szmtag

08.01.2009

euro|topics illustration
euro|topics
 

À la une de mercredi, 1. octobre 2008


En quête d'alternatives

Après le rejet par la Chambre des représentants du plan de sauvetage américain de 700 milliards de dollars, l'Europe est en quête de nouveaux rapports de pouvoir sur le marché financier international. Il est dit que l'Europe a jusqu'à maintenant trop compté sur la compétence économique des Etats-Unis. Maintenant, on parle de modifications structurelles, de nouveaux systèmes de régulation, voire même d'une adhésion de la Grande-Bretagne à la zone euro.


Diário Económico - Portugal

Pour Pedro Marques Pereira, rédacteur en chef du journal économique Diário Económico, le rejet du plan de sauvetage et ses conséquences mondiales, constituent un 11 septembre pour la finance. "Il y a sept ans, le 11 septembre a changé le monde. Nombreux étaient ceux qui prédisaient que les Etats-Unis se renfermeraient sur eux-mêmes. C'est l'inverse qui s'est produit et les Etats-Unis ont même renforcé leur rôle en tant qu'unique grande puissance mondiale. Il faudra discuter une autre fois des erreurs qu'ils ont faites. Mais peut-on nier que le monde serait meilleur sans ce commandement, c'est-dire sans tout commandement ? Le fait est que lorsque quelque chose va de travers, le monde continue de placer ses espoirs dans les Etats-Unis comme cela a aussi été le cas maintenant avec le plan de sauvetage Paulson. Le moment serait peut-être venu que d'autres endossent enfin la responsabilité. ... Le fait que Oncle Sam ne fera plus de chèques en blanc pourrait conduire à des changements structurels plus profonds dans les rapports de force mondiaux, comme l'avait fait, en son temps, le 11 septembre 2001." (30.09.2008)


El País - Espagne

L'économiste américain Joseph E. Stiglitz pense qu'un nouveau système de régulation est nécessaire : "Il existe un consensus toujours plus large parmi les économistes selon lequel ce plan de sauvetage qui est basé sur le plan de Paulson, ne fonctionnera pas. Dans ce cas, l'énorme augmentation de la dette publique et la conviction que 700 milliards de dollars ne suffiront pas à sauver l'économie américaine, continueront d'affaiblir la confiance et d'accentuer l'instabilité. Mais d'un autre côté, les politiques ... ne peuvent pas se contenter de ne rien faire. Il nous reste peut-être à prier pour qu'un accord, issu du mélange toxique des intérêts propres, d'économie fausse et de bonnes idéologies produites par la crise, conduise d'une manière ou d'une autre à un plan de sauvetage qui fonctionne ... Régler cette situation - ce qui sous-entend un système de régulation qui diminue la probabilité qu'une telle crise se répète - est l'une des nombreuses tâches qui attendent le prochain gouvernement." (01.10.2008)


De Volkskrant - Pays-Bas

D'après le quotidien De Volkskrant, le Congrès américain doit parvenir à un nouvel accord : "Même si l'on peut comprendre la résistance et émettre de nombreuses critiques sur le plan de sauvetage, on ne peut pas cacher que Washington a fait, avec le non du Congrès, la triste preuve de son incapacité à gérer rapidement une crise sérieuse et aiguë et à endiguer ainsi le raz-de-marée susceptible de submerger toute l'économie. … Laisser simplement courir les choses n'est pas une option envisageable. Une nouvelle tentative doit être entreprise pour parvenir à un accord au Congrès, et le plus vite sera le mieux. La meilleure des solutions serait qu'Obama et McCain fassent front commun dans ce domaine, de telle sorte que la pierre d'achoppement dans les relations politiques entre les partis passe au second plan. Mais il faut que l'on comprenne même au Congrès que certaines choses sont plus importantes qu'une réélection." (01.10.2008)


The Guardian - Royaume-Uni

Le chroniqueur Will Hutton affirme dans le quotidien The Guardian que seul l'euro peut encore sortir la Grande-Bretagne de la crise : "Les investisseurs internationaux vont considérer les banques britanniques comme les plus faibles dans le système avec pour seul appui une économie de taille moyenne. La Grande-Bretagne a besoin de son propre plan Paulson, ... mais ne dispose pas de la puissance financière. ... [Le chef de l'opposition David] Cameron et [le chef du gouvernement Gordon] Brown s'accordent à dire qu'ils feront tout ce qui est nécessaire et ne laisseront pas les divergences politiques venir entraver la stabilité financière. Bien, mais savent-ils vraiment ce qu'il faut faire dans la pire des situations ? Le seul plan Paulson britannique viable – mis à part un crédit international de plus de 500 milliards de livres – nous obligerait à rejoindre la zone euro afin de pouvoir bénéficier de l'appui de toute l'économie européenne et de la Banque centrale européenne dans le cadre d'une initiative paneuropéenne afin de créer de 'bonnes banques' pour l'Europe." (01.10.2008)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 1. octobre 2008

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31