À la une de jeudi, 22. mai 2008
La Géorgie : un petit pays avec de gros problèmes

Le parti du président géorgien Michail Saakachvili a largement remporté les élections parlementaires anticipées. Mais les problèmes politiques et économiques de cette petite république du Caucase sont encore loin d'être résolus. Quelle est la portée de ce résultat électoral sur la distance qui sépare encore la Géorgie de l'Europe ?
Postimees - Estonie
D'après le quotidien estonien, les problèmes de la Géorgie ne sont absolument pas réglés même si le président Saakachvili a manifestement réussi à obtenir une nette majorité au Parlement : "Ce qui préoccupe les citoyens avant tout, c'est le taux de chômage élevé et le fait que le puissant voisin russe menace la Géorgie étant donné que Moscou est opposé aux ambitions du pays concernant l'OTAN. La Géorgie aspire à rejoindre l'alliance occidentale pour pouvoir faire contrepoids à la Russie, qui soutient les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Mais la Géorgie se tient à présent à la croisée des chemins et ce sont les alliés occidentaux qui indiquent la future direction. Le dernier sommet de l'OTAN n'a pas adopté de calendrier clair au sujet de l'adhésion et la Géorgie veut une réponse ferme. Mais, si le pays souhaite bénéficier du soutien de l'Occident pour résoudre le conflit de l'Abkhazie, Tbilissi ne doit pas s'écarter du chemin vers la démocratie." (22.05.2008)
» article intégral (lien externe, estonien)
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Ziniu Radijas - Lituanie
Ceslovas Iskauskas réfléchit au rôle que pourrait jouer l'Ouest en Géorgie : "Chaque initiative lancée dans le Caucase requiert l'approbation de la Russie. Cela peut irriter Tbilissi, mais telle est la réalité dans cette région. Moscou veut conserver des liens étroits avec les régions séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud et c'est la raison pour laquelle elle a rejeté vendredi dernier la résolution de l'ONU qui devait permettre le retour des réfugiés en Abkhazie. … La majorité des observateurs ne croient pas à une menace de nouvelle guerre civile car ni les Géorgiens ni les Abkhaziens ni même les Russes ne la souhaitent. Mais les deux parties essaient d'entraîner d'autres pays dans le conflit : Tbilissi fait appel à Washington et à Bruxelles tandis que Soukhoumi exige plus d'aide de la part de Moscou. Il est difficile de dire si le retour du conflit à l'ordre du jour international permettra à la population locale de retrouver le calme auquel elle aspire tant." (22.05.2008)
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Tagesanzeiger - Suisse
Bien que le Mouvement National Uni pro-occidental de Saakachvili soit sorti vainqueur des élections, le président est toujours contesté : "L'opposition parle de fraudes électorales et a annoncé ... une manifestation de protestation à Tbilissi. ... Saakachvili était considéré comme porteur d'espoir de la démocratie ... mais son image a souffert au cours des derniers mois. En novembre, il a proclamé l'état d'urgence pendant neuf jours suite à des manifestations ayant réuni pendant plusieurs jours des dizaines de milliers de personnes contre lui." (21.05.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
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» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 22. mai 2008