À la une de mardi, 16. octobre 2007
Veltroni, un nouveau souffle pour la politique italienne ?

Dimanche 14 octobre, le maire de Rome, Walter Veltroni, a été porté à la tête du nouveau Parti démocrate italien (PD). Son parti rejoindra la coalition gouvernementale de gauche de Romano Prodi, le président du Conseil italien, mais son rôle personnel reste à définir. Arrivera-t-il à combler les espoirs que les Italiens placent en lui ?
La Repubblica - Italie
Le journaliste Filippo Ceccarelli analyse le lien qui unit le Romano Prodi et Walter Veltroni, le nouvel homme fort de la gauche italienne, deux amis qui sont depuis dimanche entrés en compétition. "En politique comme dans la vie, la cohabitation n'est jamais ni la plus tranquille ni la plus confortable des solutions. A l'époque de la post-idéologie et du taux très élevé de personnalisation de la vie politique, on se sent pleinement autorisé à poser la question : qui est Romano Prodi pour Walter Veltroni ? Peut-être le père ? Non. Le frère aîné ? Non plus. Il s'agirait plutôt d'une relation d'oncle à neveu dans laquelle affection et coups bas cohabitent. (...) C'est ainsi, Prodi est et reste un interlocuteur, un allié, un complice, mais surtout un concurrent, un adversaire et même, les rancoeurs sont les rancoeurs [Veltroni avait eu des mots durs contre Prodi au cours de la campagne électorale au printemps 2006], un ennemi." (16.10.2007)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne
Avec un tiers des voix, les 'nouveaux démocrates' pourraient devenir le premier parti du pays et jeter des bases solides pour un gouvernement de gauche, estime l'écrivain et journaliste Heinz-Joachim Fischer. Reste toutefois que les accusations de 'malgoverne' ou de mauvais gouvernement persistent. "Pour Romano Prodi, ce n'est pas le moment de se détendre. (…) Le pays se montre de plus en plus impatient d'un point de vue politique. Depuis que Prodi a obtenu par la force l'adhésion à l'Union monétaire, en 1997, sans vraiment en récolter les fruits, les élites politique et économiques d'Italie n'ont pas beaucoup avancé. Pas de réforme, pratiquement aucune initiative politique – ni sous le gouvernement de Silvio Berlusconi, ni sous celui de Romano Prodi. (...) Le mécontentement vis-à-vis des dirigeants se fait sentir dans les sondages, où le gouvernement Prodi, les hommes politiques en général et les élites de l'économie enregistrent des scores déplorables." (16.10.2007)
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Hufvudstadsbladet - Finlande
Selon le journaliste Björn Mansson, Walter Veltroni a de bonnes chances de devenir un jour Premier ministre. "Le nouveau Parti démocrate (PD) s'est montré à la hauteur de son nom. En effet, plus de trois millions de sympathisants se sont rendus aux urnes, dimanche 14 octobre, pour élire le président et les représentants de ce nouveau parti (...) Le PD souhaite consolider les forces du centre gauche, et faire contrepoids à la 'Forza Italia' de Silvio Berlusconi et à l'Alliance nationale [droite conservatrice]. Une telle consolidation est exactement ce qu'attendaient les opposants de Berlusconi, et l'ensemble du paysage politique italien ferait bien d'en prendre de la graine (...) Si Romano Prodi se retire et que Walter Veltroni réussit à garder à la fragile coalition sa courte majorité, le maire de Rome a même une chance de devenir Premier ministre avant 2011." (16.10.2007)
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La Vanguardia - Espagne
Le nouveau Parti démocrate (PD) dont Walter Veltroni a pris la tête, le 14 octobre, se veut "le creuset des forces de gauche et du centre qui regardaient plus vers le centre que vers les extrêmes", décrypte le journaliste catalan Lluís Foix. "Veltroni en vient à proposer une nouvelle formation qui ressemble de manière certaine au Parti démocrate américain. Un parti transversal, agrégat de croyances et de positions plurielles, qui nourrit l'objectif de rendre des comptes à l'électorat avant d'en rendre à ses adhérents. Cette américanisation de la politique européenne [et italienne] s'impose peu à peu dans les faits." (16.10.2007)
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