvernements de l'Ouest et de l'Est, voilà aujourd'hui les premiers capitaux privés dans le secteur. Le sérieux New York Times évoque une 'victoire du capitalisme'. … On ne pourra cependant parler d'une grande avancée que lorsque les entreprises privées parviendront à mettre en place avec succès des programmes spatiaux complets à des coûts si possible inférieurs à ceux des gouvernements. D'ici-là, il ne faut pas extrapoler une quelconque 'victoire du capitalisme'. Le développement et le lancement de la fusée Falcon, équipée de la capsule Dragon, ont en effet surtout été possibles parce qu'ils ont été financés par l'agence gouvernementale NASA. La question est de savoir si la victoire des capitaux privés dans l'espace pourra aussi être atteinte sans aides publiques." (23.05.2012)


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