À la une de vendredi, 10. octobre 2008
L'Ukraine doit élire un nouveau parlement

Des élections législatives anticipées doivent avoir lieu le 7 décembre en Ukraine. La coalition gouvernementale formée par les partis du président Viktor Iouchtchenko et du Premier ministre Ioulia Tymochenko a éclaté il y a un mois. La presse européenne cherche les responsables et les bénéficiaires de la lutte pour le pouvoir en Ukraine, mais doute que les nouvelles élections parviennent à sortir le pays de cette crise politique durable.
Postimees - Estonie
Le quotidien Postimees considère le Premier ministre, Ioulia Tymochenko, comme la principale responsable de la crise politique durable en Ukraine : "Elle s'est présentée au cours des derniers mois comme une partenaire de confiance, principalement intéressée par le maintien du gouvernement. Mais elle joue en réalité un tout autre jeu : elle a cherché l'appui de Moscou pour les élections présidentielles et a intimé l'ordre à son propre groupe parlementaire de voter avec les partis de l'opposition des régions contre le Président [Viktor] Iouchtchenko. Elle a en revanche assez souvent refusé d'assumer ses responsabilités politiques pour le développement de l'Ukraine. Ces politiques ont rapidement oublié les acquis de la démocratisation de 2004 et sont ainsi devenus un exemple effrayant pour les Etats encore moins démocratiques de la région." (10.10.2008)
» article intégral (lien externe, estonien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Ukraine, » Russie
Der Standard - Autriche
C'est surtout la Russie qui profite de la lutte pour le pouvoir en Ukraine entre le Premier ministre, Ioulia Tymochenko, et le Président Viktor Iouchtchenko, écrit le quotidien Der Standard : "Les prochaines étapes de cette lutte pour le pouvoir sont les élections législatives anticipées le 7 décembre prochain - les troisièmes en l'espace de trois ans. Ces élections sont une conséquence indirecte de la guerre en Géorgie. Si Iouchtchenko... a condamné l'intervention de la Russie et clairement pris position pour son homologue géorgien controversé, Mikheïl Saakachvili, Timochenko a de son côté évité de proférer la moindre critique publique à l'encontre de Moscou. ... Cela a ainsi favorisé une polarisation qui porte préjudice au pays tout entier - et qui offre à la Russie de nouvelles possibilités d'influence. C'est d'autant plus triste qu'il existe un large consensus citoyen, économique et politique sur la conviction d'un avenir dans l'UE. Mais cette voie est bloquée avec les principaux acteurs politiques actuels." (10.10.2008)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Ukraine
Tous les textes disponibles de » Josef Kirchengast
Süddeutsche Zeitung - Allemagne
"'L'Ukraine orange' a définitivement perdu la partie", écrit le quotidien de gauche Süddeutsche Zeitung. "La crise politique interne paralyse le pays précisément au moment où nous traversons une grande crise de politique étrangère qui a atteint toute la région de la mer Noire. L'invasion russe en Géorgie a divisé le gouvernement de Kiev. Ce dernier n'a pas de plan pour se défendre contre la pression exercée par la Russie dans le secteur de l'énergie ou pour apaiser la situation sur la presqu'île de Crimée. Autant là-bas qu'à Moscou, les politiques sont de plus en plus nombreux à demander ouvertement la séparation de la presqu'île de l'Ukraine. Mais aucune ligne claire ne se dessine à Kiev, ni au sujet de la Russie, ni sur le thème favori de Iouchtchenko sur l'adhésion de l'Urkaine à l'UE. Mais tant que le gouvernement ukrainien ne parlera pas d'une seule et même voix, sa politique étrangère sera affaiblie. En principe, Ioulia Tymochenko et Viktor Iouchtchenko aspirent tous deux à une Ukraine stable et souveraine. Mais leur dissension conduit exactement vers la direction opposée. L'incapacité de trouver un compromis nuit à l'Ukraine au plus haut point." (10.10.2008)
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Défense / Crises / Guerres, » Politique Intérieure, » Ukraine, » Russie, » la Géorgie
Il Sole 24 Ore - Italie
Le journal économique Il Sole 24 Ore estime que personne ne veut de nouvelles élections en Ukraine à l'exception du chef du gouvernement Viktor Iouchtchenko. Les élections anticipées annoncées sur le site Internet du président ne seraient que la conséquence de la "rivalité entre les alliés de la révolution pro-occidentale, le président Victor Ioutchenko et le Premier ministre Ioulia Tymochenko. Ils doivent assumer la défaite de la coalition démocratique qui a été péniblement constituée après les dernières élections, à l'automne 2007. Aucun des rivaux n'est parvenu à trouver un accord avec le parti majoritaire d'opposition pro-russe des régions de Viktor Ianoukovitch. Il semblerait cependant que le parti du président Notre Ukraine est le seul à vouloir se rendre aux urnes. Ni le Premier ministre Ioulia Tymochenko, ni Ianoukovitch, ni les indépendants démocrates de Vladimir Livtin ne veulent des élections." (10.10.2008)
» article intégral (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Ukraine
» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 10. octobre 2008