À la une de mardi, 9. octobre 2007
L'Eurogroupe veut parler d'une seule voix au G7

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis le 8 octobre à Luxembourg pour étudier la question de la hausse continue de l'euro. Ils défendront des positions communes lors de la réunion du G7 qui se tiendra à Washington du 19 au 21 octobre et à laquelle participeront trois pays de l'eurozone. L'Eurogroupe peut-il vraiment peser sur les marchés internationaux ?
Cinco Días - Espagne
Le quotidien économique est sceptique quant à la marge d'action des pays de la zone euro. "[Il est vain de] penser que les 13 pays peuvent, à eux seuls, domestiquer les marchés internationaux pour arriver à un cours plus adapté aux nécessités de leurs économies. (...) La montée de l'euro est la conséquence de facteurs incontrôlables depuis Bruxelles ou Francfort, comme le déficit des comptes courants des Etats-Unis ou l'obstination, à la fois irresponsable et égoïste, de Pékin et Tokyo à maintenir leurs devises sous-évaluées. Ces problèmes doivent être abordés de manière concertée sur une scène internationale. La première occasion sera la réunion du G7 la semaine prochaine. L'Europe, et par-dessus tout, la zone euro doit aborder ce rendez-vous avec un message clair et frappant en faveur d'un rééquilibre des principales devises de la planète." (09.10.2007)
» article intégral (lien externe, espagnol)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Economique, » Europe
Le Nouvel Observateur - France
Agnès Bénassy-Quéré, directrice du CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales), répond aux questions de William Moray sur les retombées des cours de l'euro. "L'essence coûterait beaucoup plus cher avec un euro plus faible, dans la mesure où nous l'achetons en dollars. A contrario, l'inconvénient majeur d'un euro fort est bien entendu la perte de compétitivité qui en résulte pour nos entreprises, s'agissant des prix à l'exportation. Or la France a un déficit de son commerce extérieur particulièrement important, ce qui explique la volonté de nos dirigeants de faire pression pour un euro plus faible. (...) Si l'Eurogroupe parvenait à se mettre d'accord et à parler d'une seule voix, cela aurait un impact sur nos partenaires. Mais je doute que cela suffise. Ainsi, il me parait particulièrement difficile de convaincre Tokyo de réévaluer le yen. D'autant que le Japon n'a pas intérêt à le faire, puisque leur inflation est très basse." (09.10.2007)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Economique, » France, » Europe
Tous les textes disponibles de » Agnès Bénassy-Quéré, » William Moray
Berliner Zeitung - Allemagne
Klaus Georg Koch fait remarquer que le problème du 'cours de l'euro' est une illusion, parce que le taux de change du dollar détermine seulement une partie des échanges avec l'étranger. "Si l'on veut évaluer plus précisément ce que signifie le cours de l'euro pour les exportations de la zone euro, il faut d'abord prendre en considération la moyenne pondérée des cours de change avec les partenaires commerciaux. Ce qui réserve quelques surprises. Certaines devises telles que le dollar, le yen ou le rand [Afrique du sud] se sont dépréciées, pour diverses raisons. Le rouble russe ou le franc suisse ont également subi de légères dévalorisations. Toutefois, d'autres devises sont restées stables face à l'euro au cours des dernières années, comme la couronne suédoise, la couronne danoise ou le dollar australien. D'autres se sont légèrement appréciées, telles la couronne norvégienne, tchèque et slovaque. Même la monnaie turque est sur la pente ascendante. Il n'est donc pas correct de parler d'une revalorisation constante de l'euro." (09.10.2007)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Politique Economique, » Allemagne, » France, » Europe
Tous les textes disponibles de » Klaus-Georg Koch
» Ensemble de la revue de presse de mardi, 9. octobre 2007