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Magazine / Politique / Populisme / Article | 22.10.2007
Le populisme— un obstacle à la socialisation politique?
de Florian Hartleb
Les jeunes se sentent souvent incompris par les hommes politiques. Partis et gouvernements ne leur semblent pas crédibles. Ce « dégoût de la politique » a-t-il pour conséquence que notamment les jeunes gens se sentent attirés par des hommes politiques populistes ? Et quels sont les arguments des populistes ?
Aux yeux de nombreux jeunes Allemands, les politiciens n'interviennent pas pour défendre les intérêts immédiats de leurs électeurs. Ils sont plutôt perçus comme les fonctionnaires d'un appareil du parti, d'un appareil gouvernemental coupé du réel. Leur fonctionnalité même, a, d'après eux, perdu sa crédibilité.

Photo: AP
Partis et politiciens semblent être de moins en moins en mesure d'offrir aux jeunes générations des visions d'avenir qui les aideraient à surmonter des difficultés d'orientation et des crises existentielles[1]. Cela explique pourquoi les études portant sur la socialisation politique sont en vogue. Elles mettent en évidence les trois phénomènes suivants : l'affaiblissement de la volonté de participer à la vie politique (« lassitude politique »),[2] l'extrémisme de droite et la xénophobie[3] ainsi que la subsistance de différences entre les vieux et nouveaux länder[4]. Néanmoins la question de savoir dans quelle mesure le populisme influence la socialisation politique n'avait, jusqu'à présent, pas encore été prise en considération dans la recherche.
Bien qu'à première vue la différence entre populisme et extrémisme puisse sembler minime, la notion de populisme ne remplace pas celle d'extrémisme. Si recoupements entre celles-ci il peut y avoir, ils ne sont absolument pas évidents.[5] La dimension populiste n'est, en soi, ni démocratique ni anti-démocratique, elle représente plutôt un aspect de la variété et de la diversification des cultures et des structures politiques. Et, même si cela est souvent contesté et mis en doute, le populisme n'est pas incompatible avec la démocratie. Représente-t-il alors un obstacle ou bien est-il une composante majeure, voire indispensable de la socialisation politique ? Cette question survient dans un contexte dans lequel la présence manifeste de nombreux éléments populistes au sein de la politique actuelle s'intensifie, pour ainsi dire, à travers l'apparition, en Europe de l'Ouest, de nouveaux partis véritablement populistes.
[1]
[2] cf. entre autres KAI ARZHEIMER, Politikverdrossenheit. Bedeutung, Verwendung und empirische Relevanz eines politikwissenschaftlichen Begriffs, Opladen 2002.
[3] cf. WILHELM HEITMEYER, Rechtsextremistische Orientierungen bei Jugendlichen. Empirische Untersuchungsergebnisse und Erklärungsmuster einer Untersuchung zur politischen Sozialisation, Weinheim-München 1995.
[4] cf. DIETMAR STURZBECHER, ed., Jugend in Ostdeutschland: Lebenssituationen und Deliquenz, Opladen 2001.
[5] cf. FRANK DECKER, Der neue Rechtspopulismus, Opladen 2004.
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Dr. phil., né en 1979, politologue, chargé de cours à la Technische Universität Chemnitz, Reichenhainer Str. 41, 09111 Chemnitz.
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Traduction
Tiny Domingos
Langue originale Allemand
Publié le 10.10.2005
Source originale Aus Politik und Zeitgeschichte (41/2005)
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