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08.01.2009

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Revue de Presse | 20.08.2008

 

À LA UNE

Un nouveau rôle pour l'OTAN ?

Un nouveau rôle pour l'OTAN ?

 

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN se sont réunis hier à Bruxelles pour discuter de l'action à mener dans la crise au Caucase. Le secrétaire général de l'OTAN, Japp de Hoop Scheffer, a sévèrement condamné la Russie et exigé un retrait immédiat de toutes les troupes russes. La presse européenne discute du rôle de l'alliance défensive suite à la démonstration de force de Moscou.

Extraits des publications suivantes:
Rzeczpospolita - Pologne, Die Presse - Autriche, Dagens Nyheter - Suède, Postimees - Estonie

Rzeczpospolita - Pologne

Le quotidien conservateur Rzeczpospolita salue les mots durs que le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a adressés à la Russie et demande une mesure énergique de la part de l'alliance défensive. "Scheffer n'est ni balte ni polonais, il n'appartient donc pas aux nations que Moscou accuse de russophobie irrationnelle. Scheffer a simplement redonné aux mots leur véritable poids. Il a rappelé qu'il n'est pas normal de proférer des menaces d'une attaque par missile surtout quand celles-ci proviennent d'un officier de haut rang d'un Etat qui souhaite faire partie des pays démocratiques les plus importants. … Jaap de Hoop Scheffer ainsi que [la ministre américaine des Affaires étrangères] Rice ont appelé ces tendances inquiétantes par leur nom. Et c'est bien ainsi, car la dévaluation des paroles en diplomatie a encouragé le Kremlin à passer d'une rhétorique arrogante à la politique des chars. … On peut regretter seulement que ces paroles dures n'aient pas de conséquences sur la situation en Géorgie. … Les chars russes avancent toujours sur le sol géorgien. Si l'Occident ne trouve pas de méthodes de pression efficaces pour forcer les Russes à se retirer, sa réputation en pâtira sévèrement. Car, les paroles seules, même les plus fortes, ne suffisent pas dans ce cas." (20.08.2008)

Die Presse - Autriche

Le quotidien Die Presse est préoccupé par une possible "schröderisation" de l'OTAN : "Avant la rencontre exceptionnelle d'hier, il était beaucoup question d'un 'tournant' - et du fait qu'il fallait 'repenser fondamentalement' les relations avec la Russie. Tout ce qui est ressorti ensuite de Bruxelles était l'annonce que les consultations avec Moscou au conseil commun OTAN-Russie seraient suspendues jusqu'au retrait des troupes russes. Normalement, on est habitué à ces réactions molles et évasives du mandataire chargé de la politique étrangère de l'UE, Solana. Mais entretemps, l'OTAN semble déjà considérablement 'solanisé'. Les Russes eux-mêmes ont fait comprendre à plusieurs reprises, avant la crise géorgienne, comment ils considèrent le conseil OTAN-Russie - à savoir, comme rien du tout : ce serait tout juste un salon où l'on papote, où l'on peut tendre l'oreille pour s'imprégner un peu de la pensée et de l'action de l'alliance occidentale, sans devoir se sentir soi-même obligé de faire grand chose. Mais où en est-on du passage d'une 'solanisation' à une 'schröderisation' de l'OTAN ? L'ex-chancelier Schröder, le plus fidèle propagandiste du Kremlin à l'Occident vient de déclarer au [magazine d'informations allemand] Der Spiegel qu'il n'y a pas le moindre danger du côté de la Russie et que ce pays est tout simplement mal perçu à l'Occident. Mais oui, voilà l'avenir lumineux de l'Europe à la Schröder : nous serons tous des employés de Gazprom, nous écouterons Radio Moscou et répèterons sagement chaque slogan du Kremlin." (20.08.2008)

Dagens Nyheter - Suède

La crise au Caucase a clairement montré à quel point l'OTAN a changé, constate le quotidien Dagens Nyheter. Cela s'avèrerait tout à fait positif pour la Suède : "Ce n'est pas facile pour l'OTAN. Il n'y a aucune entente sur la manière agir. La Russie doit s'attendre à voir une réaction et cette réaction doit être sévère, disent les uns. Ce n'est pas très malin, disent les autres, qui rappellent les relations économiques. Le débat ressemble plus au Conseil de sécurité des Nations unies qu'à une alliance militaire. L'OTAN devient-il progressivement un club de discussion international ? On le dirait bien. Quand une organisation comme l'OSCE semble capable d'atteindre le quorum et d'être pertinente dans un conflit politique, il est définitivement temps de porter un regard neuf sur l'OTAN pour ne plus le considérer comme une organisation de sécurité et de défense mais peut-être comme une organisation qui met à disposition les ressources humaines et matérielles pour des missions hors de ses propres frontières. Pour nous, Suédois, ce serait le club idéal. Car les promesses mutuelles faites selon la devise des mousquetaires 'un pour tous, tous pour un', ont jusqu'ici été dissuasives." (20.08.2008)

Postimees - Estonie

Après la crise au Caucase, le quotidien Postimees voie la fidélité à l'alliance de l'OTAN d'un œil sceptique : "Comment la Russie réagirait-elle aujourd'hui si l'Estonie et les autres pays baltes voulaient maintenant adhérer à l'OTAN ? Estimons-nous heureux que cela soit déjà fait. Mais cela ne répond pas pour autant à une question encore plus importante : viendrait-on nous aider ? La clause selon laquelle tous les pays membres, en cas d'attaque, doivent intervenir les uns pour les autres n'a pas encore été mise à l'épreuve. Mais selon certaines déclarations des Etats-Unis, l'Ossétie du Sud et ses 70 000 habitants ne serait pas un motif suffisant pour une troisième guerre mondiale. On peut légitimement se demander à partir de quel moment un pays est suffisamment grand pour que cela exige une intervention." (20.08.2008)

POLITIQUE

The Guardian - Royaume-Uni

Les intérêts économiques derrière le bouclier antimissile américain

C'est aujourd'hui que la ministre américaine des affaires étrangères, Condoleezza Rice, et son homologue polonais, Radosław Sikorski, signent le traité sur le stationnement en Pologne du bouclier de défense antimissile américain. L'activiste écologique et journaliste, George Monbiot, critique dans le quotidien The Gardian que ce projet ne serve que des visées économiques et de politique intérieure : "La Pologne est tout simplement le dernier épouvantail d'une politique extérieure des Etats-Unis dictée par des lobbyistes de l'industrie militaire à Washington. … Le gouvernement américain assure que les missiles d'interception qui seront stationnés sur la côte baltique n'ont rien à voir avec la Russie : leur objectif est de défendre l'Europe et les Etats-Unis contre les missiles intercontinentaux que l'Iran et la Corée ne possèdent pas. … Voilà la raison pour laquelle le bouclier sera installé en Pologne, pays qui, comme tout étudiant américain en géopolitique le sait, borde ces deux Etats crapuleux. Le système est en cours de développement depuis 1946 et n'a jusqu'à présent rien obtenu au bout du compte. … La politique américaine est gâtée de l'intérieur en raison de la défaillance des républicains et des démocrates à aborder les problèmes du financement de la campagne. … Le gouvernement fédéral est un énorme programme d'aide sociale pour les entreprises qui récompense par des contrats de plusieurs milliards les branches de l'industrie qui dépensent des millions de dollars en dons politiques. La défense antimissile est le plus gros de tous ces gâteaux. … Les intérêts du gouvernement ont toujours été provinciaux. … Les Etats-Unis n'ont aucune réelle politique extérieure. Ils ont toute une série de stratégies de politique intérieure qu'ils projettent au-delà de leurs frontières. … La seule question intéressante est de savoir qui est payé et quel est le montant des pots-de-vin." (19.08.2008)

La Vanguardia - Espagne

Prisonnier en Afghanistan

Le quotidien La Vanguardia commente l'attentat qui a frappé hier les troupes de l'OTAN en Afghanistan et qui a coûté la vie à dix soldats français : "Ce qui est inquiétant dans cet attentat est qu'il est survenu à seulement 50 kilomètres de la capitale, Kaboul, et qu'il a été perpétré par un groupe d'une centaine d'insurgés. C'est un nouveau signe de la forte recrudescence des offensives des talibans. … La situation en Afghanistan se dégrade malgré la présence de 70 000 soldats américains et de l'OTAN, dont 500 Espagnols. L'Occident est encore loin de contrôler ce pays gigantesque bien qu'il ait théoriquement déjà gagné la guerre contre les talibans fin 2001. [Au lieu de cela] il reste prisonnier de ce pays après une présence militaire de sept ans. Le gouvernement du [président afghan] Hamid Karzaï est si faible qu'il ne tiendrait probablement pas un jour en cas de retrait des alliés - ce qui aurait des conséquences sérieuses dans la région, et surtout au Pakistan." (20.08.2008)

La Stampa - Italie

Davantage d'attention pour l'Algérie

43 personnes ont été tuées hier lors d'un grave attentat en Algérie. Le quotidien La Stampa demande un engagement renforcé de l'Europe dans la région. "L'Algérie vit depuis 15 ans avec la terreur. Les bombes d'hier ne doivent pas être considérées par l'Occident comme le problème local d'un pays dans lequel les tensions politiques et religieuses se mêlent aux racines historiques des conflits ethniques entre la majorité algéro-arabe et la minorité berbère en Kabylie". L'Europe devrait accorder une attention particulière à cette région. "Une attention que le projet de l'Union pour la Méditerranée de Sarkozy souligne considérablement en plaçant le Maghreb dans une vision unitaire de l'Europe dans laquelle l'espoir d'un intérêt commun l'emporte sur les divisions et les différences ethniques, religieuses, politiques et sociales." (20.08.2008)

De Volkskrant - Pays-Bas

Controverse sur la réanimation

Une maison de retraite aux Pays-Bas a décidé qu'il ne fallait plus tenter de réanimer les personnes âgées de plus de 70 ans en cas d'arrêt cardiaque. L'autorité sanitaire nationale examine maintenant la mise en place d'une directive s'inscrivant dans cette optique et a ainsi déclenché un large débat. Le quotidien De Volkskrant critique une cette éventuelle directive. "Une tentative de réanimation est par principe proposée même si l'issue n'est pas garantie. … Pourtant, la réanimation n'est pas toujours utile dans tous les cas. Dans le cas de patients atteints de maladie incurable en phase terminale, l'intervention médicale peut être plus préjudiciable et générer plus de souffrances qu'un renoncement à la réanimation. Etablir un âge limite … est complètement arbitraire. … Les médecins et le personnel auxiliaire doivent en principe faire le maximum pour maintenir les patients en vie. Les patients disposant pleinement de toute leur capacité de discernement peuvent décider avec leurs médecins traitants si… ils souhaitent être réanimés. Il s'agit de décisions individuelles et non de directives générales." (20.08.2008)

Helsingin Sanomat - Finlande

Un tunnel visionnaire

Depuis 1996, il existe le projet de construire un tunnel ferroviaire entre la capitale estonienne, Tallinn, et la capitale finlandaise, Helsinki. Ce tunnel doit mesurer environ 80 kilomètres de long et on estime que sa construction, d'une durée d'environ dix ans, devrait coûter deux à trois milliards d'euros. Le quotidien Helsingin Sanomat salue ce gigantesque projet de construction : "Nombre de personnes pensent que cette histoire de tunnel est une blague. ... Les développements économiques et l'avenir ont [pourtant] besoin de visions. … Réfléchissons [quand même] une minute à toutes les choses qui ont changé depuis que ce projet a été présenté la première fois au public. Les Etats baltes sont devenus membres de l'UE en 2004. ... Depuis longtemps déjà, les nouveaux Etats membres de l'UE connaissent un développement plus rapide qu'en Europe occidentale. ... L'intérêt principal de l'UE se tourne du côté de l'Est. … Le volume de circulation en Europe exige de suivre de nouvelles voies. … Sans oublier le casse-tête que pose le changement climatique. ... On peut s'étonner du projet de tunnel entre Helsinki et Tallinn, mais certainement pas en rire." (20.08.2008)

RÉFLEXIONS

Le Monde - France

Reflux de la vague rose

Le député européen socialiste Henri Weber analyse dans Le Monde le recul du socialisme en Europe : "Les défaites électorales se succèdent, les effectifs militants chutent, les liens avec les syndicats et les associations se distendent. Il y a seulement sept ans, treize gouvernements de l'Union européenne sur quinze étaient dirigés par les socialistes. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas qu'en Espagne, au Portugal et - pour combien de temps encore ? - en Grande-Bretagne. … Ce reflux de la vague rose des années 1996-2006 a de multiples raisons. On a invoqué l'usure naturelle du pouvoir après l'exercice de plusieurs mandats consécutifs (Tony Blair en Grande-Bretagne, Göran Persson en Suède) ; l'incapacité de la gauche à répondre de façon convaincante à la demande d'ordre qui émane de la société … Sa piètre aptitude aussi à maîtriser le flux et l'intégration des immigrés. … Le nouvel âge de la globalisation dans lequel nous sommes entrés, avec son envolée des prix de l'énergie, des denrées agricoles et des matières premières, ses crises financières et économiques à répétition, ne va pas améliorer ce palmarès. Si elle veut revenir au pouvoir, la social-démocratie européenne doit proposer une nouvelle offre politique." (19.08.2008)

Freitag - Allemagne

La première colonie de l'Europe

Selon l'hebdomadaire Freitag, depuis la déclaration d'indépendance unilatérale en février 2008, le Kosovo est administré comme un protectorat international. Cette situation aurait ainsi donné naissance à la première colonie de l'Europe. "Si, à l'été 2008, on classe hiérarchiquement les autorités qui disposent du petit Kosovo, cela donne l'image suivante : tout en haut, figure la grande puissance militaire de la KFOR, une puissance d'occupation sous commandement de l'OTAN. … En-dessous œuvrent … l'administration de l'ONU, la MINUK, et les deux missions européennes du Bureau civil international (ICO) et l'Etat de droit européen (EULEX). Viennent ensuite le gouvernement kosovo-albanais et les autorités serbes à Belgrade qui de facto sont responsables de leurs groupes ethniques, mais qui dépendent des structures coloniales qui se sont multipliées depuis l'indépendance unilatérale. … Le secrétaire général Ban Ki-Moon tente de sauver l'autorité de l'ONU là où c'est encore possible, en laissant sous la protection de l'ONU deux positions inconciliables : le oui et le non à l'indépendance du Kosovo. D'un autre côté, Bruxelles utilise exactement cette perplexité, pour créer des états de fait le plus accomplis possibles. L'obtention formelle d'une protection des Nations unies, liée à la résolution de l'ONU 1244 qui reconnaît la souveraineté de la Serbie sur le Kosovo, dérange bien peu les bureaucrates de Bruxelles. … Sans y aller par quatre chemins, une colonie est [donc] envisagée dans le Sud-Est de l'Europe." (20.08.2008)

ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

Une économie unie

Face à la situation économique tendue, le journal économique espagnol Cinco Días demande à l'Europe d'élaborer conjointement des réformes économiques. "Juste après avoir pris la présidence du Conseil de l'UE, le président français, Nicolas Sarkozy, a tenté de persuader l'UE d'agir de manière coordonnée contre la hausse du prix des carburants … et a échoué. Néanmoins, la crise économique n'était pas encore aussi grave qu'aujourd'hui. La rencontre [du Conseil de l'économie et des finances de l'UE] en septembre sera une bonne occasion de s'attaquer ensemble aux grandes réformes. Les sujets seront nombreux : un marché du travail plus flexible et plus sûr, un marché commun de l'énergie, une harmonisation de la fiscalité, le marché des services, la réduction des obstacles administratifs ou des systèmes financiers … contrôlés par une autorité communautaire qui évite de nouvelles frayeurs." (20.08.2008)

Financial Times - Royaume-Uni

L'immigration est une nécessité économique

Le quotidien Financial Times critique la nouvelle politique menée par l'Italie contre l'immigration et la criminalité et rappelle la nécessité économique de l'immigration : "Il n'y a aucune preuve évidente d'une vague de criminalité, mais simplement le sentiment qu'elle existe. Les nouvelles mesures … prises par le gouvernement italien risquent de renforcer ce sentiment et de susciter une réaction xénophobe contre les immigrés légaux. … Le week-end dernier, le pape Benoît XVI a mis en garde contre 'des exemples récents de racisme'. … D'autres pays européens comme l'Espagne doivent faire face à un nombre toujours croissant d'immigrants sans recourir à de telles mesures. L'immigration est une réalité de l'Europe actuelle et une nécessité économique. L'essentiel est de gérer le processus d'intégration et non pas d'attiser des préjugés à l'encontre des personnes les moins protégées." (19.08.2008)

Standart - Bulgarie

Des citoyens de seconde zone ?

En Bulgarie, les mésaventures d'étudiants bulgares en Ecosse ont suscité beaucoup d'émotion. Une entreprise de placement de main d'œuvre locale leur avait proposé un job d'été dans cette région. Sur place, ils ont dû habiter dans des logements insalubres et ont reçu un salaire inférieur à celui promis. Pour le quotidien Standart, ceci est intolérable : "Premièrement … tout s'est fait par le biais d'un intermédiaire titulaire d'une licence. Deuxièmement la Bulgarie est déjà membre de l'UE, et le temps où l'on était obligé, en tant que travailleur immigré, de dormir quelque part à l'étranger dans une cave pleine de rats pour pouvoir économiser et s'acheter une voiture devraient être révolus. … Si après une enquête [sur l'incident], l'entreprise de placement se révèle être responsable, elle devrait être sévèrement condamnée. Et les dirigeants devraient rappeler au niveau de l'Etat aux employeurs de l'île [britannique] qu'ils ne peuvent pas agir avec la main d'œuvre bulgare occupant des emplois dont personne ne veut, comme dans le commerce de gros. Mais si l'Etat ferme les yeux et n'apporte aucun soutien dans une telle situation, les Bulgares risquent alors d'être traités comme des citoyens de seconde zone." (20.08.2008)

COULEURS LOCALES

Tagesanzeiger - Suisse

Une beuverie contestée

Une beuverie collective organisée par un apprenti de 17 ans et prévue pour la fin du mois d'août à Zurich, à laquelle se sont inscrits via Internet des milliers de pochards, échauffe les esprits en Suisse. La mairie envisage d'interdire la rencontre. "Pourquoi cette idée étrange est-elle tout simplement source d'irritation ?" demande le quotidien Der Tagesanzeiger. "La provocation vient de l'absurdité : on renonce à toute tentative d'explication rationnelle et réduit à son essence même, une invitation dans un monde événementiel surcommercialisé : la consommation d'alcool. … L'interdire serait une mauvaise réaction. Il ne faut pas réagir avec précipitation aux provocations. L'opinion publique et les autorités doivent observer, en faisant preuve d'autocritique, ce qui va vraiment se passer lors de cette beuverie collective annoncée - et le cas échéant intervenir. Le bruit et la saleté ne sont plus depuis bien longtemps le problème des pochards mais celui d'une société dont une partie a laissé tomber la politesse et la manière. Cette réalité ne peut pas être éliminée du monde grâce à l'intervention de la police." (20.08.2008)

 

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