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Revue de Presse | 13.08.2008

 

À LA UNE

Quel avenir pour le Caucase ?

Quel avenir pour le Caucase ?

 

La guerre au Caucase est terminée : Moscou a décrété la fin de tous les combats et le président géorgien, Michail Saakaschvili, a approuvé un plan de paix de l'UE après des négociations avec le président du Conseil de l'Union européen, Nicolas Sarkozy. Comment l'Europe doit-elle désormais procéder ?

Extraits des publications suivantes:
Sydsvenska Dagbladet - Suède, The Guardian - Royaume-Uni, De Standaard - Belgique, La Repubblica - Italie, Les Echos - France, Gazeta Wyborcza - Pologne

Sydsvenska Dagbladet - Suède

"Comment le monde occidental doit-il réagir ?", demandent le diplomate américain, Richard Holbrooke, et le dirigeant du bureau de Bruxelles du German Marshall Fund of the United States, Ronald D. Asmus, dans le quotidien Sydsvenska Dagbladet après le conflit au Caucase. "Tout d'abord nous pouvons soutenir la Géorgie, défendre l'intégrité territoriale dans ses frontières actuelles et reconstruire Tbilissi. Dans un deuxième temps, l'Occident devrait considérer que la Russie n'est pas un défenseur neutre de la paix le long de ses frontières. Cela fait longtemps que Moscou utilise son mandat international pour mener une politique néo-impérialiste. Plutôt que de garantir ce mandat à la Russie, l'Occident devrait mettre un point d'honneur à ce que des troupes de l'ONU fassent respecter le cessez-le-feu. Troisièmement, l'Occident devrait travailler activement contre l'influence que la Russie exerce sur ses voisins - en particulier sur l'Ukraine, qui sera très vraisemblablement la prochaine cible des efforts de Moscou pour étendre son influence. Les Etats-Unis et l'UE doivent être plus clairs sur ce point, de sorte que l'Ukraine et la Géorgie ne soient pas qualifiées de zones grises quelconques." (13.08.2008)

The Guardian - Royaume-Uni

L'ancien président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, défend dans le quotidien The Guardian, l'intervention russe : "La Russie devait réagir. L'accuser d'agression contre la 'petite Géorgie sans défense' n'est pas seulement hypocrite mais montre un certain manque d'humanité. … Les Etats-Unis ont commis une énorme erreur en déclarant que le Caucase - une région située à des lieues du continent américain - était une sphère d'intérêt national'. Evidemment, la paix dans le Caucase est dans l'intérêt de chacun. Mais reconnaître que la Russie est bien enracinée là-bas de par sa géographie commune et son histoire de longue date relève tout simplement du bon sens commun. La Russie ne cherche pas à élargir son territoire mais elle a des intérêts légitimes dans cette région. L'objectif de la communauté internationale pourrait être, à long terme, d'établir un système de sécurité et de coopération sous-régional qui rendrait impossible toute provocation et toute possibilité de crises comme celle-ci. Instaurer ce type de système serait un véritable défi et ne serait réalisable qu'avec la coopération des pays de cette région eux-mêmes. Les nations à l'extérieur de cette région pourraient éventuellement apporter également leur contribution mais à la seule condition qu'elles conservent une position loyale et objective." (13.08.2008)

De Standaard - Belgique

Le quotidien De Standaard critique les réactions européennes par rapport au conflit dans le Caucase : "La justification de l'intervention russe que nous entendons désormais de la part de bien des Européens, avec à leur tête le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, doit tout simplement être condamnée. L'Europe subit le chantage de Moscou qui ne se prive pas de brandir la menace de [l'approvisionnement] en énergie. Si l'Europe a une quelconque influence, elle doit aussi défendre ces valeurs. Elle a l'obligation morale d'accompagner les pays limitrophes sur le difficile chemin du développement, de la liberté et de la démocratie. … Quiconque accepte l'attitude de Poutine doit reconnaître que l'enjeu se situe bien au-delà du statut d'un petit nid de contrebandiers. A quel point l'Europe est-elle encore crédible, si elle tolère que des petits pays jouxtant ses frontières soient de nouveau annexés par la force au grand empire russe ?" (13.08.2008)

La Repubblica - Italie

Le président du conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, a proposé l'envoi d'une troupe européenne de maintien de la paix au Caucase. Le quotidien La Repubblica s'inquiète d'une possible mission européenne de l'UE : "En raison de l'irritation russe provoquée par la demande de Tbilissi d'adhérer à l'OTAN, il faut exclure l'envoi de troupes de maintien de la paix tel que le président Nicolas Sarkozy envisage de le faire sous la bannière de l'Alliance nord-atlantique. ... Les pays occidentaux qui entretiennent avec la Russie les meilleures relations, l'Allemagne, la France et l'Italie", enverront probablement "des troupes. … On peut comprendre que la Russie ne veuille ni d'une participation des Etats-Unis, ni de celle des pays de l'ancien Pacte de Varsovie ou des anciennes républiques soviétiques. L'Estonie - l'un des premiers pays à avoir proposé son aide - verra ainsi son espoir déçu. … Comme au Liban, la mission se fera en accord avec les Etats adversaires. Elle n'obtiendra pas la paix en faisant usage de la force, mais elle la contrôlera et la garantira." (13.08.2008)

Les Echos - France

Les Echos analyse le rôle décisif que pourrait jouer l'Union européenne dans le conflit du Caucase - malgré les positions divergentes de ses Etats membres : "La navette du président Sarkozy entre Moscou et Tbilissi est un exercice à haut risque. La faiblesse du président Bush, en triste fin de mandat, place l'Union européenne en première ligne pour permettre à la diplomatie de l'emporter sur les armes en Géorgie. … Les Vingt-Sept disposent de réels atouts pour se faire entendre des maîtres du Kremlin. Sur le front économique tout au moins. … Et ce n'est pas demain que Moscou pourra se passer des investisseurs internationaux, parmi lesquels les Européens tiennent le haut du pavé. … Enfin, la Russie entend bien mettre un terme à des années de tergiversations et entrer à l'Organisation mondiale du commerce. … Reste à savoir si les Européens sauront utiliser ces atouts, ce qui implique de parler d'une seule voix. Et là rien n'est moins sûr." (13.08.2008)

Gazeta Wyborcza - Pologne

Le quotidien libéral de gauche Gazeta Wyborcza critique le fait que le président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, se soit montré trop indulgent à l'égard de son homologue russe Dmitri Medvedev à Moscou. Sarkozy n'a pas parlé au nom des Polonais : "La vieille Europe n'écoute pas les Polonais, les Lituaniens et les Ukrainiens. La vieille Europe ne veut pas perdre les faveurs de la Russie et considère que l'inviolabilité des frontières géorgiennes n'est pas suffisamment importante pour prendre le risque d'envenimer les relations avec la Russie. … Nous pouvons déclarer sans fin qu'il ne s'agit pas de russophobie mais d'une expérience de longue date. Et si après la Géorgie, la Moldavie et quelques autres petits Etats sont concernés et que l'Europe est intimidée [par la Russie], nous pourrons dire avec satisfaction que nous l'avions mise en garde. Nous pourrons alors considérer que nous avons adopté la bonne attitude. Seulement, la sécurité de la Pologne est garantie par des alliances réelles établies sur des intérêts communs et non pas par des arguments moraux." (13.08.2008)

POLITIQUE

Evenimentul Zilei - Roumanie

La Roumanie contre la surveillance de l'UE

Le dernier rapport de suivi de la Commission européenne sur la Roumanie s'est avéré très critique. Le chef de l'Etat roumain, Traian Băsescu, a désormais appelé les chefs des partis au Parlement à faire ce qu'il faut d'ici juillet prochain pour que le pays ne soit plus surveillé par la Commission européenne. Le quotidien Evenimentul Zilei critique cette réaction : "Băsescu juge ce suivi 'relativement humiliant' et estime que 'chaque entité de l'UE' a par conséquent 'le droit de condamner les commentaires qui ne nous plaisent pas'. Autrement dit, le chef de l'Etat en a assez que les fonctionnaires européens menacent de nous enlever le biberon de la bouche si nous ne sommes pas gentils. Qui peut croire que les politiques roumains sont en mesure de corriger d'ici les onze prochains mois les lacunes citées par Bruxelles ? Et surtout dans le contexte des élections législatives en novembre, suivies du remaniement ministériel qui durera au mieux jusqu'en décembre, et, à partir du printemps prochain, le début de la folie des prochaines élections présidentielles. Ce que je crains, c'est que Băsescu tente de déclencher une offensive politique qui amènera la Commission européenne à fermer les yeux sur la situation en Roumanie. Les partis pourraient s'associer non pas pour résoudre les problèmes de justice, mais pour arrêter la discussion publique sur l'ampleur de la corruption. C'est en effet la peur ancestrale des politiciens roumains, qui suggèrent que la Roumanie n'est pas plus corrompue que les autres pays européens." (13.08.2008)

Dnevnik - Bulgarie

Les héros n'attendent pas

Après les sanctions décrétées par la Commission européenne contre la Bulgarie, l'opposition unie des partis de droite prévoit une manifestation commune contre le gouvernement. La manifestation doit être marquée par une pétition le 6 septembre, jour de la réunification bulgare, et débuter le 22 septembre, jour de l'indépendance. Le quotidien Dnevnik écrit : "Depuis le rapport extrêmement critique de la Commission européenne sur la Bulgarie, tous sont conscients que la coalition tripartite au gouvernement s'est ridiculisée. Le pays se sent saisi par un courant politique mort. … Deux plans d'action ont été élaborés, celui des gouvernants, qui contient des formules européennes toutes faites , et celui de l'opposition basé sur des jours fériés symboliques célébrant la réunification. … Plutôt que d'en demander trop aux dates symboliques, l'opposition devrait suivre les exigences du jour. Ces dates ne seraient pas devenues symboliques si les héros d'hier avaient attendu de se saisir d'occasions solennelles." (13.08.2008)

Le Figaro - France

Droit de vote aux étrangers ?

Le Premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, prévoit d'accorder le droit de vote également aux immigrés issus de pays non membres de l'UE lors des élections locales. Même en France, le sujet est d'actualité. Dans Le Figaro, le philosophe Robert Redeker se prononce contre cette initiative : "Est-il cohérent d'accorder, comme le veut le Parti socialiste [français], comme le gouvernement de Zapatero s'apprête à le faire en Espagne, le droit de vote aux [immigrés] aux élections locales et de le refuser aux élections nationales ? … La différence entre le citoyen, membre du corps politique, et le simple habitant, payant ses impôts, passe par un élément qui n'est pas simplement matériel, qui s'inscrit dans un ordre du symbolique, la nationalité. Étant de type symbolique, la nationalité tresse un lien beaucoup plus fort que celui résultant des simples conditions matérielles d'existence. … Aucun argument fort ne milite en faveur du droit de vote aux étrangers. … Son adoption [législative] briserait l'indivisibilité de la république … rendrait la nationalité inutile." (12.08.2008)

Elsevier - Pays-Bas

Pas de travailleurs immigrés !

Le magazine hebdomadaire politique Elsevier met en garde contre les conséquences de l'immigration croissante en provenance d'Europe de l'Est aux Pays-Bas : "En principe, cela pourrait être une évolution saine si les Européens de l'Est comblaient les manques du marché du travail aux Pays-Bas mais l'immigration a un revers. Les Européens de l'Est ne sont pas tous disposés à retourner dans leur pays d'origine une fois le travail accompli, encore pire, une partie de la main immigrée originaire d'Europe de l'Est demande des allocations de chômage aux Pays-Bas. Mais les bénéficiaires de l'aide sociale sont déjà bien assez nombreux aux Pays-Bas. … L'histoire des travailleurs immigrés menace de se répéter. Cet automne, le gouvernement décidera si les travailleurs roumains et bulgares n'ont plus besoin de permis de séjour …, comme c'est déjà le cas pour les Polonais. La récente augmentation de l'immigration en provenance de l'Europe de l'Est devrait nous servir d'avertissement : si les Roumains et les Bulgares peuvent s'installer librement, leur nombre aux Pays-Bas va augmenter très rapidement avec tous les problèmes connus que cela implique." (13.08.2008)

Corriere della Sera - Italie

Réhabilitation pour Vichy

Le quotidien Corriere della Sera commente la décision de la présidence française de l'UE de tenir une conférence au sommet sur l'immigration au début du mois de novembre à Vichy. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime français de Pétain qui a collaboré avec les nazis allemands siégeait dans cette ville. Le journal soupçonne qu'un "banal calcul politique" se cache derrière cette décision. "Ce n'est pas un hasard si Vichy n'a plus accueilli aucun événement international depuis 1945, et encore moins une conférence sur des thèmes aussi explosifs que l'intolérance et le racisme. Vichy est la capitale touristique de l'Auvergne et le fief électoral du ministre chargé de l'immigration, Brice Hortefeux. Ce dernier entend faire plaisir à sa région et remplir … les hôtels d'invités internationaux. Dès lors que les stigmates de la collaboration appartiennent au passé, la voie est libre pour Vichy et la ville auvergnate peut de nouveau avoir des visées internationales avec son eau minérale et ses produits de beauté. Mais fallait-il que la réhabilitation commence justement par une conférence sur la chasse aux immigrés illégaux ?" (12.08.2008)

RÉFLEXIONS

International Herald Tribune - France

Individualisme vs collectivisme

Le journaliste David Brooks explique dans le quotidien International Herald Tribune la différence entre l'individualisme occidental et le collectivisme asiatique. "On peut établir une échelle mondiale avec, d'un côté, les sociétés les plus individualistes - comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - et, de l'autre, les sociétés les plus collectivistes - comme la Chine et le Japon. … Les sociétés individualistes réussissent généralement mieux sur le plan économique. Notre histoire en Occident a connu le développement de la raison individuelle et de la conscience pendant la Renaissance et le siècle des Lumières mais aussi pendant la période prospère du capitalisme qui a suivi. … Mais … que se passe-t-il lorsque les sociétés collectivistes, particulièrement celles d'Asie, connaissent une véritable croissance économique et concurrencent l'Occident ? Une nouvelle sorte de conversation mondiale prend forme. La cérémonie d'ouverture à Pékin était un communiqué officiel de cette conversation. Elle faisait partie de l'affirmation de la Chine que le développement ne se fait pas uniquement grâce à des moyens occidentaux libéraux mais peut également être favorisé par des moyens orientaux et collectifs. … L'ascension de la Chine n'est pas simplement un événement économique. C'est également un événement culturel. L'idéal d'un collectif harmonieux pourrait bien se révéler aussi attirant que l'idéal du rêve américain. C'est certainement une idéologie utile pour des autocrates ambitieux." (13.08.2008)

ÉCONOMIE

Les Echos - France

La BCE contre les Etats membres

Les Echos analyse l'opposition entre les pays membres de l'UE et la Banque centrale européenne (BCE) : "Les débats autour de la politique de taux d'intérêt menée par la Banque centrale européenne se sont multipliés cet été. … Coïncidence des calendriers ou pas, Nicolas Sarkozy est monté au créneau pour dénoncer une nouvelle hausse du loyer de l'argent à l'aube de la présidence française de l'Union européenne. … Pour les partisans de la stratégie dure, la hausse des prix a des effets dépressifs, engendrant une situation stagflationniste pour finalement peser sur le bien-être des individus en les appauvrissant. Pour l'autorité monétaire européenne, la zone euro dans sa globalité prime sur les économies nationales. … Il est à parier que nos politiques, tous bords confondus, dénonceront prochainement l'entité monétaire européenne comme responsable d'un nouveau ralentissement. … Comment trouver meilleur bouc émissaire que la Banque centrale européenne ?" (13.08.2008)

La Vanguardia - Espagne

Mauvaise tactique

La compagnie aérienne irlandaise à bas prix Ryanair a annoncé, qu'à l'avenir, elle ne vendra plus ses tickets par l'intermédiaire d'agences de voyage en ligne car elle n'est pas d'accord avec leurs conditions générales de vente. En outre la compagnie menace de ne pas accepter les billets d'avion ou les réservations acquis par ce biais. Le quotidien La Vanguardia critique ce procédé : "[La compagnie aérienne] Ryanair a tout à fait le droit de vendre ces billets où bon lui semble. … Mais cela semble moins légal de déclarer non valables des billets déjà achetés ou réservés comme l'entreprise menace de le faire. C'est une mesure extrême sur laquelle devront se prononcer les autorités compétentes en matière de commerce et de protection des consommateurs de chaque pays. … Ryanair devrait modifier sa tactique commerciale dans les plus brefs délais." (13.08.2008)

MÉDIAS

La Repubblica - Italie

Critique chrétienne

La semaine dernière, l'hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana s'est montré extrêmement critique à l'égard du gouvernement italien, tandis que le magazine d'informations américain Newsweek fêtait le "miracle des cent premiers jours de Berlusconi". Le quotidien La Repubblica analyse ces différents points de vue dans les médias : "Le gouvernement devrait examiner les contenus des critiques et ne pas égrener le psaume des préjugés idéologiques et du noyautage socialiste." L'avis de la revue chrétienne serait partagé par de nombreux citoyens et s'oppose aux "cris triomphalistes, superficiels et généreux du magazine américain Newsweek." Il s'agirait d'une "opération visant à soigner l'image [du pays] qui soit compatible avec l'exportation du bruit et de la fumée du 'made in Italy' au-delà de l'Atlantique, mais en aucune façon de l'enlèvement des déchets et du combat contre la criminalité." Le gouvernement repose "officiellement sur le pouvoir des médias, en particulier sur celui de la télévision. Celui qui n'accepte pas les valeurs et les non-valeurs du consumérisme poussé à l'extrême, comme c'est le cas de Famiglia Cristiana, est excommunié." (13.08.2008)

SPORT

Correio da Manhã - Portugal

Des Jeux manipulés

Les organisateurs des Jeux olympiques de Pékin ont reconnu avoir manipulé la retransmission en direct de la cérémonie d'ouverture et avoir truqué l'apparition de la petite chanteuse, Lin Miaoke, avec un play-back. Selon le quotidien Correio da Manhã, cette manipulation montre le vrai visage de la Chine : "La Chine s'est servie de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques pour donner une bonne impression au monde entier. Et le monde a adoré la mise en scène chinoise. Pourtant toutes les images n'étaient pas réelles. … Cet incident montre ce qu'est la Chine :un géant économique. La nouvelle usine du monde accorde de l'importance à l'image parfaite, qui, du coup, ne reflète pas beaucoup la réalité. Hors du périmètre des Jeux, il y a des usines qui produisent pour l'Occident à des prix dérisoires car leurs ouvriers sont presque des esclaves. Les Chinois vivent dans des villes polluées car le régime considère la question de l'environnement comme superflue. Les droits de l'homme ne font pas partie du vocabulaire de Pékin car, bien que communiste, ce régime soutient et protège en vérité le capitalisme le plus sauvage sans prendre en considération d'autres valeurs que celle de l'économie." (13.08.2008)

 

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