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08.01.2009

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À la une de mardi, 4. décembre 2007


Comment la Belgique peut-elle s'extirper de la crise ?

Privée de gouvernement depuis 177 jours, la Belgique ne parvient toujours pas à trouver une solution de compromis. Face à ce blocage, la presse européenne avance de nouvelles pistes et analyse les risques qui découlent de l'actuelle situation pour la classe politique belge.


De Standaard - Belgique

Pour Peter Vandermeersch, "la conclusion la plus importante de cette guerre des nerfs est qu'on ne parviendra pas à former un gouvernement fédéral sans un débat en profondeur sur la réforme de l'Etat. Il doit être clair pour tout le monde qu'on n'arrivera à rien sans des accords à grande échelle sur les nouveaux équilibres de ce pays. Si ce pays veut garantir le bien-être de ses concitoyens - en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles -, il faudra s'engager, parallèlement à la formation d'un gouvernement (d'urgence) socio-économique, sur un vaste accord portant sur la réforme de la Belgique. (...) Les Flamands qui seront autour de la table devront montrer clairement que la survie de la Belgique n'y sera pas discutée. Une aventure séparatiste n'est pas une option. Et les francophones devront clairement montrer qu'un 'non' sans contenu n'est pas une option pour trouver de nouveaux équilibres." (03.12.2007)


Die Welt - Allemagne

Hannelore Crolly brosse le portrait du roi belge Albert II qui joue le rôle de médiateur dans la crise nationale. "Les groupes de population qui se cherchent des noises n'ont rien en commun d'un point de vue politique - à l'exception du roi. Le bien-aimé monarque Albert II, âgé de 73 ans, joue un rôle essentiel dans la lutte pour l'unité de la Belgique. Sans lui et sans la maison royale respectée par les Flamands comme les Wallons, la crise serait pratiquement impossible à surmonter (...) Toutefois, ce père de trois enfants et grand-père de douze petits-enfants n'a pas obtenu des résultats très concrets jusqu'à maintenant. Depuis qu'Yves Leterme, chargé de mener les négociations, a jeté l'éponge samedi [le 1er décembre], la situation est dans l'impasse. Le sixième roi de l'histoire de la Belgique pourrait donc tenter une manoeuvre inhabituelle : s'il donne plus de pouvoir à l'ancien gouvernement, qui gère provisoirement les affaires courantes, le Premier ministre Guy Verhofstadt pourrait rester en fonction jusqu'aux élections régionales de 2009. Le conflit a été ajourné, la crise est écartée." (04.12.2007)


Le Soir - Belgique

Suite à la démission d'Yves Leterme, le roi a demandé lundi 3 décembre au Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, qui gère les affaires courantes depuis six mois, de trouver une issue à l'impasse politique. Interrogé par Olivier Mouton, le politologue belge Pascal Delwit décrit les dangers liés à la situation actuelle. "Le principal risque réside dans une montée phénoménale de l'antipolitisme. Les choses sont illisibles pour les citoyens, mais aussi pour bon nombre d'observateurs. Même des responsables politiques ne comprennent plus ce qui se passe ! C'est une réalité. Et il faut se rendre compte qu'une telle montée de l'antipolitisme touchera tout le monde sauf l'extrême droite. Cela doit être un élément de réflexion important. Et franchement, aller vers un gouvernement Verhofstadt III élargi, il faut se rendre compte que ce sera pratiquement impossible de l'expliquer au citoyen. On atteint les limites de notre capacité pédagogique !" (04.12.2007)


La Voix du Luxembourg - Luxembourg

Face au blocage politique, Laurent Moyse estime que la Belgique doit réfléchir à de nouveaux scénarios. "Une solution consisterait à recourir à une large coalition regroupant les chrétiens-démocrates, les libéraux et les socialistes flamands et francophones. D'autres pays ont choisi cette voie du compromis, malgré de profondes divergences idéologiques séparant les principaux protagonistes. C'est notamment le cas de l'Allemagne où les grands rivaux que sont la CDU-CSU et le SPD ont trouvé une alliance de circonstance qui n'empêche pas les grincements de dents. Dans d'autres pays encore, le refus de faire appel à une grande coalition pour sauver les meubles a amené l'un des ténors à s'allier avec des courants beaucoup moins fréquentables, souvent d'extrême droite. A titre d'exemple, l'Autriche et la Pologne sont passées par là, tandis que la Slovaquie se distingue en réunissant en un même gouvernement des ministres de gauche et des éléments foncièrement nationalistes." (04.12.2007)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 4. décembre 2007

 

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