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21.11.2008

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À la une de mardi, 1. juillet 2008


La France aux commandes

La France prend aujourd'hui la présidence de l'EU après la Slovénie. L'Europe attend beaucoup du président français Nicolas Sarkozy : Après le rejet du traité de réforme, il devra sortir l'UE de la crise au cours des six prochains mois.


Le Figaro - France

Le Figaro voit de mauvais présages pour la présidence française de l'UE : "Pendant le prochain semestre, Paris assume la lourde mission de piloter l'escadre européenne alors que s'annonce un ciel chargé de plomb. … Le choc s'est déjà produit avec la flambée des prix pétroliers et alimentaires ainsi que le rejet du traité de Lisbonne par l'Irlande. Dans ces conditions, il est permis de s'interroger sur la tonalité que prendra l'exercice et sur les objectifs qu'il pourra effectivement atteindre. … Autant d'hypothèques qui déterminent les critères de réussite de cette présidence française plus sérieuse que flamboyante : la capacité à maintenir la cohésion des Vingt-Sept, à préserver leur élan et à préparer le passage de flambeau à la présidence tchèque." (30.06.2008)


Mladá fronta DNES - République tchèque

La France commence son mandat de la présidence de l'UE avec de grandes ambitions écrit le correspondant à Prague du quotidien français Le Monde dans une tribune : "Les politiques européens de premier plan doivent, d'emblée, se rencontrer dix fois. Cela ne s'est jamais produit jusqu'à présent. Sarkozy veut montrer que la France est de retour en Europe, un nouveau moteur pour redynamiser l'intégration européenne. … Ce ne sera pas une tâche facile après le non irlandais au traité de Lisbonne, surtout en cette période où les Européens sont dans l'ensemble d'humeur maussade. Les Européens demandent des mesures concrètes dans les domaines qui font le plus mal. C'est pour cela que Sarkozy veut entre autres en raison de la flambée des prix des produits alimentaires et des sources d'énergie redonner la priorité aux questions portant sur le climat et l'énergie ainsi que sur celle de la politique agricole." (01.07.2008)


La Vanguardia - Espagne

Le quotidien La Vanguardia s'intéresse aux grands défis que devra relever la présidence française de l'UE : "Pour sortir de la crise du non irlandais, la ligne de la présidence française devra être essentiellement axée … sur la poursuite du processus de ratifications, coûte que coûte. En outre, elle devra persuader la République tchèque de vaincre ses doutes et parallèlement éviter que Dublin se sente isolée, dans l'attente de ses propres décisions dont on espère qu'elles s'inscriront dans l'optique d'un nouveau référendum qui aura lieu dès que possible. … En résumé, c'est un semestre important qui s'annonce pour l'Union européenne, qui perd de son importance non seulement aux yeux du monde mais également aux yeux de ses propres concitoyens, ce qui est beaucoup plus grave et qui exige encore plus d'efforts." (01.07.2008)


Etelä-Saimaa - Finlande

Le quotidien Etelä-Saimaa commente de manière critique la présidence française de l'UE : "La France va assumer la présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour le président Nicolas Sarkozy, cela représente une manne de publicité mais nécessite aussi des qualités de dirigeant, car l'Irlande a rejeté par référendum le traité de Lisbonne. … C'est une période délicate pour la diplomatie. Beaucoup estiment que Sarkozy est la personne la moins à même de mener ce travail à bien. … L'un des plus gros défis futurs consiste dans l'organisation de la collaboration entre l'UE et la Russie. Un véritable partenariat peut-il naître ? … Les valeurs communes sont parfois vraiment éloignées." (01.07.2008)


Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung voit dans le président français Nicolas Sarkozy une personnalité de meneur adéquate : "Face à la pause imposée par le résultat du référendum irlandais dans le domaine du traité de Lisbonne, l'UE peut avoir besoin d'un président de la trempe de Nicolas Sarkozy. Certes le rôle de brave médiateur ne correspond pas au chef d'Etat le plus entreprenant, le plus infatigable et le plus imprévisible de toute l'Europe. Mais Sarkozy considère le traité de Lisbonne comme une œuvre qui n'aurait pas vu le jour sans lui. C'est pourquoi il va employer toutes ses forces pour sauver le traité. … L'activisme européen de Sarkozy est accru par le fait qu'il a cruellement besoin d'une réussite à présenter à son public national. Car sa chute dans les sondages d'opinion n'est pas encore terminée. Etant donné que les Français vont devoir s'attendre à des coupes douloureuses dues aux réformes enclenchées, il a besoin de succès sur la scène européenne et l'UE va justement pouvoir tirer profit de cet élan de Sarkozy." (01.07.2008)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 1. juillet 2008

 

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