szmtag

08.01.2009

euro|topics illustration
euro|topics
 

Revue de Presse | 25.11.2008

 

À LA UNE

La Grande-Bretagne diminue sa TVA

La Grande-Bretagne diminue sa TVA

 

Le gouvernement britannique baisse la TVA de 17,5 à 15 pour cent afin de relancer la conjoncture. La presse européenne discute du pour et du contre d'une telle mesure. Une telle initiative pourrait-elle également aider l'économie d'autres pays ?

Extraits des publications suivantes:
The Guardian - Royaume-Uni, The Irish Times - Irlande, die tageszeitung - Allemagne, La Repubblica - Italie, To Ethnos - Grèce

The Guardian - Royaume-Uni

Le quotidien de gauche The Guardian s'interroge : "Les remèdes [du chancelier de l'Echiquier Alistair] Darling fonctionneront-ils ? Certains peut-être. L'ensemble de mesures destiné à aider les petites entreprises est excellent : il est ciblé et rigoureux. Le soutien aux consommateurs – dont la part du lion est la baisse de la TVA – semble plus risqué, bien qu'il soit judicieux de cibler les retraités et les pauvres, ceux-ci payant en général une part plus importante de leurs revenus. Il est toutefois peu probable que l'économie connaisse la récession courte et intense que le gouvernement prédit. … L'élément déterminant pour remettre l'économie en état de marche n'est pas d'augmenter les dépenses publiques mais d'inciter les banques à prêter à nouveau de l'argent. Jusque-là, les prévisions de croissance et des finances publiques sont tout autant énigmatiques que les analyses." (25.11.2008)

The Irish Times - Irlande

Le quotidien irlandais The Irish Times estime que le pas franchi par les Britanniques comporte un risque acceptable mais qu'il désavantage l'économie irlandaise : "La stimulation en matière de politique budgétaire – grâce à une réduction d'impôts peu élevés – représente un jeu de loterie calculé. Face à la faiblesse de l'économie britannique, cela représente pourtant un risque qu'on devrait prendre. … La décision d'hier pourrait être désavantageuse pour l'économie irlandaise. Dans les régions frontalières, la faiblesse persistante de la livre britannique a rendu les marchandises britanniques très bon marché. Pour les visiteurs de la République [d'Irlande], un taux de TVA de 15 pour cent rendra les achats transfrontaliers encore plus attractifs. … Cela arrive exactement au moment où le gouvernement [irlandais] vient d'augmenter la TVA d'un demi-point à 21,5 pour cent. Avec une livre sterling qui va continuer à chuter en raison du paquet fiscal annoncé hier, le préjudice semble encore plus important." (25.11.2008)

die tageszeitung - Allemagne

Le quotidien de gauche die tageszeitung salue l'intervention britannique. Naturellement, une baisse de la TVA coûterait cher au gouvernement allemand, mais la Grande-Bretagne a également trouvé une solution à ce problème : "La baisse des impôts devrait être compensée plus tard par des impôts sur les revenus plus élevés pour les riches. C'est bien comme ça ! En fin de compte, cela devrait aussi corriger une situation sociale critique qui existe également en Allemagne depuis trop longtemps. Si la charge principale du financement de l'Etat est transférée des impôts directs – c'est-à-dire des impôts sur la consommation – vers les impôts indirects, la part principale des dépenses de l'Etat sera à nouveau supportée par la catégorie des hauts salaires. Qui aurait pensé qu'on souhaiterait un jour prendre la Grande-Bretagne comme exemple en matière de politique fiscale ? Mais c'est ainsi. A vous de jouer, Mister Brown ! (25.11.2008)

La Repubblica - Italie

Le quotidien italien La Repubblica salue la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée qu'il considère comme un acte de justice sociale de la part du Premier ministre Gordon Brown : "L'augmentation des impôts sur les revenus - de 40 à 45 pour cent - pour financer la réduction de la TVA concerne près de 300 000 personnes, donc une minorité, mais elle met fin à l'alliance créée par [le prédécesseur de Brown Tony] Blair entre le New Labour et la classe privilégiée. La hausse de la dette publique de 2,8 à 4 pour cent du produit intérieur brut dépasse le seuil maximum de 3 pour cent fixé par Maastricht pour les pays de la zone euro, mais le chef du Labour se soucie peu de cela, d'autant plus que l'Angleterre n'appartient pas à cette zone et que la dette est malgré tout moins élevée qu'il y a dix ans. … L'opposition Tory de David Cameron est critique sur ce point. Car ce qu'on donne aujourd'hui devra être remboursé demain. Mais la première réaction du marché financier, une forte hausse des cours de la bourse, est positive. Si l'économie devait également réagir de façon positive d'ici Noël, Brown pourrait avoir remporté son pari." (25.11.2008)

To Ethnos - Grèce

Le quotidien To Ethnos critique la décision du gouvernement grec d'augmenter les impôts de 7,1 milliards pour l'année 2009, dans le but affiché de venir à bout de la crise économique : "Les gouvernements d'autres pays qui souhaitent résoudre le problème ont pris des mesures complètement différentes. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, en apporte la preuve. … Il a en effet diminué la taxe sur la valeur ajoutée de 2,5 points et réduit l'imposition des citoyens faibles économiquement, afin de relancer le marché. … Le gouvernement grec procède comme s'il ne voulait pas ou ne pouvait pas comprendre. Pour cette raison, les pratiques qu'il poursuit sont les mêmes que celles de l'année dernière ou d'il y a deux ans : une forte imposition lui permettant de masquer l'échec de la politique financière. … Le gouvernement n'est pas seulement incapable de développer une politique sérieuse, mais il n'est pas non plus en mesure de suivre la stratégie des autres pays de l'UE." (24.11.2008)

POLITIQUE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Critique à Kaczyński

Le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza critique l'attitude du président polonais Lech Kaczyński lors d'une visite d'Etat en Géorgie : "Le président polonais a soutenu sans réserves le chef du gouvernement de la Géorgie, Mikheïl Saakachvili, qu'il est difficile de qualifier de politique responsable. Oui, naturellement, la situation en Géorgie est dramatique et on ne peut pas abandonner ce pays à son sort. Oui, naturellement, la Russie n'a pas respecté l'armistice qui avait été conclu en août. Mais on doit pourtant aider les Géorgiens efficacement et de façon raisonnée – et non en risquant de s'attirer sarcasmes et moqueries ainsi que la méfiance des alliés de l'OTAN et de l'UE. Et pas non plus comme un partisan. On ne peut pas non plus porter un jugement manichéen sur la guerre comme le fait le président." (25.11.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le droit plutôt que la vengeance pour un ancien terroriste

Christian Klar, un ancien membre de l'organisation terroriste d'extrême gauche Fraction armée rouge (RAF), devrait être libéré de prison après 26 années de détention. Le quotidien Süddeutsche Zeitung trouve cette décision justifiée : "Klar n'a certes exprimé aucun regret. Mais la loi n'exige pas que le malfaiteur se transforme en pêcheur repenti au cours de sa détention. Même un grand criminel doté d'un sens sommaire de la culpabilité doit pouvoir avoir la chance de passer le reste de sa vie en liberté, s'il a suffisamment payé pour ses actes et s'il n'est plus dangereux. C'est la dignité humaine qui l'impose ; c'est le principe que les juges ont appliqué, sans colère et sans zèle. Beaucoup d'individus ne comprendront pas cette libération. Il y a en effet dans la société un besoin de sanction qui dépasse largement la justice et la loi. La tâche des juristes de droit pénal n'est donc pas seulement d'enfermer mais aussi de libérer : l'opinion publique doit être ouverte à la pensée d'un droit pénal humain. » (25.11.2008)

Diário de Notícias - Portugal

Le traité de Lisbonne comme solution à la crise

Pour l'ancien chef d'Etat Mário Soares, la ratification du traité de Lisbonne au cours de la présidence tchèque du Conseil de l'UE constituerait la première étape pour sortir de la crise. La ratification semble pourtant improbable : "Tandis que les Etats-Unis sont redevenus le pays où tout est possible après l'élection de Barack Obama, l'Europe reste elle paralysée et désorientée. Un mois avant le début de la présidence de la République tchèque - qui laisse planer de nombreuses incertitudes et doutes quant à l'avenir de l'Union européenne – une ratification du traité de Lisbonne par les 27 pays membres de l'UE semble plutôt peu vraisemblable. En raison du désastre néolibéral et de la perspective d'un nouveau cycle politico-économique, le traité a même perdu de son importance. Mais la solution de la crise dépend de la nouvelle voie qui sera prise. … Il est inquiétant que de nombreux dirigeants européens ne l'aient pas encore compris. … L'Europe ne va pas bien. Nous devons l'admettre pour commencer à procéder au revirement nécessaire." (25.11.2008)

Večer - Slovénie

Le nouveau gouvernement doit fonctionner

Le quotidien Večer estime que la nouvelle formule de coalition gouvernementale en Autriche doit fonctionner : "Cette nouvelle période, marquée par la crise économique, a imposé au social-démocrate Werner Faymann (SPÖ) de rapidement former un gouvernement. C'est pourquoi le futur chancelier ne voulait pas attendre jusqu'à Noël. … Le fait qu'Ursula Plassnik ne soit plus ministre des Affaires étrangères a suscité une grande attention ; … la précédente coalition a finalement échoué en raison des divergences d'opinion sur la politique européenne. … Si la récession n'engloutit pas toutes les promesses de coalition, cela pourrait être une bonne chose. Même si, aux yeux de l'opposition, l'accord de coalition est creux et non visionnaire – le populiste de droite Heinz-Christian Strache estime même qu'il est épouvantable – les partis au gouvernement savent bien que l'heure n'est plus à la plaisanterie. S'il ne parviennent pas à gouverner en ces temps difficiles, ce seront les populistes de droite qui prendront le relais la prochaine fois." (25.11.2008)

RÉFLEXIONS

Népszabadság - Hongrie

Elemér Hankiss sur le renforcement de la solidarité sociale

Dans le quotidien progressiste de gauche, le sociologue Elemér Hankiss réfléchit à la possibilité que la société civile contribue à la gestion de la crise par l'Etat. « Même si nous ne le reconnaissons pas, notre mode de vie a bel et bien changé. Nous sommes devenus plus économes : on gaspille moins de nourriture, on baisse le chauffage de quelques degrés, on reporte l'achat d'une voiture et la date de départ en vacances, on sollicite moins les cartes de crédit, on travaille un peu plus, on fume et on boit quelques bières en moins. … Mais dans la vie, il y a un domaine dans lequel nous devrions dépenser plus dans des périodes difficiles : pas nécessairement de l'argent, mais du temps et de l'énergie. Nous devrions accorder plus d'attention à ce domaine aujourd'hui que nous ne l'avons fait jusque là. … L'hiver arrive. Il ne serait pas normal que plus de personnes qu'avant aient froid . Les coûts de la vie augmentent. Il ne serait pas normal que plus d'enfants aient faim en allant à l'école. … Les salaires réels chutent. Il ne serait pas normal que les patrons acceptent les pertes de profit, pillent davantage leurs employés et que la qualité de leurs produits baisse. Et il ne serait surtout pas normal que ceux qui sont plus à l'aise financièrement aident moins leurs concitoyens dans le besoin par crainte, par prudence ou en raison de leur sens des responsabilités à l'égard de leurs familles. Il ne serait pas normal qu'une solidarité sociale déjà faible continue de décliner, et que la société soit davantage atomisée." (25.11.2008)

Les Echos - France

Laurent Cohen-Tanugi sur le nouvel agenda des Etats-Unis

L'avocat et essayiste Laurent Cohen-Tanugi se demande dans le journal économique Les Echos pourquoi l'Europe ne figure pas sur l'agenda des Etats-Unis : "[L'élection de Barack Obama est] d'abord et avant tout une importante et émouvante affaire américaine. … Si l'on ajoute à cette réalité la sévérité de la crise économique et financière qui secoue la plus grande puissance de la planète, on comprendra que l'agenda de l'administration Obama … sera d'abord national. Ceci ne signifie pas que la nouvelle équipe au pouvoir à Washington ne sera pas plus ouverte à l'égard de l'Europe. Mais les Américains les mieux disposés à voir en elle le partenaire privilégié des Etats-Unis sont aussi les plus exigeants à son égard … Le trio Sarkozy-Brown-Merkel est bien plus attrayant, cohérent et constructif que le front Chirac-Schröder-Poutine … , et l'Union européenne sous présidence française a démontré une vraie capacité de leadership. … Mais cela ne suffira pas, face à une Amérique moralement renforcée par son vote historique, et surtout face à l'accumulation des dossiers difficiles et potentiellement conflictuels entre les deux rives de l'Atlantique et au sein même de l'Union européenne : Afghanistan et Pakistan, en tête des priorités de Barack Obama ; Iran, dont le programme nucléaire se poursuit ; Russie, avec les questions de l'élargissement de l'Otan et de la défense anti-missiles, sans oublier l'Irak, le Proche-Orient et les grands sujets multilatéraux." (25.11.2008)

ÉCONOMIE

Neatkarīgā Rīta Avīze - Lettonie

L'aide du FMI à la Lettonie

Après la Hongrie, la Lettonie est le deuxième pays de l'UE à entamer des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir d'éventuelles aides financières, afin de surmonter la crise financière. Le quotidien Neatkariga Rita Avize s'interroge sur la véritable gravité de la situation : "Faire une telle demande revient à hisser le drapeau blanc. Cela signifie qu'un Etat n'a plus les ressources financières lui permettant de maintenir en vie son économie et de garantir la stabilité de sa monnaie. L'étape suivante ne peut être que la faillite de l'Etat. Le FMI a déjà aidé de cette façon le Pakistan, la Hongrie, l'Ukraine et l'Islande. La Lettonie fait désormais partie du groupe des économies nationales menacées. … Mais ni le premier ministre, Ivars Godmanis, ni le ministre des Finances, Atis Slakteris, n'ont révélé l'importance de l'aide demandée. Au lieu de cela, ils répètent continuellement qu'il faut d'abord mener des négociations." (25.11.2008)

De Volkskrant - Pays-Bas

La fin du temps de l'Occident

L'une des conséquences de la crise financière semble être la fin du temps de l'Occident et l'avènement de l'ère de l'Orient. Selon le quotidien De Volkskrant, l'Europe ne doit pas se laisser intimider par l'Asie. "La liberté individuelle d'opinion et d'action, qui a fortement augmenté, a justement permis depuis les Lumières l'avancée de l'Occident parce que celle-ci était indispensable à l'avancée de ce dernier. Une société dotée d'une police de la pensée, même si elle est tournée vers l'intérieur et non vers l'extérieur, aura plus tendance à rencontrer des obstacles sociaux infranchissables. Cela vaut aussi bien pour la Chine que pour l'Inde. … C'est justement l'incapacité à mener une discussion ouverte par crainte de perdre le pouvoir qui rend la Chine plus vulnérable que l'Europe ou l'Amérique en temps de crise. Car ce pays ne dispose pas d'une soupape officielle permettant d'exprimer le mécontentement. Cela illustre en même temps les limites du modèle asiatique autoritaire." (25.11.2008)

Der Nordschleswiger - Danemark

Promouvoir les technologies vertes

Malgré la crise financière, l'optimisme règne au Danemark avec la croissance de l'industrie "verte". Le gouvernement danois veut accorder des crédits, dits crédits CO2, aux entreprises qui diminuent leurs émissions de gaz à effet de serre par leurs investissements, de façon à ce que chaque tonne de CO2 économisée à l'étranger augmente leurs profits dans le pays. Le quotidien Der Nordschleswiger salue une "politique danoise intelligente qui introduit des crédits nationaux de CO2, à une période où de nombreuses banques sont justement très réticentes à accorder des crédits. A partir de là, des solutions écologiques peuvent être trouvées. Des solutions non seulement positives pour l'environnement, mais qui créent aussi des emplois au Danemark." (25.11.2008)

CULTURE

Gândul - Roumanie

La lecture est de nouveau très appréciée

La foire internationale du livre de Bucarest, la Gaudeamus, a attiré 100 000 visiteurs le week-end dernier. Le journal Gandul se demande pourquoi la lecture est de nouveau si appréciée : "Le niveau de vie a augmenté, de telle sorte que les gens peuvent se permettre plus que le simple nécessaire vital. A cela s'ajoute une réalité réjouissante : la culture attire un public bien plus important que les années précédentes. Les raisons à cela sont évidentes. L'intérêt pour la politique a considérablement diminué, et même la télévision, souvent accusée d'avoir volé des consommateurs potentiels de culture, a perdu de son poids par sa propre faute. Les programmes télévisés manquent d'originalité, il s'agit toujours des mêmes types d'émissions, toujours des mêmes protagonistes. … L'individu qui cherche toujours une distraction peut trouver une satisfaction agréable et bon marché dans la lecture. (25.11.2008)

MÉDIAS

Eesti Päevaleht - Estonie

Plus d'émissions en russe à la télévision estonienne

Pour empêcher l'endoctrinement de sa minorité russe par les médias de Russie, l'Estonie envisage désormais de créer une nouvelle chaîne de télévision russophone. La première étape devrait consister à inclure plus d'émissions en russe dans les programmes existants. Le quotidien Eesti Päevaleht réfléchit aux différentes priorités : « Il est particulièrement important qu'il y ait aussi des journaux télévisés en russe. La version russe de l'émission 'Caméra actuelle' a déjà attiré de nouveaux collaborateurs qui permettent au programme d'être plus indépendant et de devenir un véritable programme russe, au lieu de n'être qu'un clone de la version estonienne. La décision de programmer les émissions russophones en soirée est également très positive. Car jusqu'à aujourd'hui, elles étaient surtout programmées en journée, quand la plupart des téléspectateurs potentiels étaient dans le bus, en voiture ou dans la rue." (25.11.2008)

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31