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08.01.2009

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À la une de jeudi, 20. novembre 2008


Pirates modernes

Des pirates ont mis le grappin sur plusieurs navires au large de la Somalie, dont un pétrolier. L'UE a déjà décidé d'une mission dans la Corne de l'Afrique. La presse européenne débat du problème de la piraterie moderne et s'interroge sur la meilleure façon de procéder.


De Standaard - Belgique

La Communauté internationale pourra difficilement parvenir à des résultats contre les pirates au large des côtes de la Somalie, écrit le quotidien Der Standaard : "L'engagement de l'UE aura tout au plus un effet d'intimidation. Les côtes d'une Somalie plongée dans le chaos font plus de 3000 km de long. Le périmètre dans lequel opèrent les pirates est en outre toujours plus étendu. … Les groupes de pirates comptent des pêcheurs, car ceux-ci connaissent bien la mer, des hommes qui ont combattu auprès des seigneurs de guerre somaliens et qui sont en mesure de livrer des armes lourdes, ainsi que des individus qui disposent de la technologie (GPS et téléphones satellites) pour la piraterie moderne. Les pirates somaliens ne sont donc pas une version moderne de Robin des bois et de sa bande qui réclament la justice pour les pauvres. Ces criminels modernes lourdement armés s'adonnent à la piraterie pour l'argent, le pouvoir et pour les femmes qui se sentent attirées par leur statut de héros." (20.11.2008)


ABC - Espagne

Le quotidien ABC commente la décision de l'UE d'envoyer une flotte de guerre dans la région côtière somalienne : "Or cela ne suffira probablement pas si les gouvernements ne sont pas également prêts à employer la force qu'il convient comme l'a montré la marine indienne lorsqu'elle a coulé un des bateaux pirates. En outre, il faudrait le soutien des pays de la région pour lesquels il serait utile de collaborer et d'organiser leurs propres patrouilles pour se prémunir contre un problème qui les concerne également." (20.11.2008)


Dagens Nyheter - Suède

Le quotidien de Stockholm Dagens Nyheter souhaite que le problème grandissant des pirates au large de la Corne de l'Afrique soit combattu vigoureusement. Les Nations unies doivent jouer un rôle central : "La convention sur le droit de la mer limite certainement les possibilités des pays d'attaquer des pirates présumés, mais la résolution du conseil de sécurité donne à la communauté internationale une bonne raison d'agir. De fait, le principal problème n'est pas ce qui se passe en mer, mais bien sur terre. La Somalie est un pays sans loi. Elle n'a pas de gouvernement qui contrôle le territoire ; les pirates sont basés dans une province où ils vivent confortablement des trésors volés et où les dirigeants locaux n'ont ni la volonté ni la possibilité de sévir. Ils soutiennent le crime plus qu'autre chose." (20.11.2008)


The Guardian - Royaume-Uni

Le quotidien The Guardian estime que les armateurs devraient se réveiller et ne pas compter sur leurs assurances : "Curieusement, les armateurs ne sont pas intéressés par le sort de leurs navires et de leurs équipages car ils sont complètement assurés et qu'en cas de mort d'un membre d'équipage, le dédommagement atteint jusqu'à 20 fois le revenu annuel moyen aux Philippines. Payer une rançon est dans la plupart des cas le choix le plus simple. La hausse des primes d'assurance qui résultera certainement de la série d'attaques actuelles pourrait les sortir de leur indifférence. Et d'autres mesures spécifiques pourraient être prises. La création d'une instance de gardes-côtes multinationale pour l'Afrique orientale et la Corne de l'Afrique en est une. Munir les bateaux de transpondeurs et les doter d'une surveillance armée et de radars pour couvrir les flancs par lesquels ils sont abordés, en sont d'autres." (20.11.2008)


Helsingin Sanomat - Finlande

Le quotidien Helsingin Sanomat estime que des mesures internationales seules ne suffisent pas. "Les préoccupations sont compréhensibles, étant donné que plus de dix pour cent du commerce mondial passent par la Corne de l'Afrique. Comme l'a montré le détournement du pétrolier Sirius, la tâche est toutefois difficile, d'autant plus que les côtes somaliennes font près de 3700 km de long et que les pirates sont en mesure de réaliser des manœuvres aisées en haute mer. Tandis que tous les regards sont tournés vers les pirates, la situation reste toujours très difficile en Somalie. Le gouvernement somalien perd ce qui lui restait de son pouvoir. … Il se peut aussi que les islamistes prélèvent désormais des taxes sur les pirates. Ce qui aurait pour effet de provoquer une famine et peut-être l'avènement d'un nouvel Etat terroriste – et les pirates seraient toujours là." (20.11.2008)


» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 20. novembre 2008

 

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