Henri Weber, socialiste français et député européen, analyse dans le quotidien Le Monde les causes de la crise financière mondiale actuelle : "La cause première de la crise financière et économique que nous vivons est idéologique : à la fin des années 1970, l'idéologie libérale, longtemps discréditée et marginalisée après la Grande Dépression des années 1930, a fait un retour en force. ... La critique de la faillite de l'Etat et de sa bureaucratie l'a emporté sur la critique des carences du marché. Dans sa forme moderne, le néolibéralisme repose sur deux postulats : le premier affirme que le libre jeu des marchés permet la meilleure allocation des ressources et la croissance optimale de l'économie. Le second, que les marchés sont doués de capacités autorégulatrices qui rendent l'intervention de la puissance publique dans la vie économique, non seulement inutile, mais encore nuisible. ... Trente années de déréglementations, libéralisations, dérégulations, sous la houlette des Etats-Unis et des grandes multinationales, débouchent aujourd'hui sur la crise économique la plus grave que le capitalisme ait connue depuis 1929. ... Le mythe libéral des capacités autorégulatrices des marchés en a pris un coup [du fait de la crise actuelle]. Son corollaire de l'indispensable désengagement de l'Etat, aussi." (01.10.2008)
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