Dans le contexte actuel de crise économique, on assiste au retour du keynésianisme, analyse Jean-Marc Vittori dans le journal économique Les Echos : "C'est le retour de [John Maynard] Keynes. C'est la seconde mort de Milton Friedman. La crise qui secoue l'économie mondiale ... bouscule aussi les visions économiques du monde. John Maynard Keynes, le héros des années 1930, revient au premier plan. ... Après l'explosion de la plus formidable bulle financière de l'histoire, les prix des actifs comme l'immobilier ou les actions dévissent. L'argent manque. Les banquiers doivent réparer les trous dans leurs bilans, ce qui limite leurs ardeurs prêteuses. Et surtout, en face, les consommateurs n'ont guère envie d'emprunter. La demande s'affaisse. Elle ne suffit plus à assurer le plein-emploi. Nous sommes bien dans une situation 'keynésienne' justifiant une action publique puissante. L'Etat doit dépenser beaucoup plus pour éviter la catastrophe, et le plus tôt sera le mieux. ... Dans ce tohu-bohu, les partisans du marché ne parviennent plus à faire entendre leur voix. L'urgence, c'est de sauver l'économie, en recourant aux prescriptions du docteur Keynes. A côté, Milton Friedman fait figure d'architecte. Son laisser-faire peut éventuellement nous aider à bâtir un système plus efficace quand l'économie va bien, pas quand elle est au bord de l'asphyxie." (24.11.2008)
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