szmtag

08.01.2009

euro|topics illustration
euro|topics
 

À la une de vendredi, 23. février 2007


L'instabilité politique italienne

Le Premier ministre italien Romano Prodi a présenté mercredi 21 février sa démission après l'échec essuyé par sa majorité au Sénat sur la politique étrangère. Pour la presse européenne, cette situation est symptomatique de la profonde crise que connaît la vie politique italienne, marquée par un grand nombre de partis et une durée de vie très courte des gouvernements.


Hospodářské noviny - République tchèque

Adam Cerny commente la fin provisoire du gouvernement de Romano Prodi, le Premier ministre italien pouvant être reconduit dans ses fonctions par le président Giorgio Napolitano. "Le gouvernement Prodi n'est pas tombé à cause des réformes, même si la marge de manoeuvre de la coalition composée de neuf partis n'était pas spécialement importante. L'extrême gauche lui a fait un croche-pied pour la troisième fois, cette fois-ci pour des questions de politique étrangère. Cette démission, provoquée par deux sénateurs qui n'approuvent pas que les soldats retirés d'Irak soient envoyés en Afghanistan, ne doit pas affoler grand monde à l'étranger. Mais le parti de Silvio Berlusconi a également voté contre le gouvernement, bien que l'ancien Premier ministre italien ait soutenu sans réserve la politique du président Bush en Irak et en Afghanistan. Que doit-on penser d'un pays dont le gouvernement se raccroche à des accords du passé, et dont l'opposition oublie qu'elle avait elle-même pris ces engagements ?" (23.02.2007)


Svenska Dagbladet - Suède

Le journal estime que la crise gouvernementale en Italie était prévisible. Car avec une coalition gouvernementale réunissant des partis aussi divers que les chrétiens-démocrates et les communistes, il est tout simplement impossible de former une majorité. "Dans les faits, les alliances électorales 'Ulivo' ('L'Olivier', centre-gauche) et 'Forza Italia' [conservateurs] ne sont pas si éloignées l'une de l'autre, de manière qu'elles pourraient se mettre d'accord sur un programme commun de réformes. Cela réduirait l'influence des petits partis de droite et de gauche. Il convient de changer la situation et d'accepter de prendre ses responsabilités. C'est ce qu'ont fait les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates en Allemagne après que les électeurs les y ont contraints. Pour que cela soit possible en Italie, il faudrait que les deux adversaires, Romano Prodi et Silvio Berlusconi, laissent la place à des politiciens étrangers à cette guerre." (23.02.2007)


Der Standard - Autriche

Dans un entretien avec Gerhard Mumelter, Stefano Folli, ancien rédacteur en chef du quotidien italien 'Corriere della Sera', exprime ses doutes quant à la capacité d'une grande coalition à sortir l'Italie de la crise. "Cette solution aurait eu plus de chances de fonctionner immédiatement après les élections [d'avril 2006] que maintenant. Les élections ont fait émerger deux grands blocs de force pratiquement égale. Aujourd'hui, la gauche considèrerait une grande coalition comme un échec. Je ne crois pas que ce serait la solution. Un gouvernement institutionnel sous l'autorité du président du Sénat, qui se mettrait d'accord sur certains points du programme et dont la durée de vie serait limitée à environ un an, est plus envisageable. (...) Il est toutefois essentiel de définir une nouvelle législation électorale qui empêche le morcellement du paysage politique et garantisse un changement avec une majorité raisonnable, sans quoi de nouvelles élections sont inutiles." (23.02.2007)


Le Temps - Suisse

Pour l'éditorialiste Stéphane Bussard, la gauche extrême de la coalition au pouvoir "ne s'est jamais faite à l'idée que le ministre Massimo D'Alema puisse mener une politique extérieure digne d'un Etat européen responsable, qui s'est retiré d'Irak mais qui juge nécessaire de rester en Afghanistan sous l'égide de l'ONU. (...) L'ingouvernabilité comme finalité, voilà une étrange conception des responsabilités. Mais l'occasion est peut-être belle de perdre l'illusion d'une gauche plurielle dont le seul ciment semble être l'antiberlusconisme. D'autant qu'un embryon de changement est perceptible. Les deux partis les plus centristes du gouvernement sont prêts à créer un pôle réformiste (le Parti démocratique) afin d'échafauder une politique gouvernementale durable. Quitte même à jeter des ponts à un centre droit modéré disposé à inventer un 'blairisme' italien sans faire resurgir le spectre d'une Démocratie chrétienne omnipotente." (23.02.2007)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 23. février 2007

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31