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08.01.2009

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À la une de mercredi, 23. janvier 2008


Le gouvernement italien joue sa survie

La défection cette semaine d'un petit parti menace la coalition au pouvoir. Le chef du gouvernement Romano Prodi se soumet ce mercredi 23 janvier à un vote de confiance des députés et répétera cet exercice jeudi au Sénat. Peut-il encore compter sur un soutien suffisant pour poursuivre son action ?


Financial Times - Royaume-Uni

"La dernière chose dont l'Italie a besoin est d'une nouvelle élection", note le quotidien. "Le pays est miné par un système électoral bancal qui peut produire un nouveau kaléidoscope de partis politiques batailleurs. Le pays a besoin de réformes en urgence, pour que les innombrables partis se fondent dans de grands ensembles politiques pouvant produire un gouvernement et une opposition plus cohérents. La Chambre des députés actuelle est constituée de 39 partis différents, et la coalition de M. Prodi contenait neuf d'entre eux jusqu'à la dernière démission. En dépit de ce cauchemar arithmétique, le gouvernement a étonnamment eu de bons résultats au cours des 20 derniers mois. L'évasion fiscale a été nettement réduite, et le déficit budgétaire de 4,4 % de produit intérieur brut laissé par le gouvernement de centre-droit de Silvio Berlusconi est tombé à environ 2 %." (23.01.2008)


Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Stefan Ulrich se demande comment UDEUR, le parti ultraminoritaire du ministre démissionnaire de la Justice Clemente Mastella, a pu acquérir autant de pouvoir. "Il est devenu ministre car le Premier ministre Romano Prodi avait besoin de son parti pour former une majorité. Cette contrainte a été fatale : lorsque le parquet a lancé une enquête contre Clemente Mastella pour une affaire de corruption, l'ex-ministre a traités les juges 'd'extrémistes' lancés dans une 'chasse à l'homme'. (...) Mais cette affaire ne concerne pas uniquement la procédure pénale contre l'ancien ministre. En effet, ce dernier redoute la réforme du système électoral prévu pour ce printemps, qui sonnerait la fin des petits partis et préfère l'ancien système de vote, tout comme le chef de l'opposition Silvio Berlusconi, qui a montré pendant cinq ans son incapacité à bien diriger le pays. Toutefois, ces jours-ci, les Italiens accorderaient la victoire à Silvio Berlusconi, non pas pour marquer leur adhésion à sa politique, mais pour manifester leur inquiétude envers l'orientation de Romano Prodi vers la gauche." (23.01.2008)


La Stampa - Italie

Lucia Annunziata revient sur la crise politique italienne où Romano Prodi joue son va-tout. "A ceux qui s'émerveillent de l'obstination, de la force avec laquelle Prodi se bat pour sauver sa législature, nous leur suggérons de se remémorer l'une des batailles les plus décisives de la Deuxième Guerre mondiale. En ce moment, le Premier ministre prépare son Stalingrad. Encerclé et en infériorité numérique, il gagnera s'il réussit à enfermer l'ennemi dans une poche (...). Je m'excuse auprès des lecteurs d'avoir évoqué l'énormité de Stalingrad pour parler d'un modeste évènement italien, mais l'excès permet de bien expliquer l'esprit du chef du gouvernement, et la particularité de cette crise qui n'a de gouvernementale que le nom. Le véritable enjeu n'est pas tant aujourd'hui la survie de l'exécutif mais celui du problème du leadership dans le pays. La crise n'est pas née de la confrontation entre gauche et droite, il s'agit plutôt du fruit empoisonné de la lutte interne qui agite les deux coalitions." (23.01.2008)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 23. janvier 2008

 

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