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02.12.2008

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À la une de mardi, 7. octobre 2008


La crise financière européenne sur le plan national

La crise financière qui se poursuit dans toute l'Europe a des répercussions étonnantes au niveau national. Les opposants politiques sont contraints d'agir ensemble. Les partis en difficulté connaissent un nouvel élan. Un coup d'œil à la presse européenne nous révèle qu'aucun pays en Europe ne reste seul face à ses problèmes.


Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Les Flamands et les Wallons qui se déchirent habituellement en Belgique vont dans le même sens dans le contexte de crise du marché financier. C'est une lueur d'espoir pour la réforme de l'Etat, pense le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) du Premier ministre Yves Leterme ont déjà montré une volonté de faire des concessions : "En prenant la décision de ne plus se laisser mener par le bout du nez par les séparatistes et de choisir le dialogue, le parti de Leterme a montré, à huit mois des élections régionales, son aptitude à prendre ses responsabilités mais aussi son goût du risque. Leterme et Kris Peeters, le Premier ministre des Flandres, étaient conscients qu'avec l'échec des récents efforts de négociation, se serait inévitablement posée la question de principe de la gouvernabilité de la Belgique. Cela serait arrivé à un moment où le budget de l'Etat est menacé par un déficit de plus de cinq milliards d'euros et où la plupart des citoyens se soucient peu de telle ou telle compétence pour les régions mais, comme les derniers jours l'ont montré, se préoccupent plus de leur propre bien-être dans un environnement économique difficile." (07.10.2008)


Elsevier - Pays-Bas

L'attitude du ministre des Finances Wouter Bos lors de la crise du crédit a permis de faire grimper la cote des sociaux-démocrates pour la première fois dans les sondages. La crise pourrait permettre de sauver le parti, écrit le magazine hebdomadaire politique conservateur Elsevier : "Wouter Bos gagne à nouveau la confiance des électeurs. La crise offre à Bos l'occasion de se présenter comme un dirigeant national. Et il y est brillamment parvenu. ... Diriger signifie être capable d'affronter le destin à visage découvert. C'est ce qu'a fait Wouter Bos en prenant les bonnes décisions au bon moment. ... Le pays serait sinon entré dans une profonde crise politique qui aurait également ... entraîné l'économie normale dans l'abîme. ... Il faut que Wouter en profite maintenant, avant que les électeurs ne l'oublient de nouveau. Désormais, il doit aussi faire la preuve de ses qualités de dirigeant au sein de son propre parti, et choisir clairement l'une des deux orientations." (07.10.2008)


Rzeczpospolita - Pologne

Dans la crise financière européenne actuelle, la Pologne reconnaît qu'elle n'est pas seule face à ses problèmes. Le quotidien conservateur Rzeczpospolita commente cette situation : "La crise financière qui a commencé à Wall Street a d'abord eu pour conséquence le fait que nous avons pu faire une croix sur 20 à 30 pour cent de nos bénéfices provenant des fonds d'investissements. Il est à présent probable que la situation dans les bourses se répercute sur l'ensemble de l'économie polonaise. Si, dans l'année qui vient, les pays d'Europe de l'Ouest - au sens figuré - sont immergés sous deux mètres d'eau (et c'est malheureusement possible), il ne faut pas dans ce cas nous faire d'illusions quant au fait que nous pourrons garder longtemps la tête hors de l'eau. Une récession au sens classique - c'est-à-dire une chute du PIB sur deux autres trimestres consécutifs - ne nous menace pas encore réellement. Mais nous n'allons certainement pas être un îlot isolé. Car dans une économie comme la nôtre, un ralentissement de la croissance économique d'environ 3,5 pour cent par an se fait déjà sentir pour tous." (07.10.2008)


Népszabadság - Hongrie

D'après le quotidien progressiste de gauche Nepszabadsag, les mesures d'urgence prises par les gouvernements dans la crise financière auront des répercussions sur les budgets nationaux : "Comme chacun sait, le règlement intérieur de la zone euro prescrivait jusqu'à présent la réduction progressive des déficits nationaux jusqu'au déficit zéro, voire au-delà. Si un pays disposait d'un déficit budgétaire supérieur à trois pour cent du produit intérieur brut (PIB), il ne pouvait pas adopter l'euro - comme nous le savons de notre propre expérience [en Hongrie]. Les pays qui sont passés à l'euro et dont le déficit budgétaire dépassait les trois pour cent du PIB devaient pour leur part s'accommoder de sanctions. … Cette procédure stricte appartient en toute vraisemblance au passé. La situation financière de l'Europe est … bien trop sérieuse pour que les règles strictes restent inchangées. Il est tout à fait imaginable que les inégalités budgétaires dans l'UE soient tôt ou tard légitimées. … Dans l'UE, cela ne peut 'que' signifier un assouplissement des règles strictes relatives aux budgets des Etats membres et rendre plus flexible la manipulation de l'interdiction du subventionnement étatique des entreprises privées." (07.10.2008)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 7. octobre 2008

 

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