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08.01.2009

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À la une de mardi, 3. avril 2007


Le Conseil de sécurité de l'ONU débat de l'avenir du Kosovo

Au sein du Conseil de sécurité de l'ONU débutent ce mardi 3 avril les délibérations sur le plan pour l'avenir du Kosovo élaboré par Martti Ahtisaari, émissaire spécial de l'ONU. Il préconise un statut "d'indépendance sous supervision internationale" pour cette province serbe administrée par les Nations unies depuis 1999. La position de la Russie, qui pourrait opposer son veto dans l'intérêt de la Serbie, sera décisive. Toutefois, même les pays européens ne sont pas d'accord entre eux.


Der Standard - Autriche

Selon Andrej Ivajni, "les Serbes sont de plus en plus convaincus que l'Occident est sur le point de faire subir une monstrueuse injustice à leur peuple, et que la Russie est leur véritable alliée. Pas un seul analyste ne fait observer que le soutien de la Russie pourrait se révéler trompeur et que la politique du gouvernement de Belgrade, égaré par les émotions, pourrait déclencher une vague antioccidentale en Serbie. Le président serbe Boris Tadic prêche dans le désert lorsqu'il déclare que l'UE, en dehors de la question du Kosovo, est le partenaire le plus important de la Serbie et que le pays n'a aucune autre perspective que celle de l'Europe. Contrairement à Belgrade, Pristina est convaincue que la Russie se montrera en fin de compte conciliante et qu'elle approuvera l'indépendance du Kosovo, tout au moins tacitement." (03.04.2007)


Monitor - Bulgarie

L'Américain Anthony D'Amato, juriste et spécialiste du droit international, critique le plan Ahtisaari et se prononce en faveur d'une division du Kosovo en deux secteurs : une partie albanaise et une partie serbe. "La solution préconisée par Martti Ahtisaari va à l'encontre du droit international (...) L'ONU a la possibilité de partager proportionnellement le Kosovo en deux parties, avec une partie de 15 % et une autre de 85 %. En procédant ainsi, le Conseil de sécurité pourrait appliquer l'article VII et asseoir de cette manière la paix et la sécurité internationales. Ainsi, la Serbie se verrait finalement retirer sa souveraineté sur les territoires peuplés par les Albanais. Mais le Conseil de sécurité n'a pas le droit de prendre à la Serbie 15 % du Kosovo. La partie nord du Kosovo doit rester serbe." (03.04.2007)


Berliner Zeitung - Allemagne

Selon Frank Herold, outre la Russie, tous les regards se tournent maintenant vers la Slovaquie au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, ce pays étant actuellement l'un de ses dix membres temporaires. En effet, il n'est pas certain qu'elle se prononce en faveur d'une indépendance du Kosovo car elle craint que cela crée un précédent pour sa minorité hongroise. Le week-end dernier, l'UE a "certes enjoint ses représentants, à savoir la France, le Royaume-Uni, l'Italie, la Belgique et la Slovaquie à soutenir le plan Ahtisaari, mais elle ne s'est pas expressément engagée en faveur du 'oui'. La Slovaquie a de sérieux doutes et son Parlement a également adopté une déclaration. Ses représentants ne devront soutenir une résolution de l'ONU qu'à condition qu'elle respecte la position de la Serbie. Il serait fâcheux que le plan Ahtisaari échoue précisément à cause d'une abstention de la Slovaquie. Car si le Conseil de sécurité n'aboutit à aucune résolution, il y aura deux perdants : la minirité serbe, qui ne verra pas ses droits garantis sans un vote du Conseil, et l'Union européenne." (03.04.2007)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 3. avril 2007

 

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