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Revue de Presse | 28.08.2008

 

À LA UNE

Vieille Europe

Vieille Europe

 

Selon une nouvelle étude de l'Office statistique des communautés européennes (Eurostat), l'Europe est menacée de vieillissement. Dans les 50 prochaines années, on estime qu'un tiers de la population de l'UE aura plus de 65 ans et que le nombre d'habitants diminuera même dans certains Etats. Cela aura aussi des conséquences sur les systèmes de protection sociale. Que signifient ces prévisions pour l'Europe ?

Extraits des publications suivantes:
Postimees - Estonie, Polska - Pologne, ABC - Espagne, Dagens Nyheter - Suède

Postimees - Estonie

Le quotidien Postimees préconise une stratégie européenne pour contrer l'évolution négative de la population : "Le problème du faible taux de natalité en Europe ne date pas d'hier. Mais tandis que quelques Etats membres ont d'ores et déjà facilité l'immigration pour les immigrants hautement qualifiés, on continue de bloquer la venue de réfugiés pauvres issus d'Afrique et de maintenir des restrictions pour celle des Européens de l'Est. Si l'on compte aujourd'hui un retraité pour quatre actifs, Eurostat prévoit dans 50 ans qu'il y aura un retraité pour deux actifs. Cela signifie que les impôts correspondants devraient en fin de compte être doublés pour conserver le système des retraites. Les effets que cette situation aura sur le développement économique ou par exemple sur le domaine de la défense sont incertains. Il serait tout à fait judicieux de se pencher sur ces problèmes au niveau européen." (28.08.2008)

Polska - Pologne

D'après les prévisions d'Eurostat, le nombre d'habitants en Pologne devrait passer de 38 millions à 31 millions d'ici 2060, en raison du faible taux de natalité. Dans une tribune parue dans quotidien Polska, la directrice de l'Institut de Varsovie pour les affaires publiques, la sociologue Lena Kolarska-Bobińska, préconise que la Pologne devienne un pays d'immigration pour tous les réfugiés économiques venant de l'Est. "Une plus grande ouverture pour les immigrants ... est nécessaire. De nombreux pays européens l'ont déjà fait. Il faut que celle-ci soit associée à une facilitation de l'intégration des nouveaux arrivants dans notre pays. Je ne parle pas de réfugiés, auxquels sont aujourd'hui assimilés les immigrants, mais d'une ouverture pour des personnes qui aimeraient s'établir en Pologne pour des motifs économiques. L'option la plus réaliste serait de s'ouvrir à nos voisins de l'Est, car ceux-ci s'intégreraient comparativement plus facilement." (28.08.2008)

ABC - Espagne

Selon les derniers chiffres d'Eurostat, la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans dans la population en âge de travailler sera de l'ordre de 60 pour cent en 2060. Le quotidien ABC craint que les réformes sociales nationales menées par le gouvernement socialiste en exercice ne soient pas d'un grande secours pour une société qui vieillit rapidement : "Grâce à Eurostat, nous savons désormais que nous vieillissons. … Ceux d'entre nous qui ont statistiquement la possibilité de vivre jusqu'en 2060 devraient commencer à s'inquiéter. Un demi-siècle, c'est à peine plus qu'un souffle, et les sages des statistiques européennes estiment que pour dix personnes en âge de travailler en 2060, six auront plus de 65 ans. … En supposant qu'à cette époque, l'équipe [du chef de gouvernement] José Luis Rodríguez Zapatero soit toujours au gouvernement espagnol - toute catastrophe imaginable est possible - il serait bon de savoir comment ils ont l'intention de financer la nouvelle Loi sur la dépendance." (28.08.2008)

Dagens Nyheter - Suède

Le quotidien Dagens Nyheter envisage trois possibilités pour remédier au problème du vieillissement de l'Europe : "Plus d'emploi, plus d'égalité des droits et plus de main d'œuvre de l'extérieur. Pour maîtriser le fonctionnement d'un tel système, il faut que la population vieillissante travaille plus longtemps, les hommes comme les femmes. Mais cela ne suffira pas. L'immigration doit augmenter, ainsi que toutes les exigences d'intégration qui lui sont liées. Enfin, il faut combattre les obstacles qui empêchent les gens de faire les enfants qu'ils souhaitent avoir. Il s'agit par exemple d'encourager les possibilités de recours à l'insémination artificielle. Le plus important demeure cependant de créer un marché du travail basé sur l'égalité des droits, de telle sorte que les femmes ne se sentent pas obligées de choisir entre maternité et vie professionnelle." (28.08.2008)

POLITIQUE

Rheinische Post - Allemagne

Mission dangereuse

Un soldat allemand a été hier tué hier dans un attentat perpétré par les talibans islamistes radicaux en Afghanistan. Le journal régional Rheinische Post voit un lien entre cet attentat et les précédents. "Que peuvent ressentir les soldats allemands qui doivent avoir chaque seconde à l'esprit qu'ils peuvent être victimes … d'une embuscade ? Ils savent qu'ils sont presque sans défense face à de telles attaques. Ils savent aussi que les talibans ont été confirmés dans leur mode opératoire pour la dernière fois par la mort de dix parachutistes français. En effet, des débats vifs ont cours désormais en France, où l'on va jusqu'à préconiser l'arrêt de l'engagement des troupes françaises. Tout cela a des conséquences menaçantes pour le Nord de l'Afghanistan qui était calme jusque là, et pour le domaine de compétence de l'armée fédérale allemande : les attaques se multiplient. … La politique doit maintenant dire comment elle entend réussir cet engagement en Afghanistan qui avance doucement. … Les soldats ont droit à cette explication." (28.08.2008)

Die Presse - Autriche

L'Ukraine, une poudrière ?

Au cours de la crise dans le Caucase, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a exprimé la crainte que la Russie ne tente d'attaquer l'Ukraine. Le quotidien Die Presse estime que l'UE a le devoir d'empêcher cela. "Nombreux sont ceux en Europe qui reconnaissent en haussant les épaules que Moscou est en train de redessiner la carte de géographique de l'Europe. De toute évidence, la Russie entend, comme l'Union soviétique jadis, disposer autour d'elle un cercle d'Etats vassaux à sa botte. … Dans les médias russes, cela fait longtemps que l'on s'agite contre [le président ukrainien pro-occidental] Iouchtchenko. L'Ukrainien n'est heureusement pas un nerveux comme le Géorgien Saakachvili qui, affolé, est tombé dans le piège russe. Mais la circonspection seule n'aidera pas Iouchtchenko face à le réveil de l'appétit impérial de la Russie. Et des visites de solidarité occidentales à elles seules ne suffiront pas non plus. Si l'UE ne trouve pas de position commune vis-à-vis de la Russie, qu'elle adopte au moins une stratégie commune pour soutenir l'Ukraine." (28.08.2008)

Gazeta Wyborcza - Pologne

Trahison grecque

L'entreprise énergétique russe Gazprom planifie actuellement la construction du gazoduc South Stream qui doit passer le long de la Géorgie vers la Bulgarie en traversant la mer Noire. Le Parlement grec prévoit de ratifier un traité avec la Russie, permettant ainsi à Athènes de donner son accord à ce projet de construction qui passe pour un projet concurrent au gazoduc Nabucco, initié par l'Europe. Le quotidien Gazeta Wyborcza critique cette ratification prévue. "La ratification de l'accord entre la Grèce et Moscou va concerner l'ensemble des relations de l'UE avec la Russie. La construction [prévue] du gazoduc Nabucco est soutenue par l'UE. Les livraisons de matières premières provenant des Etats de la mer Caspienne via un réseau de gazoducs indépendant de la Russie signifieraient la fin du monopole de Gazprom en Europe. Ces changements n'ont toutefois aucune chance d'intervenir si l'on exclut la Géorgie du groupe des pays qui participent au transit des matières premières en dehors de la Russie. Cela aurait même pu être l'un des objectifs de l'attaque russe [sur la Géorgie]. Si cela faisait partie des plans russes, la Grèce apportera sa bénédiction en décidant de ratifier le traité sur le gaz à ce moment précis. ... Athènes montre également que les discours évoquant des sanctions que l'UE pourrait prendre à l'encontre de la Russie suite à la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, ne sont que des paroles en l'air." (28.08.2008)

Financial Times - Royaume-Uni

Medvedev défend sa décision

Le président russe Dmitri Medvedev défend dans le quotidien Financial Times sa reconnaissance des provinces géorgiennes dissidentes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie : "Ce pas n'a pas été franchi de façon irréfléchie et ses conséquences ont été évaluées. … Après l'effondrement du communisme, la Russie a dû se résigner à la 'perte' de 14 anciennes républiques soviétiques qui sont devenues des Etats indépendants bien que cela ait eu pour conséquence de faire échouer 25 millions de Russes dans des pays qui n'étaient plus les leurs. … Pouvez-vous vous imaginer ce que le peuple abkhaze a ressenti lorsque son université de Sochumi a été fermée par le gouvernement de Tbilissi sous prétexte que les Abkhazes n'avaient ni langue, ni histoire, ni culture propres convenables, et que, en cela, ils n'avaient pas besoin d'une université ? … Faisant fi des avertissements de la Russie, les pays occidentaux ont reconnu entre-temps et en toute hâte l'indépendance illicite du Kosovo. Nous avons toujours dit qu'il serait ensuite impossible de faire comprendre aux Abkhazes et aux Ossètes (et à des douzaines d'autres groupes dans le monde) que ce qui est bon pour le Kosovo ne l'est pas pour eux. … J'espère profondément que le peuple géorgien, à qui nous témoignons historiquement amitié et sympathie, aura un jour à sa tête les dirigeants qu'il mérite, pour qui leur pays comptera et qui construiront des relations de respect mutuel vis-à-vis de tous les peuples du Caucase." (26.08.2008)

RÉFLEXIONS

L'Express - France

La condition humaine comme un accident d'avion

L'économiste français Jacques Attali décrit la tragédie de l'accident d'avion survenu à Madrid comme un symbole de la condition humaine : "Parmi toutes les tragédies qui ont endeuillé l'été, … il en est une qui m'a particulièrement frappé : celle de l'avion de Spanair, qui fit plus de 150 morts sur l'aéroport de Madrid. Non par les causes de l'accident, encore inconnues, mais par son déroulement, éclairé par le sort d'un des passagers, Ruben Santana, à qui le commandant de bord a interdit de sortir avant le décollage. … D'une certaine façon, cette tragédie est un symbole de notre condition. Les êtres humains … se conduisent comme les passagers d'un avion qui va s'écraser sur une montagne, qui le savent et sablent le champagne. … L'accident de Spanair prolonge autrement cette même métaphore en évoquant une humanité qui meurt au décollage, pour ne pas avoir remis en question les protocoles de rentabilité, pris les précautions élémentaires pour protéger les vies humaines. … Une humanité où les responsabilités sont si diluées que ceux qui donnent l'ordre fatal meurent avec ceux qui auraient tant voulu pouvoir leur désobéir, afin d'être sauvés. La crise financière, les désordres climatiques sont autant d'exemples de cet aveuglement. … Il faut que cela change. En cette rentrée, n'oublions pas Ruben Santana." (27.08.2008)

Helsingin Sanomat - Finlande

La sécurité nécessite le pragmatisme

Dans une tribune parue dans le quotidien Helsingin Sanomat, le chef de la Section de planification politique de l'OTAN, Michael Rühle, explique le changement que connaît la politique européenne en matière de sécurité. "Au temps de la guerre froide … deux camps militaro-politiques … se faisaient face et tous les participants le savaient. … Cette époque est maintenant révolue. C'était aussi une situation confortable, dans laquelle la politique de sécurité et de défense pouvaient se confronter aux idéologies. Le terrorisme international, les conflits régionaux, les Etats avortés, les attaques dans le secteur de la technologie de l'information, la propagation des armes nucléaires et … le changement climatique sont des défis concrets inconciliables avec la polémique philosophique abstraite. … L'UE autant que l'OTAN cherchent de nouvelles possibilités pour développer une collaboration constructive avec la Russie. … Aucun pays ne peut agir seul face à ces défis. Ceux qui partagent les mêmes opinions doivent partager les risques et les responsabilités. … L'OTAN a été et est toujours la force motrice derrière le nouveau pragmatisme. … La flexibilité de l'OTAN offre aux pays partenaires de larges possibilités d'exercer une influence sur son évolution … et par conséquent … sur le rôle qu'elle devra jouer dans le futur." (28.08.2008)

Dnevnik - Slovénie

Une prison européenne

Le quotidien Dnevnik traite de la dimension européenne de l'audience du criminel de guerre présumé Radovan Karadžić qui, depuis son arrestation, est détenu dans la prison de la Cour pénale internationale, dans la ville néerlandaise de Scheveningen. "Derrière un mur de béton se trouve la prison dans laquelle le chef des Serbes de Bosnie a été incarcéré. La prison de Scheveningen est une vieille institution. … Les guerres yougoslaves ont été une histoire européenne … et la cour se trouve elle aussi en Europe, alors d'où viennent les personnes se trouvant derrière ces hauts murs, sur la côte de Scheveningen ? La réponse coule de source. Radovan Karadžić est un Européen. Ses victimes aussi. Mais c'est là que réside le problème. Si une femme de Srebrenica, dont toute la famille a été assassinée, veut assister au procès, elle ne pourra pas simplement prendre sa voiture et se rendre à La Haye. Elle sera sommée de faire demi-tour au plus tard à la frontière slovène, si ce n'est avant. Elle atteint la frontière entre l'Europe et le reste du monde. Elle doit obtenir un visa pour lequel s'appliquent les mêmes conditions que pour tous les autres citoyens du tiers monde." (28.08.2008)

ÉCONOMIE

Les Echos - France

L'Espagne descend de son nuage

Les Echos analyse les effets de l'actuelle crise mondiale sur l'Espagne : "Comme les autorités françaises, qui affirmaient en 2006 que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté aux frontières de l'Hexagone, José Luis Rodriguez Zapatero, le président du gouvernement espagnol, a longtemps assuré que son pays allait être épargné par la crise du 'crise des subprimes'. … Aujourd'hui, difficile de nier la réalité. L'activité est au point mort. La croissance n'a pas dépassé 0,1 % au deuxième trimestre. Elle pourrait reculer dans la seconde moitié de l'année. … Poussée par la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires, … l'inflation ne cesse d'accélérer. Elle dépasse désormais 5 % et pèse sur la consommation. … José Luis Rodriguez Zapatero commence à réagir. … Les mesures … devraient aider les acteurs les plus touchés, BTP et petites entreprises. Elles ne sauveront sans doute pas la croissance espagnole." (28.08.2008)

Capital - Roumanie

Une croissance surprenante

Tandis que le reste de la planète est touché par la crise économique, l'économie roumaine enregistre des records. Le quotidien économique Capital en cherche les raisons : "Pour l'économie mondiale, le premier semestre 2008 a été l'un des plus difficiles des 20 dernières années. … Et que ce passe-t-il au contraire en Roumanie ? Le pays affiche croissance semestrielle la plus importante de son histoire : 8,6 pour cent. L'économie roumaine a été préservée des développements au niveau international, bien que le pays n'ait jamais été aussi lié au reste du monde. ... Qu'indiquaient les prévisions des analystes étrangers ou les organismes d'évaluation ? Effondrement de l'économie roumaine, sévère ralentissement de la croissance, possible récession. Les observateurs roumains … répètent depuis des années que la croissance n'est 'pas durable', or l'économie a suivi son propre chemin. … Comment est-t-il possible au juste ? Le gouvernement Tăriceanu aurait-il pris quelques mesures miracles il y a sept ou huit mois ? Pas vraiment. Ce sont les mesures de 2005 qui portent actuellement leurs fruits, en particulier celles relatives à l'impôt forfaitaire." (28.08.2008)

CULTURE

NRC Handelsblad - Pays-Bas

La bibliothèque numérique de l'Europe

La commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias, Viviane Reding, a annoncé que l'archive numérique "Europeana", devant permettre de rendre accessible le patrimoine culturel européen en ligne, entrera en service en novembre. Le quotidien NRC Handelsblad porte un regard critique sur ce projet : "Cela sonne bien mais ce n'est qu'un simple show. … L'art est platement compressé pour devenir une application pratique. On peut reproduire la littérature à loisir car le livre en soi n'est pas l'œuvre d'art. La reproduction d'un tableau donne seulement une impression de l'original, rien de plus. Chaque sculpture est unique. Si l'on veut en faire l'expérience, il faut se déplacer. Reding suggère que la réalité virtuelle de son 'Europeana' est la même chose que la réalité sensible. Elle se trompe. Internet, c'est pratique, efficace pour nouer des contacts, amusant comme moyen de distraction, pervers en cas de mauvais usage, instructif lorsqu'on l'utilise de façon créative... Mais la réalité virtuelle ne pourra jamais remplacer l'authenticité d'un tableau, d'une sculpture, d'un bâtiment ou d'une performance." (28.08.2008)

Le Monde - France

L'antimilitarisme en Allemagne

Dans Le Monde, l'écrivain allemand Juli Zeh évoque l'antimilitarisme allemand : "Qui veut produire en Allemagne un roman ou un film sur l'armée doit opter pour l'humour. Le scénario pas trop dramatique, la fin pas trop tragique ! ... C'est au GI américain … qu'est dévolu le rôle de la superpuissance-superéquipée. Le troufion allemand, lui, est en toutes circonstances le comique de la troupe. Pourquoi ? Parce que la satire constitue le seul genre par lequel on appréhende l'uniforme aujourd'hui en Allemagne. Pour l'immense majorité des artistes, des écrivains et des intellectuels l'armée reste un tabou. … Quand j'étais au lycée, le service antimilitaire était obligatoire. … Sous les drapeaux n'allaient que les cons. … Qui allait au lycée était un "intellectuel" ; qui était considéré comme un intellectuel était de gauche ; et 'de gauche', ça voulait dire : contre l'armée. … J'ai passé l'âge où on se contente d'être pour la paix dans le monde. Contrairement à la période lycéenne, après ma visite en Bosnie je ne vois plus de sens à gueuler simplement contre l'armée institution après tout constitutionnelle et tragiquement nécessaire. Ce qui ne veut pas dire que je pense que toute intervention extérieure est au-delà de toute critique." (26.08.2008)

 

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