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Revue de Presse | 22.09.2008

 

À LA UNE

Gordon Brown frappé d'ostracisme ?

Gordon Brown frappé d'ostracisme ?

 

Le congrès du Labour s'est ouvert le week-end dernier à Manchester. Le président contesté du parti et Premier ministre britannique, Gordon Brown, qui se bat pour sa survie politique, est au centre de l'attention. Selon les derniers sondages, si des élections étaient organisées aujourd'hui, le parti perdrait plus de la moitié des ses sièges au sein de la Chambre des Communes. La presse européenne analyse la situation du Labour.

Extraits des publications suivantes:
The Guardian - Royaume-Uni, Süddeutsche Zeitung - Allemagne, Trouw - Pays-Bas, Corriere della Sera - Italie

The Guardian - Royaume-Uni

La chroniqueuse Jackie Ashley examine dans le quotidien The Guardian la marge de manœuvre possible des conspirateurs contre Gordon Brown : "L'air plus sain de Manchester a déjà permis de mettre certaines choses au clair. Premièrement : cette conférence n'est pas d'une grande importance. Il y aura un semblant d'unité. Celle-ci ne durera qu'un temps. Deuxièmement : le mouvement visant à renverser Gordon Brown s'est déplacé des derniers rangs des députés et des rangs ministériels inférieurs vers le cabinet. Troisièmement : la meilleure arme de Brown reste la division de ses adversaires. ... Rien ne pourra aider tant qu'il ne sera pas en mesure de calmer son cabinet. ... Brown doit regarder ses collègues dans les yeux et les faire revenir à la promesse qu'il sera un chef d'équipe. Je ne crois pas qu'il le fera. Par conséquent, je pense qu'il y aura au final une tentative de putsch. Celle-ci aura lieu une fois que le congrès, sous ses faux airs d'unité, sera achevé." (22.09.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung analyse la crise à la tête du Labour. "Une nouvelle fois, le parti se rassemblera derrière Brown, même si c'est en grinçant des dents. Cela tient moins à sa personne qu'aux circonstances : ses adversaires au sein du parti sont d'accord sur un point, il doit partir - pour le reste, les esprits de déchirent. Certains veulent le renverser immédiatement, les autres veulent encore attendre. ... Une confusion totale règne sur la question de savoir qui doit remplacer Brown. Les candidats ne manquent pas, mais ils sont loin de susciter une large approbation. Auprès de l'électeur, ils s'en sortiraient encore moins bien que le titulaire actuel du mandat - à une exception : l'ex-Premier ministre Tony Blair. ... La camarilla de Brown a suivi jusque-là une tactique dilatoire : il faut toujours donner une nouvelle chance au Premier ministre. On arrivera bon an mal an en juin 2010 où il faudra voter définitivement. Le Labour sera alors menacé de disparaître en tant force politique - étant donné la situation actuelle et la cruauté du mode de scrutin majoritaire. ... En Grande-Bretagne, il y a un homme politique qui salue ce scénario : le chef des Tories, David Cameron. Il préfère un Brown d'occasion à un successeur fraîchement élu." (22.09.2008)

Trouw - Pays-Bas

Le quotidien Trouw établit un parallèle entre la crise du Labour et la crise de la social-démocratie dans les pays d'Europe de l'Ouest : "La social-démocratie rencontre des difficultés en Europe occidentale. Aux Pays-Bas, les sondages tracassent le PvdA [social-démocrate], en Allemagne le SPD [parti social-démocrate allemand] a opté pour un changement de dirigeant pour stopper la chute, en France les socialistes n'ont toujours pas digéré la victoire de Sarkozy aux élections présidentielles. Partout les sociaux-démocrates se débattent avec la question de savoir comment aborder l'immigration et dans quelle mesure ils doivent modérer ou poursuivre la libéralisation et l'allègement de l'Etat-providence. C'est certainement aussi valable pour la Grande-Bretagne. .. Face aux problèmes structurels qui donnent du fil à retordre aux partis de gauche, le Labour ferait bien de moins se concentrer sur la question de savoir s'il a besoin d'un autre dirigeant." (22.09.2008)

Corriere della Sera - Italie

Le quotidien italien Corriere della Sera se réfère dans son analyse aux résultats d'un sondage publié hier dans la revue social-démocrate et libérale The Observer, indiquant que seuls 160 députés du Labour sur 346 seraient réélus en cas d'élections anticipées. "Les conservateurs de David Cameron remporteraient une victoire raz-de-marée et reviendraient à Westminster avec 398 parlementaires, un score que seule Margaret Thatcher à sa meilleure époque est parvenue à réaliser. … Avec la purge, seul le ministre des Affaires étrangères David Miliband, que beaucoup espèrent voir à la tête du Parti, parviendrait à se sauver. Dans la lutte de pouvoir interne au parti règne un armistice au congrès, pour ne pas donner une image de division et de complot à la base. Mais avec de tels résultats dans les sondages, Gordon Brown ne peut pas vraiment espérer que les députés menacés de disparition attendent jusqu'au printemps 2010, la dernière échéance électorale du chef du parti. … Les citoyens sont déçus après 11 ans de gouvernement Labour." (22.09.2008)

POLITIQUE

Žurnal24 - Slovénie

Elections législatives en Slovénie

Dans l'édition en ligne de Žurnal24, Goran Novkovič commente pourquoi le Premier ministre Janez Janša a perdu les élections législatives d'hier en Slovénie, à l'instar de son prédécesseur Anton Rop du parti de gauche LDS il y a quatre ans : ''Janez Janša, l'homme qui a mené avec succès la présidence slovène de l'UE, a perdu les élections d'hier. Anton Rop et la LDS, qui avaient permis à la Slovénie d'intégrer l'UE, ont subi le même sort en 2004. Pourquoi la même chose est-elle arrivée aux deux hommes politiques ? … Avec l'introduction de l'euro et la présidence du Conseil de l'UE, la Slovénie a atteint un sommet au niveau international. Les électeurs s'intéressent à des questions de politique intérieure. … [Les] gens ont ressenti des contradictions dans la gouvernance de Janšas. Il y a eu d'un côté la suppression d'obstacles démocratiques, et de l'autre des affaires obscures ont été poursuivies avec des entreprises publiques et le gouvernement a dirigé le pays d'une main de fer. … Janša a fait fuir les voies du centre et obtenu les voix d'autres partis conservateurs. Les partis de gauche ont ainsi récupéré une grande partie des voix du centre que Janša avait pris au LDS en 2004 … .'' (22.09.2008)

Pravda - Slovaquie

L'impuissance de l'Europe

Ces derniers jours, une délégation de socialistes européens a observé à la loupe la tension latente qui anime les relations entre la Slovaquie et la Hongrie. "La délégation avait de bonnes raisons de le faire", estime le quotidien de gauche Pravda qui rappelle que si des socialistes gouvernent des deux côtés du Danube, ils ne trouvent pas pour autant de terrain d'entente, tandis que les voix nationalistes prennent simultanément de l'ampleur. La délégation est parvenue à la conclusion", formulée avec beaucoup de diplomatie, "que les relations bilatérales sont bonnes". En tout état de cause, les euro-socialistes ne pouvaient pas non plus exprimer un point de vue concret. Cela ne fait que deux ans qu'ils ont reproché au Premier ministre Fico de former une coalition avec des partenaires [nationalistes]. Mais ils ont ensuite vite fait montre d'indulgence. Il se peut que le gouvernement n'ait rien fait d'un point de vue juridique et politique qui menacerait la minorité [hongroise]. En usant d'un vocabulaire radical, il a cependant contribué à ce qu'un esprit d'intolérance se répande. Les socialistes européens ont donné leur feu vert à cette tendance. ... Or les structures de l'UE sont justement là pour régler d'éventuelles querelles entre ses membres." (22.09.2008)

Polska - Pologne

Débarrassons-nous de l''Institut de dénigrement national'

La coalition conservatrice-libérale au gouvernement en Pologne entend diminuer le budget de l'Institut pour la mémoire nationale (IPN) qui est chargé d'élucider les crimes communistes et nazis. Dans une tribune adressée au quotidien libéral Polska, le journaliste de télévision Thomasz Lis réclame la suppression de l'IPN, car il dénigre l'ancien héro révolutionnaire et le président Lech Wałęsa. "Pourquoi devrais-je sponsoriser la liberté de la recherche qui a pour conséquence qu'on appelle noir ce qui est blanc et inversement. ... Je me fiche de la liberté d'expression qui permet qu'un héros de la société libre [Solidarność] soit traité de parasite qui non seulement aurait collaboré mais aussi détruit. ... La liberté justifie les plus grands sacrifices. Mais les gens qui crachent sur les meilleurs des meilleurs n'ont pas beaucoup de valeur. Comment peut-on témoigner sa considération à un peuple dans lequel des personnes sont souillées alors que ces mêmes personnes sont reçues avec respect dans un autre pays. ... Méritons-nous de l'estime lorsque nous ne sommes pas en mesure d'avoir de l'estime pour nous-mêmes ? L''Institut du dénigrement national' devrait cesser d'exister. La baisse de budget est une sanction bien trop minime." (22.09.2008)

Jyllands-Posten - Danemark

"L' affaire des T-Shirts" au Danemark

Au Danemark, un groupe d'activistes politiques a fait imprimer des T-shirts, qu'il a ensuite vendus pour rassembler des fonds pour le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et des Forces armées révolutionnaires de Colombie FARC. Ils ont été condamnés la semaine dernière pour avoir financé des activités terroristes. Le quotidien Jyllands-Posten salue cette nouvelle condamnation dans ce que l'on appelle "l'affaire des T-shirts". Un tribunal de première instance avait déjà acquitté les six activistes il y a neuf mois étant donné que les "FARC et le FPLP ne seraient pas des groupes terroristes d'un niveau tel que l'on puisse définir automatiquement le soutien économique comme étant un acte de soutien au terrorisme. Cette argumentation est fausse puisqu'une organisation criminelle n'est pas légale et propre sous prétexte qu'elle ... s'occupe de n'importe quel projet humanitaire et, par conséquent, honorable. ... Lorsque les soi-disant dispositions contre le terrorisme ont été intégrées au code pénal, certaines inquiétudes ont été exprimées : en effet, on craignait de voir la sécurité juridique générale des citoyens menacée par l'excès de zèle politique condamnant les terroristes et leurs partisans. Cette crainte s'est provisoirement dissipée et cela sert l'honneur de la justice danoise. La sécurité juridique des citoyens doit toujours être la priorité absolue. Mais il faut souligner que la naïveté et l'engouement ... ne sont pas des circonstances atténuantes." (22.09.2008)

La Repubblica - Italie

Organisé contre le racisme ?

Suite à une série d'incidents à caractère xénophobe perpétrés à l'encontre d'immigrés en Italie, le quotidien La Repubblica constate une évolution de l'attitude des immigrés. "La passivité a une fin. Les immigrés n'acceptent plus la violence en silence. ... En Italie, les foyers de crise ne sont pas limités aux banlieues comme en France mais sont dispersés dans tout le pays. L'Italie est socialement et géographiquement une banlieue [zone suburbaine]. Les récents incidents montrent [pourtant] que l'époque actuelle – malgré les tentatives inexcusables de la justification des crimes [par la politique] – n'est pas encore marquée par un conflit [racial] acharné et inflexible. La seconde génération des immigrés est de plus en plus convaincue de la nécessité, même en Italie, de créer une organisation SOS racisme, selon le modèle français, contre la discrimination – une organisation multisectorielle pour l'amélioration et la garantie de l'intégration. Une issue dont les alliés politiques ont besoin, ce qui est problématique dans l'Italie actuelle où l'opposition contre les immigrés et certainement pas leur intégration, est un facteur de succès électoral plus sûr." (22.09.2008)

RÉFLEXIONS

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Michael Martens sur la reconnaissance du Kosovo

Le processus de reconnaissance du Kosovo se met péniblement en marche en Europe du Sud-Est, écrit Michael Martens dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. La Grèce, la Roumanie, la Macédoine, le Monténégro ou la Bosnie-Herzégovine n'ont à ce jour toujours pas reconnu l'indépendance du Kosovo. La Bulgarie, la Croatie et la Hongrie ont eu tant de mal à franchir le pas qu'ils n'ont osé s'y résoudre que de façon conjointe, afin de répartir le poids de la colère serbe sur le plus grand nombre d'épaules possibles. Cela n'est pas surprenant, car si l'on ne craint pas les sanctions serbes en Amérique centrale, en Afrique occidentale ou sur un atoll du Pacifique, il en va autrement dans la région. … C'est pourquoi l'intégration du Kosovo reste incomplète justement au sein de la communauté des Etats situés dans son voisinage direct, là où elle serait la plus importante pour des raisons économiques. … Jusqu'à présent, Bucarest ne rechigne pas seulement à reconnaître le Kosovo parce qu'elle craint que la minorité hongroise de Roumanie ne prenne exemple sur les Albanais du Champ des merles. Après les événements en Géorgie, la considération apportée à la République voisine de Moldavie, dont la Roumanie se présente comme l'avocat, joue aussi un rôle important. Personne ne veut offrir de prétexte à Moscou pour 'résoudre' le conflit relatif à la région séparatiste moldave de Transnistrie, soutenue par la Russie, selon un modèle néo-soviétique. En Grèce, des considérations semblables jouent un rôle avec Chypre. … La reconnaissance du Kosovo par l'Etat tri-national de Bosnie-Herzégovine semble impossible actuellement. Le toujours prééminent traité de paix de Dayton de 1995, qui s'est révélé dans le fond être un arrangement par rapport à la division durable du pays, permet aux Serbes de Bosnie d'empêcher la prise d'une telle mesure." (22.09.2008)

Dnevnik - Slovénie

Dejan Kovac à propos des mosquées en Europe

A l'occasion de la manifestation du parti d'extrême droite pro Cologne dans le centre ville de Cologne, Dejan Kovac analyse dans sa chronique la situation des Musulmans en Europe. La construction de mosquées devient un problème récurent : "... Dans toute l'Europe, on compte environ 6000 mosquées. ... Quelques centaines de nouvelles mosquées ... ne posent aucun problème dans une société laïque. Cela devient pourtant problématique quand une guerre de religion se déclare, et c'est ce dont il s'agit en Europe. La demande d'une intégration des valeurs chrétiennes dans la constitution européenne, puis dans le traité de Lisbonne en tant que document de base de l'Union européenne, était un appel clair à une croisade contre les hérétiques, les athées et les fidèles d'autres religions. Les chefs d'Etat des pays dans lesquels l'Eglise et l'Etat sont soi-disant séparés, ont non seulement eu une réaction inappropriée à cette demande, mais ils se sont réappropriés cet appel. ...'' (22.09.2008)

ÉCONOMIE

Rue89 - France

Les bons côtés de la crise financière

Une semaine après l'insolvabilité de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers, Pascal Riché estime sur le site Internet Rue 89 que la crise financière internationale a aussi de bons côtés. "D'abord, ce que nous avons vécu [la semaine passée] vaut bien mieux que la situation qui prévalait juste auparavant : un système bancaire où l'on camouflait les pertes sous les tapis, où l'on niait ses erreurs, où l'on cachait les cadavres dans les placards, où l'on mendiait de l'aide aux pouvoirs publics. Un tel système, s'il s'était perpétué, aurait conduit à faire apurer les milliards de pertes des banques, pendant des années par les contribuables. ... Il valait mieux crever l'abcès, c'est ce que les autorités américaines ont commencé à faire. C'est aux banques et à leurs actionnaires - tous ceux qui ont commis l'erreur de spéculer de façon irresponsable sur l'immobilier - de supporter ces dizaines de milliards pertes, pas au contribuable. ... De cette crise historique peut sortir une économie plus solide, moins dépendante de la finance et de ses excès. C'est maintenant aux politiques de jouer : à eux de bâtir une règlementation bancaire plus simple, plus transparente, et à veiller qu'on ne puisse pas la contourner par des tours de passe-passe comptables. ... Si la finance folle est mise au pas, si l'intérêt de l'action publique est redécouvert, cela ne peut pas être une mauvaise nouvelle." (22.09.2008)

Eesti Päevaleht - Estonie

La Suède recrute des médecins estoniens

L'Estonie souffre de plus en plus de l'émigration de ses médecins : les Etats nordiques où les salaires sont plus élevés recrutent des médecins en Estonie, écrit le quotidien Eesti Päevaleht. Dans le seul cas de la Finlande, en 2007, ils étaient 360 médecins, 65 infirmières et 30 dentistes estoniens à y travailler. "A présent, c'est la commune de Gävleborg, en Suède, qui a lancé une campagne dans les Etats baltes pour recruter de 20 à 30 médecins. ... L'intérêt des Estoniens à travailler dans les hôpitaux suédois augmente d'année en année. ... Bien que les salaires des médecins en Estonie aient augmenté ces dernières années, ils continuent d'être nettement plus élevés en Suède qu'ici. Et plus les médecins estoniens sont nombreux à émigrer en Suède, plus ce pays devient attractif pour les médecins estoniens parce qu'ils ... y sont [alors] accueillis par une communauté estonienne. ... La Suède recherche maintenant des médecins urgentistes, des psychiatres et des chirurgiens dans les Etats baltes. De bonnes connaissances de la langue suédoise ne sont pas nécessaires : en Suède des cours de langue sont proposés aux médecins immigrés." (22.09.2008)

CULTURE

De Telegraaf - Pays-Bas

La fête du sucre : un jour férié ?

De nombreuses écoles néerlandaises ferment pour laisser la possibilité aux élèves de célébrer la fête du sucre à la fin du ramadan. Le tabloïd De Telegraaf met en garde contre le fait que cela puisse laisser la porte ouverte à l'introduction d'un jour férié national islamiste : "Il est clair que la fête du sucre ne fait pas partie des jours fériés traditionnels aux Pays-Bas. ... Les jours fériés sont déterminés aux Pays-Bas par la culture et de ce fait, aucune école, même si elle est fréquentée par de nombreux élèves musulmans, ne peut faire exception. Si les écoles remettent malgré tout en question les jours fériés, il faut alors intervenir immédiatement. Tricher avec la culture en mettant sur un pied d'égalité la fête du sucre et la fête de Noël, conduit plutôt à une plus grande polarisation dans la société et constitue par là même un nouvel obstacle sur la voie de l'intégration." (22.09.2008)

COULEURS LOCALES

Kapital - Bulgarie

Gaspillage pour la fête de l'indépendance bulgare ?

La Bulgarie fête aujourd'hui le 100ème anniversaire de son indépendance. L'hebdomadaire Kapital estime que les sommes faramineuses dépensées pour les fêtes et les manifestations pompeuses devraient plutôt être consacrées aux campagnes politiques et aux élections : "Bien que le 22 septembre soit le jour de l'indépendance, les festivités ne se terminent que le 6 mai [jour de l'armée bulgare] de l'année suivante avec une parade de 200 000 euros. L'ambiance festive dure ainsi pendant neuf mois pleins et les dépenses dépasseront les 5 millions. ... Tout ce gaspillage et ces tirs de feux d'artifice se termineront juste avant l'ouverture officielle de la campagne pour l'élection du Parlement européen suivie de celle du Parlement bulgare. Les gouvernants auront toutefois un peu économisé - une série de fêtes au Parlement européen et à la Commission européenne se dérouleront en 2009 au moment où la Bulgarie célèbrera sa deuxième année d'adhésion à l'Union européenne. On fait ainsi d'une pierre deux coups. Reste la question de savoir ce que l'on souhaite fêter précisément - le gel des subventions des programmes de préadhésion ou les éventuelles sanctions prises en raison du problème des déchets et le numéro d'urgence 112. ..." (22.09.2008)

 

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