Le quotidien Les Echos examine la notion de marché et analyse comment son importance a évolué au cours de l'histoire, notamment avec la création des marchés financiers : " 'Si au moins je savais où il est, ce marché noir, j'irais bien ! » Voilà ce que disait une brave femme, à Paris, sous l'Occupation, quand les pratiques clandestines étaient une nécessité. Qu'avait-elle donc en tête ? A l'évidence, qu'un marché est d'abord un lieu. Un endroit où l'on vient. … Bref, un emplacement réel, fixe, où l'on se rencontre pour acheter et vendre. … Car, au fil des siècles, les marchés furent effectivement des places, où venaient se rencontrer l'offre et la demande, où les prix se fixaient. … Cet ancrage des marchés dans un lieu, les places boursières et leur développement au XIXe et au XXe siècle ne l'ont pas défait. A Wall Street [à New York] ou à la City [à Londres], … on achète et vend titres et actions plutôt que veaux, vaches, cochons et couvées, mais il faut toujours que s'ajustent les prix et que se rencontrent les acteurs, … Le marché global, lui, semble n'avoir plus de lieu physique. … Du coup, quand plus personne n'arrive à savoir où il se trouve, on peut avoir l'impression que le marché devient... comment dire ? noir, par exemple." (26.11.2008)
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