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08.01.2009

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À la une de mardi, 5. septembre 2006


Quelle coopération européenne sur l'immigration clandestine ?

Madrid a lancé un nouveau cri d'alarme après l'arrivée de près de 1 500 clandestins ce week-end sur les côtes des îles Canaries. Les autorités espagnoles demandent aux pays membres de l'UE de fournir plus de moyens pour lutter contre ce problème, qui touche aussi directement l'Italie et Malte.


Diario Sur - Espagne

Le quotidien regrette que malgré des appels à l'aide réitérés, l'Espagne ne "pourra pas compter sur beaucoup plus de soutien de la part des institutions européennes. En raison de l'impossibilité d'avoir toutes les compétences [dans ce dossier], de l'absence de financement suffisant et de volonté politique de Bruxelles - des éléments auxquels il faut ajouter la faible influence politique de l'Espagne dans l'UE au cours des deux dernières années -, il est fort peu probable que l'on réussisse à européaniser un problème qui a pourtant une dimension transnationale réelle. (...) Conséquence logique, l'Espagne commence à durcir le ton de ses déclarations face au problème de l'immigration clandestine. Mais cela ne servira à rien si ces déclarations ne sont pas accompagnées d'une réflexion sur l'efficacité des politiques et des mesures appliquées". (05.09.2006)


Le Monde - France

"L'afflux continuel d'immigrants africains dans les îles Canaries, mais aussi à Malte et en Sicile, constitue un redoutable baptême du feu pour la nouvelle agence européenne Frontex", note le journaliste Philippe Ricard, qui s'est rendu à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE samedi 2 septembre à Lappeenranta, en Finlande. "La mission de Frontex est de coordonner les efforts de coopération entre les Vingt-Cinq aux frontières extérieures de l'Union. Encore faut-il que des moyens soient mis à sa disposition. (...) L'agence doit consacrer pour le moment l'essentiel de ses effectifs - 65 personnes - aux deux missions menées en Méditerranée. (...) Les responsables de Frontex regrettent que seule une poignée d'Etats membres - l'Italie, le Portugal, l'Allemagne, la Finlande, et la France - aient répondu à leurs sollicitations pour venir en aide aux autorités espagnoles". (05.09.2006)


24 heures - Suisse

Selon Brunson McKinley, directeur général de l'Organisation internationale des migrations (OIM) interviewé par Aude Marcovitch, "il ne s'agit pas d'une explosion du nombre de migrants, mais d'une plus grande visibilité de leurs tentatives pour entrer en Europe. Peu à peu, l'UE a fermé les voies traditionnelles d'entrée sur son territoire [notamment le détroit de Gibraltar], poussant les passeurs à utiliser des routes plus périlleuses. Avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. (...) La majorité de ces travailleurs migrants ne souhaitent pas s'établir dans le pays hôte, ils veulent gagner de l'argent, épargner et rentrer chez eux. (...) Nous pensons qu'il faut se diriger vers un système de migrations choisies. Il existe des vides de main-d'œuvre dans de nombreux secteurs économiques en Europe : la santé, la construction, l'agriculture, la restauration. Il s'agit donc d'organiser les migrations en fonction des besoins des pays hôtes". (05.09.2006)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 5. septembre 2006

 

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