Dans le quotidien Financial Times Deutschland, Andreas Theyssen demande aux Européens de s'investir plus fortement contre l'euroscepticisme. "Nous nous sommes habitués à voir l'euroscepticisme intégrer la pensée sociale dominante. Mais il y a désormais une nouvelle qualité : la phobie de l'UE devenue convenable, gagnante politiquement. Il faut à tout prix que nous ne nous habituions pas à celle-ci. En Autriche, le Parti au gouvernement SPÖ a remporté les élections suite à une campagne ouvertement hostile à l'UE. … En République tchèque, la phobie de Bruxelles du président Vaclav Klaus est légendaire. En Irlande, le milliardaire Declan Ganley a mené une campagne qui a donné lieu au vote négatif de ses compatriotes sur le traité constitutionnel européen ... et ainsi plongé toute l'Union dans la paralysie. Désormais, chaque ennemi de l'UE est disposé à s'unir aux forces hostiles à l'UE en République tchèque, Suède, France, Grande-Bretagne ou Pologne. Et que font les pro-européens ? Dans la mesure où ils ne sont pas complètement planqués, ils sont frappés d'immobilisme. Or il est temps de s'engager enfin pour l'Union européenne, l'un des projets politiques les plus fascinants des temps modernes. Il est temps d'arrêter enfin de porter un regard – indéniablement existant – sur les petits bureaucrates de Bruxelles et montrer ce que l'UE est vraiment. … L'UE a assurément besoin de réformes, mais elle est aussi un projet pour lequel il vaut la peine de se battre. C'est la raison pour laquelle les pro-européens ne doivent pas abandonner la scène aux Ganley, aux Klaus ou aux Haider." (30.09.2008)
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