À la une de mardi, 14. août 2007
Nouvelles négociations sur le statut du Kosovo

Les discussions internationales sur l'avenir du Kosovo ont repris le week-end dernier. Toutefois, la "troïka" du Kosovo - composée de représentants de l'UE, des Etats-Unis et de la Russie - est divisée au sujet de la stratégie à adopter dans cette région placée sous l'autorité de l'ONU. Outre l'indépendance, d'autres options sont à l'étude pour tenter de trouver un compromis.
Financial Times - Royaume-Uni
"L'Union européenne et les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s'assurer qu'ils tomberont d'accord, s'ils doivent trancher sur l'indépendance du Kosovo sans résolution du Conseil de sécurité", considère le quotidien. "C'est très bien que les deux côtés d l'Atlantique s'adonnent au petit jeu du bon et du mauvais flic quand ils négocient avec la Serbie, mais ils ne peuvent se permettre que cela passe aille plus loin. (...) Il se pourrait que les Américains et les Européens doivent décider si la priorité est de transférer l'administration du Kosovo à l'UE via un vote de l'ONU, ou bien de reconnaître son indépendance sans consensus à l'ONU. Ce serait mieux pour tout le monde s'il n'y avait jamais à faire ce choix peu enviable. Pour l'heure, dans sa quête d'une solution, l'Occident doit mettre l'accent sur son unité, avec un soupçon d'ingéniosité." (13.08.2007)
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die tageszeitung - Allemagne
Wolfgang Ischinger, représentant de l'UE dans les négociations sur le statut du Kosovo, a évoqué la possibilité d'une partition. Erich Rathfelder critique vivement cette proposition et met en garde contre ses conséquences. "La proposition de Wolfgang Ischinger est tout à fait scandaleuse : en effet, elle bouleverserait toute la politique menée jusqu'à présent dans les Balkans par la communauté internationale - non seulement l'UE, mais également l'ONU, l'OSCE, l'OTAN et d'autres organisations internationales. Après le démantèlement de la Yougoslavie, on a conservé les frontières des anciennes républiques et des territoires autonomes. A raison. Car si l'on avait redéfini les frontières selon des critères ethniques, on aurait donné raison aux bellicistes de la dernière guerre des Balkans. Cela aurait servi de justification aux déplacements de population et aux génocides. A quoi aurait servi le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie de La Haye ?" (14.08.2007)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Libération - France
Chris Patten, co-président de l'International Crisis group et ex-commissaire européen aux Relations extérieures, critique les autorités serbes. "Elles espèrent qu'en bloquant et en retardant l'indépendance du Kosovo, les Albanais déclarent unilatéralement l'indépendance, ce qui diviserait la communauté internationale, ou s'adonnent à des violences qui donneraient bonne figure aux Serbes. Entre-temps, l'horloge tourne et le Kosovo a besoin de réponses. Pendant huit ans, les Albanais du Kosovo ont attendu (…) de la communauté internationale qu'elle (…) trouve une solution à leur statut. Bien que surpassant très largement en nombre toutes les minorités, les Albanais ont accepté de mettre en place un Etat multiethnique avec le régime de protection des minorités le plus élaboré jamais vu en Europe. (…) Etant donné le désir écrasant de la population du Kosovo de se libérer d'un Etat qui a tenté de l'éliminer et Belgrade ne proposant aucune alternative réaliste, la communauté internationale n'a pas d'autre choix que d'accorder au Kosovo son indépendance." (14.08.2007)
» article intégral (lien externe, français)
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Ziniu Radijas - Lituanie
Ceslovas Iskauskas rappelle que des velléités indépendantistes existent aussi en Abkhazie et en Ossétie du Sud par rapport à la Géorgie, et en Transnistrie vis à vis de la République de Moldavie. Pour la Russie, l'indépendance du Kosovo constituerait un précédent dans les relations avec ses territoires. "Le temps file au Kosovo. Des élections sont prévues en novembre, et un référendum sur l'avenir du pays doit être organisé. D'ici là, la communauté internationale doit se mettre d'accord sur une résolution de principe, afin d'accorder son autonomie au Kosovo sans créer un nouveau conflit avec la Serbie. Mais que se passera-t-il alors dans les ex-territoires soviétiques ? Si le Kosovo devient complètement indépendant de la Serbie, Moscou devra réfléchir à l'indépendance de l'Abkhazie, de l'Ossétie du Sud et de la Transnistrie. Et cela signifie que le territoire de l'ex-Union soviétique deviendra à son tour une poudrière." (14.08.2007)
» article intégral (lien externe, lituanien)
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» Ensemble de la revue de presse de mardi, 14. août 2007