À la une de lundi, 23. juin 2008
L'UE joue la montre

Le sommet européen de Bruxelles s'est terminé sans résultat concret. Une décision définitive concernant le traité de Lisbonne a été remise au prochain sommet en octobre. La presse européenne débat des conséquences de cette stratégie et des solutions possibles pour sortir de la situation désastreuse de l'UE.
The Irish Times - Irlande
Patrick Smyth analyse dans le quotidien Irish Times les possibilités de négociation dont dispose le gouvernement irlandais après le référendum : "Le sommet de l'Union européenne à Bruxelles … a clarifié les alternatives du Taoiseach [chef du gouvernement], Brian Cowen, après le rejet du traité de Lisbonne. … Brian Cowen a reçu de nombreux témoignages de sympathie jeudi et vendredi derniers à Bruxelles et il a pu souffler un peu, comme toute personne endeuillée a besoin de le faire pour remettre un peu d'ordre dans sa vie. … Mais Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont envoyé des messages clairs … indiquant que les possibilités de Cowen étaient selon eux très limitées. Avant les élections européennes de juin 2009, le peuple irlandais devra de nouveau être consulté pour que le traité de Lisbonne entre en vigueur." (23.06.2008)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Patrick Smyth
Der Spiegel - Allemagne
Pour le magazine d'information Der Spiegel, les conclusions du sommet de Bruxelles témoignent de la perplexité dans laquelle se trouve l'Union européenne : "L'UE veut éviter une paralysie de l'Europe – et risque d'échouer. Après le non irlandais, tous prévoient, il est vrai, une ratification rapide du traité de Lisbonne dans les autres Etats. Cependant, le sommet de Bruxelles prouve que la crise n'a en aucun cas été conjurée. … En effet, dire à l'opinion publique européenne que le traité de Lisbonne n'est pas mort est un message important. Mais il s'agit là du plus petit dénominateur commun imaginable. Aucun calendrier n'a été fixé et les prochaines étapes n'ont pas été établies. … L'une des raisons à cette position attentiste du Conseil de l'UE est que personne ne dispose de remède miracle. Et surtout, il faudrait absolument éviter de donner l'impression que la majorité de l'UE oblige les irlandais à suivre les rangs. Il est clair qu'il n'existe que deux issues pour sortir de cette crise. Soit l'Irlande se retire de l'Union européenne, ce qui n'est pas une alternative sérieuse, soit les irlandais s'expriment une seconde fois – sur un traité modifié comportant quelques dérogations." (23.06.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Carsten Volkery
Corriere della Sera - Italie
Le quotidien italien Corriere della Sera voit une issue aux problèmes de l'UE dans une participation citoyenne renforcée : "L'unité européenne nécessite le respect de tous, pour les us et les coutumes, pour les croyances et les habitudes, jusqu'aux différences alimentaires de chaque pays. On n'a pas besoin d'un Etat ou d'une classe politique qui décide de ce qui est bien ou ce qui est mal. Afin de surmonter les craintes et le manque de confiance, il serait bien que le peuple puisse être consulté plus souvent, pour le choix des eurodéputés par exemple, et plus généralement pour tous les problèmes qui le concernent et qui sont aujourd'hui gérés par la bureaucratie bruxelloise. A l'image de la Suisse, qui maintient la cohésion de tous ses groupes ethniques tout en respectant les différences." (23.06.2008)
» article intégral (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Francesco Alberoni
Magyar Nemzet - Hongrie
Le quotidien hongrois Magyar Nemzet s'inquiète des conséquences de la crise de l'UE sur le candidat à l'adhésion croate et sur les plus jeunes membres de l'UE : "Les responsables politiques européens faisaient penser ces derniers jours à des écoles maternelles hystériques après que les Irlandais les ont privé de leur jouet préféré, la Constitution européenne labellisée 'traité de Lisbonne'. … Les porte-parole des maternelles ont même récemment pointé du doigt : tant qu'il n'y aura pas de traité de réforme, il n'est pas question d'élargissement de l'UE, notamment pour l'adhésion de la Croatie. C'est un message honteux et étriqué adressé aux petits Etats membres de l'UE qui soutiennent l'adhésion de la Croatie. Ce n'est pas l'UE qui est menacée de dépérir après le référendum irlandais, mais bien plutôt les principes démocratiques si souvent mis en avant. … Compte tenu du chaos bruxellois, on se pose inévitablement la question : voudrions-nous vraiment adhérer à une telle UE ? Si nous soumettions cette interrogation à un référendum à l'échelle de l'Europe, nous obtiendrions probablement une 'réponse irlandaise' – selon mes craintes." (23.06.2008)
» article intégral (lien externe, hongrois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Constitution de l´UE, » Europe, » la Croatie
Tous les textes disponibles de » István Pataky
» Ensemble de la revue de presse de lundi, 23. juin 2008