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08.01.2009

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Revue de Presse | 04.09.2008

 

À LA UNE

La Russie divise l'Ukraine

La Russie divise l'Ukraine

 

La coalition gouvernementale ukrainienne du président, Viktor Iouchtchenko, et de la Premier ministre, Ioulia Tymochenko, est de nouveau au bord de la dissolution. Les raisons de la crise gouvernementale sont les positions divergentes face à l'intervention russe dans le Caucase. En outre, le parti de Tymochenko s'est entendu avec le parti d'opposition pro-russe pour limiter le pouvoir du président. La "Révolution orange" toucherait-elle à sa fin ?

Extraits des publications suivantes:
Gazeta Wyborcza - Pologne, Der Standard - Autriche, Postimees - Estonie, Il Sole 24 Ore - Italie

Gazeta Wyborcza - Pologne

Après la rupture de la coalition gouvernementale, le quotidien libéral Gazeta Wyborcza s'inquiète de l'indépendance de l'Ukraine démocratique : "Moscou est le seul à profiter du conflit entre les politiques de la Révolution orange. … Dans le cas où la transition démocratique débutée il y a quatre ans devait se terminer par une catastrophe et par l'opprobre des vainqueurs de Maidan [la Place de l'indépendance à Kiev], la Russie récupérerait l'Ukraine dans son domaine d'influence. Elle occuperait alors ses positions avec un homme à elle. Ce qui s'est passé mardi et mercredi à Kiev ne fait que nous rapprocher un peu plus de cette catastrophe. … Les responsables au gouvernement en Pologne doivent ramener aussi vite que possible leurs partenaires ukrainiens à la raison et leur expliquer - de vive voix si nécessaire et pas à mots couverts - que le plus important n'est pas de savoir qui deviendra président de l'Ukraine dans six mois. Ce qui importe, c'est que l'Ukraine soit dirigée par un président démocratiquement élu et pas par un gouverneur général." (04.09.2008)

Der Standard - Autriche

Le quotidien Der Standard appelle les partis divisés à retrouver une unité au regard de la politique d'hégémonie de la Russie : "La nouvelle édition de la coalition orange … est victime de l'ancienne lutte pour le pouvoir entre rivaux. … La crise dans le Caucase a aggravé ce conflit parce que les relations avec la Russie sont depuis toujours un sujet difficile dans ce pays. … Or, dans le contexte de la situation difficile dans la région, la crise du gouvernement arrive au mauvais moment. Certes, les craintes d'une action militaire des Russes en Ukraine pourraient être infondées. Mais le jeu musclé de Moscou constitue également une menace pour Kiev qui aspire comme la Géorgie à des alliances occidentales. Nous avons besoin maintenant d'unité, pas de lutte électorale. C'est à cela que les partis devraient réfléchir dans les dix prochains jours." (04.09.2008)

Postimees - Estonie

Le quotidien Postimees voit une menace pour l'ensemble du développement du pays dans la lutte pour le pouvoir entre le président, Viktor Iouchtchenko, et la Première ministre, Ioulia Tymochenko : "Après la Révolution orange, nous nourrissions de grands espoirs que plus rien n'arrêterait l'Ukraine sur le chemin vers l'Occident. Mais les tensions intestines pourraient freiner l'élan de l'Ukraine et de nombreuses illusions d'alors sont entretemps parties en fumée. Après l'agression russe contre la Géorgie, il serait maintenant tellement important, que le pays soit uni car Moscou utilisera chaque faiblesse pour placer de nouveau l'Ukraine dans sa sphère d'influence et résoudre la question de la Crimée en sa faveur. Kiev doit maintenant prendre une décision de politique intérieure et faire preuve de sagesse, mais elle a aussi besoin du soutien de l'Occident et de signaux clairs en ce qui concerne une adhésion éventuelle à l'OTAN. " (04.09.2008)

Il Sole 24 Ore - Italie

Pour le quotidien Il Sole 24 Ore, la nouvelle crise gouvernementale en Ukraine constitue aussi un problème pour le gouvernement américain : "Le vote s'oriente de facto contre le président Viktor Iouchtchenko et ouvre grand la porte à une démission du gouvernement. La perspective la plus réaliste correspond à la dissolution du Parlement actuel, le troisième élu depuis 2006. Un record déstabilisant qui témoigne de la fragilité de la structure institutionnelle mais aussi politique de l'Ukraine. Le pays est caractérisé par des crises et une instabilité permanente aux effets également désastreux sur l'économie. Il faudrait que ceux qui pressent pour que Kiev rejoigne l'OTAN réfléchissent aussi à cela. … La crise grave est intervenue peu avant l'arrivée du vice-président américain, Dick Cheney, l'homme qui représente le camp interventionniste du gouvernement Bush et qui est favorable à l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'OTAN. Cheney voit en Iouchtchenko un 'canard boiteux' , ce qui est un plus pour Moscou dans le bras de fer international sur le terrain postsoviétique." (04.09.2008)

POLITIQUE

Sydsvenska Dagbladet - Suède

Sécurité juridique dans la lutte contre le terrorisme

La Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE) a levé des sanctions à l'encontre de l'organisation Al-Barakaat soupçonnée de terrorisme. L'UE avait décidé de prendre ces mesures répressives qui consistaient, notamment, à geler l'argent de l'organisation, sur le conseil des Nations unies sans preuves satisfaisantes. Le quotidien Sydsvenska Dagbladet approuve le jugement de la CJCE : "En Suède, il y a un consensus sur le fait que la sécurité juridique doit être renforcée. A ce sujet, même les services secrets de la Säpo se sont exprimés – ils s'occupent dans une très large mesure de la lutte contre le terrorisme – déclarant que les listes de sanctions de l'ONU et de l'UE 'sont étrangères au système juridique suédois'. On ne peut que souscrire aux demandes du Conseil de l'ordre des avocats suédois : les suspects doivent pouvoir se défendre, tout justiciable doit avoir droit à un examen acceptable rendu par un tribunal, les listes de sanctions doivent être mises à jour tous les trois mois, celui qui a été injustement concerné doit bénéficier d'une compensation. La CJCE n'exclut pas qu'il y ait des motifs de sanctions contre Al-Barakaat. Les sanctions peuvent donc être valables encore trois mois. Le plus important demeure le principe : le droit et la sécurité juridique vont ensemble." (04.09.2008)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Espoir à Chypre

De nouvelles négociations sur la réunification de Chypre ont débuté à Nicosie, à l'occasion desquelles le représentant de la République de Chypre, Dimitris Christofias, et le leader de Chypre Nord, Mehmet Ali Talat, se sont rencontrés dans une zone de la ville contrôlée par l'ONU. Face aux risques de conflit, il est nécessaire de faire vite, prévient le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Sous l'égide des Nations unies, les deux parties veulent négocier un règlement fédéral du conflit. Malheureusement, l'entente de principe entre les deux responsables, qui entretiennent de bons contacts l'un avec l'autre, a été de nouveau fortement mise à mal ces derniers temps par leurs prédécesseurs respectifs. L'ex-président Papadopoulos flaire la 'liquidation' de ce qu'il conçoit comme l'hellénisme (la suprématie du grec sur l'île) tandis que Rauf Denktaş, le défenseur de longue date des Chypriotes turcs, persiste dans un vieux mode de pensée, qui s'appuie sur des cercles également nationalistes, proches de l'armée turque à Ankara. Le temps presse, il faut saisir cette occasion." (04.09.2008)

Sme - Slovaquie

Gyurcsány proche de la sortie ?

Le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsány est peut-être proche de la sortie. Le chef du gouvernement a lié son avenir politique à l'approbation, par l'ex-partenaire libéral de la coalition, l'Alliance des démocrates libres (SZDSZ), d'un ensemble de mesures controversées sur un allègement de la fiscalité. Le quotidien libéral Sme analyse la politique de Gyurcsány. "Il a échoué dans ses efforts de réforme du pays et de son parti en raison de ses propres faiblesses et des faiblesses des socialistes. Ceux-ci ont réagi à toute résistance sérieuse dans la société par des intrigues et un retour à la corruption de la population habituelle sous János Kádár [l'ancien secrétaire général de l'ex-Parti socialiste des travailleurs hongrois], à l'aide des bienfaits sociaux. Que Gyurcsány soit réellement contraint de démissionner n'est encore pas fait. Il s'est jusque là distingué par une incroyable capacité de résistance." (04.09.2008)

Latvijas Avīze - Lettonie

La Transnitrie, prochaine zone de troubles ?

Le quotidien Latvijas Avīze craint que la Géorgie ne soit pas la seule victime de la politique de Moscou : "Un scénario similaire pourrait toucher la République de Moldavie. La république séparatiste de Transnitrie pourrait terroriser le reste du pays si le gouvernement de Chisinau osait se tourner un peu plus vers la Roumanie et par conséquent vers l'Occident. … Ce que décideront les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN lors de leur rencontre en décembre sera particulièrement important pour l'avenir de la Géorgie, d'autant plus que nous sauront alors qui sera le prochain président des Etats-Unis. Et l'Europe doit montrer qu'elle est en mesure d'intégrer les anciennes républiques soviétiques et de résoudre les anciens conflits par la voie diplomatique. Sur ce point nous pourrions parvenir à nous faire entendre d'avantage même si nos déclarations ne sont pas confortables pour tous." (04.09.2008)

RÉFLEXIONS

The Guardian - Royaume-Uni

Nettoyage ethnique en Ossétie du Sud ?

Dans le quotidien The Guardian, l'historien Timothy Garton Ash reproche aux milices russes de procéder à un nettoyage ethnique en Ossétie du Sud et s'interroge sur l'attitude appropriée de l'Europe vis-à-vis de la Russie : "Ce dont nous avons besoin, c'est d'une stratégie sur deux fronts qui combine les éléments d'une intimidation dure et d'un engagement habile – pour ainsi dire, guerre froide et détente. … Il doit être clair que la porte reste toujours ouverte pour le type de partenariat stratégique dont l'Occident avait rêvé dans les années 90, avec la Russie comme nouveau pilier d'un ordre international libéral. Notre base de travail doit cependant être que dans un avenir prévisible la Russie de Poutine maintiendra sa position actuelle : celle d'une grande puissance intransigeante, décidée à repousser l'influence de l'Occident et à établir ses propres sphères d'influences dans l'espace postsoviétique dans le style du XIXe siècle. … L'Europe doit faire ce qu'elle peut pour la Géorgie, y compris assurer une présence visible sur place. Mais stratégiquement, il est encore plus important de faire tout son possible pour l'Ukraine. … L'UE devrait maintenant donner à l'Ukraine une perspective claire d'adhésion. … Notre réponse devrait être réaliste dans notre jugement, non seulement de la Russie mais aussi de nos forces et de nos faiblesses. La Russie manie bien les chars. L'Europe n'est pas douée dans le maniement des chars. Mais nous pouvons faire mille autres choses qui sont plus petites, plus douces et plus lentes que les chars mais qui – à condition d'avoir le temps et de disposer de la perspective d'une éventuelle adhésion -peuvent constituer une grande force. Ce modèle européen est maintenant au banc d'essai." (04.09.2008)

El País - Espagne

L'Europe a besoin d'une politique extérieure

Le quotidien El País se penche sur la politique internationale actuelle dans le contexte historique des siècles passés et recommande à l'Europe de développer une politique extérieure autonome : "La vraie question était autrefois [après la fin de la guerre froide] et est aujourd'hui : la paix mondiale peut-elle être garantie par la suprématie unilatérale des Etats-Unis ou bien la paix mondiale doit-elle être recherchée à travers l'établissement d'un ordre multilatéral reposant sur le principe de la prééminence de l'intérêt commun sur celui des intérêts particuliers. … Les Etats-Unis ont commis la grave erreur de miser sur la défense unilatérale de leur hégémonie absolue. … Les événements en Géorgie et l'action de la Russie précédée par celle de l'Occident au Kosovo, et la tentative du président russe Medvedev d'obtenir le soutien de la Chine pour ses actes, montrent clairement quelle direction prendra désormais la politique internationale : tisser des alliances sur la base d'intérêts concurrents, dans le but de défendre ses propres intérêts et ceux de tiers. Dans ce contexte, l'Europe doit se poser certaines questions : doit-elle toujours agir, au travers de l'OTAN, comme figurante des Etats-Unis ? L'Europe ne peut-elle pas chercher à établir vis-à-vis de la Russie une relation particulière qui tienne compte de sa dépendance énergétique et, aussi, des problèmes que la Russie rencontrera avec la Chine à cause de la Sibérie ? Les Etats-Unis n'opteront-ils pas bientôt pour une entente particulière avec la Chine … reléguant ainsi l'Europe ?" (04.09.2008)

ÉCONOMIE

Les Echos - France

Une Europe à bout de souffle

Les Echos analyse l'actuelle dévaluation de l'euro : "C'est la rupture de l'été. Une rupture qui montre combien le paysage économique et financier a changé en l'espace des quelques semaines. … L'euro a été dévalué. Hier, il était au plus bas face au dollar depuis le début de l'année. … Avant les vacances, l'Amérique semblait s'enfoncer dans une crise économique tandis que l'Europe survivait. On sait aujourd'hui que l'activité a vivement progressé au printemps aux Etats-Unis alors qu'elle a chuté en Europe. … Face à ces Etats-Unis, une Europe désunie va envisager d'imaginer une méthode de relance concertée. … Si jamais ce projet finit par aboutir, il agira bien après le redémarrage de l'activité. En attendant, plusieurs pays tentent des mesures tarabiscotées de soutien de l'activité, comme … la construction de logements sociaux en Espagne. … [Il y a d'une part] une Amérique qui a du ressort politique, technologique, démographique. … [Et de l'autre] une Europe divisée, entravée, épuisée. Si la force d'une monnaie n'est pas toujours la preuve d'une économie dynamique, son affaiblissement est rarement l'indice d'une économie prometteuse." (04.09.2008)

MÉDIAS

De Morgen - Belgique

Conflit entre la Belgique et la France au sujet d'une caricature

Le sénateur français Simon Loueckhote a condamné une caricature du dessinateur Zak parue dans le quotidien De Morgen sur la mort des soldats français en Afghanistan et a demandé au président Sarkozy de porter plainte contre le journal. Le quotidien De Morgen invoque la liberté d'opinion et de la presse : "Même si cela avait été l'intention de Zak de railler les soldats concernés - ce qui n'est pas le cas - il aurait néanmoins eu le droit d'aborder un sujet ardemment débattu dans la société sur le sens ou l'absurdité d'une intervention militaire en Afghanistan. Ici s'applique tout simplement le principe de la liberté de la presse et d'opinion, des termes qui ne bénéficient pas seulement d'une longue et riche tradition en France mais qui sont également considérés comme ayant leur berceau dans ce pays. C'est justement en garantissant la liberté d'opinion de tiers que les opinions majoritaires sont assurées de ne pas être menacées. La véritable liberté d'opinion n'existe que si notre opinion n'est pas la seule à être protégée, mais surtout celle des autres." (04.09.2008)

De Volkskrant - Pays-Bas

Un reportage très critiqué

Dans le quotidien De Volkskrant, le chroniqueur Michael Zeeman critique sévèrement un reportage de la chaîne de télévision publique NPS sur le Congrès du Parti démocrate à Denver. "Est-ce ce qu'on apprend au lycée ? Une perte de mémoire assortie d'une admiration inconsciente ? … Je n'apprécie pas trop les rassemblements de partis dans les stades parfaitement mis en scène et merveilleusement filmés – entre les 'yes, we can' et le 'triomphe de la volonté', il n'y a en outre pas de grosse différence sémantique. Les organisateurs de la convention ont à mon avis un peu trop regardé les films de Leni Riefenstahl. Ce n'est pas le cas des deux psychopathes haletants que NPS a dépêchés comme 'reporters'. Ils ne savaient rien et n'auraient … pas même été capables de dire où ils se trouvaient. Ils étaient 'pour' et ils l'ont bien fait remarquer. Peut-on encore s'étonner … de la perte de confiance dans les médias établis ? " (04.09.2008)

Lidové noviny - République tchèque

Une revue littéraire riche en traditions en vente

La revue littéraire tchèque riche en tradition Literární noviny est en vente. Elle a connu son heure de gloire notamment à la fin des années 60, pendant le Printemps de Prague. Après la chute du communisme, elle a d'abord paru comme supplément du journal conservateur Lidové noviny qui ne se fait pas d'illusions sur la vente à venir : "Depuis 1990, le journal vit un peu trop sur sa légende et a perdu le contact avec la réalité, il est devenu ennuyeux. Le rédacteur en chef, Jakub Patočka, voulait recentrer les thèmes de la revue entre culture et politique. Mais les lecteurs qui aimaient ce journal pour ses pages littéraires l'ont délaissé et ils n'ont pas été remplacés par d'autres. L'importance du journal est aujourd'hui quasi nulle. Il se pourrait qu'il meure. Peut-être se trouvera-t-il quelqu'un qui sacrifiera son argent pour dépoussiérer cette marque sacrée." (04.09.2008)

COULEURS LOCALES

Dnevnik - Bulgarie

Les retraités bulgares en vacances

Etant donné que le budget bulgare présente un important excédent, les socialistes au pouvoir veulent envoyer 5 000 retraités gratuitement en vacances. Dans le quotidien Dnevnik, le journaliste Martin Dimitrov commente avec ironie de quelle façon les gagnants pourraient être sélectionnés parmi les 100 000 retraités : "Je me permets humblement de proposer deux méthodes : on pourrait parcourir l'ensemble des archives photographiques des manifestations des partis communiste et socialiste et sélectionner les participants les plus actifs. A mon avis, la participation à au moins trois manifestations pourrait constituer un critère de sélection. Une loterie nationale pourrait déterminer l'autre moitié des gagnants. Mais il resterait un autre problème à résoudre, à savoir comment seront choisis les hôtels qui accueilleront les vacanciers ? Je m'autorise ici à faire une proposition supplémentaire aux gouvernants : il devrait s'agir des hôtels fréquentés par les hommes d'affaires qui figurent déjà sur la liste noire des détournements des financements de l'UE. Cela permettrait en quelque sorte de compenser le fait qu'ils ne bénéficient plus d'aucune aide." (04.09.2008)

 

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