Le Premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, prévoit d'accorder le droit de vote également aux immigrés issus de pays non membres de l'UE lors des élections locales. Même en France, le sujet est d'actualité. Dans Le Figaro, le philosophe Robert Redeker se prononce contre cette initiative : "Est-il cohérent d'accorder, comme le veut le Parti socialiste [français], comme le gouvernement de Zapatero s'apprête à le faire en Espagne, le droit de vote aux [immigrés] aux élections locales et de le refuser aux élections nationales ? … La différence entre le citoyen, membre du corps politique, et le simple habitant, payant ses impôts, passe par un élément qui n'est pas simplement matériel, qui s'inscrit dans un ordre du symbolique, la nationalité. Étant de type symbolique, la nationalité tresse un lien beaucoup plus fort que celui résultant des simples conditions matérielles d'existence. … Aucun argument fort ne milite en faveur du droit de vote aux étrangers. … Son adoption [législative] briserait l'indivisibilité de la république … rendrait la nationalité inutile." (12.08.2008)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Immigration, » Intégration, » France, » Espagne
Tous les textes disponibles de » Robert Redeker