Pour le chroniqueur Dejan Kovač, le fait que près d'un quart de la jeune génération grecque ne puisse pas espérer avoir un emploi dans un futur proche, est l'une des raisons des émeutes récentes : ''Depuis l'échec social de l'extrême gauche dans les années 1970, les critiques de la mondialisation, les militants pour la protection de l'environnement, les anarchistes et les rebelles en lutte contre le système, et surtout contre leurs parents, sont partis sur les routes d'Europe. En Grèce, des 'fils à maman' revenus sous l'aile de leurs parents faisaient face aux barricades de la police. C'est pourquoi ce groupe ne fera que se développer, à l'avenir, comme l'armée d'un extrémisme social que nous avons oublié en attisant la peur du terrorisme et des immigrés. Le nombre des jeunes diplômés au chômage augmente nettement en Europe, c'est un fait ; il est de 18 pour cent en Grèce, et de plus de 20 pourcent en France et en Italie. Dans ces pays, comme en Slovénie, les tensions sociales ont été atténuées par le système de l'enfance adulte – le droit de vivre agréablement chez ses parents même à 30 ans passés. Mais cet édifice s'effondre en même temps que la pyramide financière mondiale, et l'Etat patriarcal … tue lentement ses propres enfants. Dans une telle famille, Noël n'est plus l'époque de la joie, mais celui de l'incertitude et de la peur." (22.12.2008)
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