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Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 27.10.2006

 

À LA UNE

L'armée allemande au coeur d'un scandale

La publication de photos montrant des soldats allemands posant avec des crânes en Afghanistan suscite un débat sur les interventions de la Bundeswehr à l'étranger et sur la moralité de ses soldats. L'Allemagne doit-elle revoir son image de 'colombe de la paix' ainsi que son rôle militaire ?

Extraits des publications suivantes:
El País - Espagne, Der Standard - Autriche, die tageszeitung - Allemagne

El País - Espagne

"Tous les pays doivent veiller scrupuleusement au comportement de leurs militaires, et le scandale déclenché en Allemagne après la publication de photos par le quotidien 'Bild' indique que ni le gouvernement, ni la société, ne sont prêts à tolérer les excès des soldats. C'est d'autant plus le cas depuis la réunification, et avec l'accroissement du rôle militaire de l'Allemagne dans le monde", note le quotidien dans un éditorial. "En prenant en compte le rôle joué par l'armée à l'étranger et dans le pays, et les faibles dépenses de l'Allemagne en matière de défense (1,4 % de son PIB), on en déduit que le gouvernement n'envisage pas de supprimer le service militaire. Le fait qu'elle possède l'une des rares armées en Europe à ne pas être entièrement professionnelle ne change absolument rien au caractère condamnable de ce qui s'est déroulé en Afghanistan. La nouvelle Allemagne est consciente qu'elle doit veiller au comportement correct de ses soldats." (26.10.2006)

Der Standard - Autriche

Birgit Baumann estime qu'il convient de "relativiser" la portée du scandale qui frappe l'armée allemande malgré l'horreur que les photos publiées inspirent. "La majorité des 220 000 soldats de la Bundeswehr ne sont pas aussi dérangés et font correctement leur travail sur le sol national comme à l'étranger (...). Plusieurs décennies après la Deuxième guerre mondiale, c'est en tant que pourvoyeurs de paix que les soldats allemands interviennent à l'étranger. Telle est, en tout cas, l'image que Berlin se plaît à donner de son armée. Or, on se rend compte - et aujourd'hui sous la forme d'une cruauté particulière - que, souvent, cette image de colombe de la paix en treillis n'est pas si sympathique et si innocente qu'elle pourrait le laisser penser (...). Les soldats allemands aiment, eux aussi, les jeux pervers. Bienvenue dans la guerre, à laquelle l'Allemagne participe elle aussi". (27.10.2006)

die tageszeitung - Allemagne

Daniel Müller s'intéresse à l'origine de ces photos qui émeuvent les Allemands. "Ces photos ont été prises par des gens qui vivent la misère de la guerre au quotidien, que la guerre semble priver de tout sens moral et de toute bienséance : des soldats déboussolés, à qui ces photos servent de trophées - et témoignent en même temps de leur (im)puissance (...). En théorie, tout soldat a la possibilité d'immortaliser ce qu'il vit avec un appareil photo numérique ou un téléphone portable et de diffuser les images dans le monde entier (...). Ce faisant, l'anonymat du soldat prend fin. Sa fonction d'exécutant sans identité, ou presque, n'existe plus que sur le papier ou dans l'esprit de chefs militaires arriérés. Le spécialiste britannique de la photographie Val Williams constatait en 1994, dans son manuel 'Warworks', que nous en savions plus sur les reporters de guerre dans les zones de conflits que sur les soldats qui mènent le combat. Sa thèse se trouve aujourd'hui démentie par l'actualité". (27.10.2006)

RÉFLEXIONS

Népszabadság - Hongrie

Viktor Kiss et les nouveaux populistes

Le politologue hongrois Viktor Kiss cherche à comprendre le succès de la nouvelle droite populiste. "La plupart des pays membres de l'UE souffrent des 'effets secondaires' de la mondialisation, tant décriés par les altermondialistes. Il est facile, d'une part, de réclamer davantage à une Europe supranationale reposant avant tout sur des fondements économiques, et d'autre part d'affirmer que l'UE est n'un qu'un simple exécutant de la mondialisation puisqu'elle considère comme une doctrine irrévocable tout ce que cette mondialisation a de plus haïssable. Telle est la thèse de la droite populiste européenne actuelle. Le secret de sa vitalité est sa capacité à réunir des thèmes conservateurs et des thèmes autrefois sociaux-démocrates. Les populistes confrontent 'l'Europe néolibérale' à la 'sécurité nationale' et touchent ainsi des électeurs qu'ils n'avaient jamais atteints auparavant". (27.10.2006)

Le Nouvel Observateur - France

Andreï Guelassimov parle du fatalisme russe

L'écrivain russe Andreï Guelassimov, auteur du livre 'l'Année du Mensonge', décrit dans un entretien avec Gilles Anquetil l'état de résignation dans lequel se trouve son peuple. "On a du mal en Occident à comprendre l'indifférence russe à la tyrannie, notre absence de révolte. Depuis quinze ans, les Russes sont écoeurés de la politique. Aujourd'hui, nous sommes des drogués du fatalisme. (...) Personne en Russie n'ignore les atrocités en Tchétchénie, les tortures, les assassinats politiques. Pourtant les gens, et c'est un paradoxe, ne craignent pas qu'on se dirige vers un nouveau fascisme. (...) La démocratie n'est pas une idée russe, nous ne l'avons ni inventée ni appliquée. C'est une idée grecque et européenne. Je ne dis pas cela par cynisme. La Russie appartient à l'Europe géographiquement, mais pas mentalement, psychologiquement, esthétiquement ou culturellement." (27.10.2006)

POLITIQUE

Kristeligt Dagblad - Danemark

Le 'Jyllands-Posten' acquitté dans l'affaire des caricatures

Un tribunal d'Arhus a acquitté jeudi 26 octobre Casten Juste, rédacteur en chef du journal 'Jyllands-Posten' et Flemming Rose, responsable des pages culturelles. Tous deux faisaient l'objet d'une plainte déposée par sept organisations musulmanes pour avoir publié des caricatures du prophète Mahomet en septembre 2005. Erik Bjergager, rédacteur en chef du 'Kristeligt Dagblad', salue cette décision. "Même si nous n'ayons pas cautionné la publication des caricatures, nous sommes en droit d'attendre d'une démocratie ouverte comme le Danemark qu'elle offre un cadre aussi vaste que possible à la liberté d'expression et à la satire. Tout autre jugement aurait été catastrophique pour la liberté d'expression. Les musulmans danois doivent accepter que la religion soit, elle aussi, brocardée - même si cela est fait sans goût. Cela ne veut pas dire que nous pouvons librement tourner en ridicule une population ou une croyance. Nous avons des lois pour lutter contre les injures, la calomnie, le racisme et le blasphème. Mais la marge de manoeuvre est grande avant que les tribunaux du pays jugent qu'une limite a été franchie". (27.10.2006)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'indépendance du Kosovo pourrait faire des émules

Selon Daniel Brössler, la décision de la communauté internationale sur le statut du Kosovo pourrait avoir de graves répercussions sur les autres conflits séparatistes. "Dans cette zone, quatre territoires aspirent à l'indépendance : l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud en Géorgie, la Transdniestrie en Moldavie et le Haut-Karabakh, que se disputent l'Arménie et l'Azerbaïdjan (...). Le 'précédent du Kosovo' pourrait bien mettre de l'huile sur le feu. Lors d'une apparition télévisée, Poutine a assuré qu'il souhaitait éviter la violence. Mais l'envenimement du conflit avec la Géorgie a montré que la Russie oscille entre le rôle de pompier et celui d'incendiaire (...). C'est une épine de taille dans les négociations sur l'avenir du Kosovo. La moindre décision contraire à la volonté de la Serbie serait comprise comme un feu vert par les Abkhazes et consorts - même si la situation de départ est radicalement différente de celle des Balkans". (27.10.2006)

Respekt - République tchèque

Les partis slovaques ont abandonné la minorité hongroise

L'ancien rédacteur en chef du quotidien slovaque 'Sme', Martin M. Simecka, reproche aux partis slovaques de "changer leur fusil d'épaule" sur la question de la minorité hongroise. "Les responsables du gouvernement et de l'opposition ont commencé à se disputer avec le nationaliste Jan Slota [Parti national slovaque] pour savoir qui était le plus patriote. Et parce qu'en Slovaquie, la lutte entre les patriotes et les nationalistes a toujours vu la victoire de ces derniers, ce n'est qu'une question de temps avant que le nationalisme ne gagne toute la société. Pour la première fois depuis 1989, il ne se trouve plus en Slovaquie un seul homme politique capable de comprendre les difficultés qu'endure la minorité hongroise depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement. Les deux partis de l'opposition, le SDKU de l'ex-Premier ministre Dzurinda et les chrétiens-démocrates - qui formèrent jadis une coalition avec le parti de la minorité hongroise - évoquent la défense des intérêts nationaux. Ce faisant, ils témoignent non seulement de leur cynisme, mais aussi de leur bêtise et de leur dangerosité". (27.10.2006)

The Economist - Royaume-Uni

La "paralysie française" nuit à l'Union européenne

L'hebdomadaire analyse la position de la France dans le contexte politique international. "Les Français ont inventé un mot aujourd'hui très en vogue, le déclinisme, qui traduit bien la croyance selon laquelle le pays est irréformable. (...) Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et puissance nucléaire déclarée, elle a été l'un des pays fondateurs de l'UE, un moteur pour la mise en place de la monnaie unique, et a longtemps été en faveur d'une plus grande intégration européenne - bien que ses électeurs aient rejeté le projet de Constitution européenne en mai 2005. Le fait que l'UE soit actuellement à ce point hésitante provient en partie de la paralysie française. La France est un pays où il est possible d'opposer à chaque faiblesse une force. La question est de savoir si elle peut aujourd'hui s'appuyer sur ces forces pour mettre en oeuvre des réformes favorisant la compétitivité. (...) Si le prochain président français parvient à imposer les réformes dont le pays a besoin pour restaurer sa compétitivité, la France pourrait rebondir bien plus vite que ce que prévoient les déclinologues." (27.10.2006)

Cyprus Mail - Chypre

L'isolement diplomatique grandissant de Chypre

L'absence de tout représentant chypriote grec lors de la cérémonie organisée au Ledra Palace pour commémorer la Journée des Nations unies, célébrée chaque année le 24 octobre, consterne le corps diplomatique. Parmi les explications avancées se trouvent le possible refus des dirigeants locaux de partager un verre avec le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat et les récentes critiques du gouvernement qui reproche à l'Onu d'avoir tenté d'influencer les Chypriotes grecs avec des fonds américains lors du vote sur le plan Annan [en 2004]. "Ce genre de petitesse est devenu une marque de fabrique du gouvernement de Papadopoulos, le président s'évertuant à penser que ces singeries lui permettent de se faire respecter. (...) Mais avec ces bouffonneries, Papadopoulos ne parvient qu'à augmenter l'isolement de Chypre. Au pouvoir depuis trois ans et demi, il a réussi à se mettre à dos la Commission européenne, la Grèce, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Onu". (27.10.2006)

ÉCONOMIE

Przekrój - Pologne

Une raffinerie lituanienne privée de pétrole

Le groupe énergétique polonais PKN Orlen a racheté cet été la raffinerie de pétrole lituanienne 'Mazeikiu Nafta'. Peu de temps après, la société Transneft, propriété de l'Etat russe, a suspendu ses livraisons de pétrole à la raffinerie, officiellement pour cause de travaux sur l'oléoduc. Dans une interview menée par Cezary Lazarewicz, le directeur de PKN Orlen, Igor Chalupec, estime que cette suspension nuit à l'image de la Russie. "Si Mazeikiu n'est plus approvisionnée, les sociétés russes seront les premières perdantes. Elles n'y perdront pas seulement de l'argent, mais aussi leur réputation. L'Etat russe également, puisqu'il est propriétaire de Transneft, à qui appartient l'oléoduc". Par ailleurs, Igor Chalupec justifie le rachat de la raffinerie par le groupe polonais. "L'acquisition de Mazeikiu était plus qu'une simple transaction. Elle contribue à la sécurité énergétique de cette partie de l'Europe". (27.10.2006)

Neatkarīgā Rīta Avīze - Lettonie

La Russie interdit l'importation du sprat letton

A l'époque du socialisme, le poisson sprat de Riga était déjà considéré comme un mets de choix. Jusqu'à aujourd'hui, il n'était jamais absent des tables russes pendant les fêtes. Or, la Russie vient de proclamer la suspension des importations de sprat en provenance de Lettonie - invoquant une concentration de polluants trop élevée dans les poissons. Juris Paiders entrevoit d'autres raisons. "Il y a bien longtemps que la législation alimentaire russe n'existe que sur le papier. Personne ne s'en préoccupe, et elle n'est pas respectée la plupart du temps. Elle ne refait surface que lorsque le Kremlin souhaite exercer une pression politique sur un de ses partenaires commerciaux. Ainsi, voilà un an, la Russie a imposé subitement un durcissement des contrôles sur les vins géorgiens. Aujourd'hui, c'est au tour du sprat letton. A Kaliningrad, on assiste à la création d'un combinat de la pisciculture dont l'objectif est de commercialiser des produits similaires à ceux de la Lettonie - la Russie a décrété que l'heure était venue de nettoyer le marché du sprat letton". (27.10.2006)

Die Presse - Autriche

L'Autriche, porte des Balkans ?

A quelques mois de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'UE, Martin Kugler s'inquiète du futur rôle de l'Autriche dans le Sud-Est de l'Europe, la Grèce et la Turquie étant depuis peu en lice pour la conquête de nouveaux marchés. "La Grèce a déjà rempli ses objectifs dans le secteur bancaire : les banques grecques possèdent 15% du marché. Et dans les prochaines années, la Grèce entend devenir un acteur de premier plan dans le secteur énergétique. Athènes met tout en oeuvre pour faire transiter par la Grèce les livraisons de gaz et de pétrole en provenance des pays de la mer Noire et à destination de la Méditerranée (...). L'Autriche a de nombreux liens historiques avec le Sud-Est de l'Europe et, contrairement aux Allemands ou aux Américains, les Autrichiens comprennent la mentalité de ces pays. Mais il ne faudrait pas oublier pour autant que la Grèce fait partie des Balkans. Et que la Turquie joue, historiquement, le rôle de leader dans la région. Plus encore que l'Autriche". (27.10.2006)

MÉDIAS

La Libre Belgique - Belgique

Les médias français couvrent mal l'actualité des banlieues

A la suite des violentes émeutes qui ont enflammé les banlieues de différentes villes françaises voilà un an, le journal suisse 'L'Hebdo' avait choisi d'ouvrir un bureau à Bondy, aux portes de Paris, pour mieux connaître la réalité d'un quartier sensible, et de créer un blog. Martin Buxant a interviewé l'un des journalistes envoyés à Bondy, Michel Beuret, qui critique le travail des médias français. "Ils ne viennent pas en banlieue s'il n'y a pas un os à ronger, et encore faut-il que cet os soit sensationnel. (...) Les médias s'intéressent à ce qui ne va pas. Or, en banlieue, ça ne va jamais : ça finit par être banal. Quand la banlieue pousse un cri en mettant le feu, alors on y va. Mais le message, savoir pourquoi ça ne va pas, on a aucun moyen de le comprendre parce qu'on a plus de contact avec la banlieue. C'est ça la leçon des émeutes : les médias français n'avaient simplement pas de relais en banlieue." (27.10.2006)

CULTURE

The Guardian - Royaume-Uni

La tradition parisienne des squats artistiques

La journaliste Angelique Chrisafis réagit à la récente expulsion des artistes du Barbizon, une salle de cinéma du début du XXe siècle devenue un squat d'artistes en 2003. "Comme une douzaine d'autres lieux artistiques illégaux à Paris - des usines vides ou d'anciens entrepôts investis par des artistes, des designers et des réalisateurs ne pouvant louer de locaux - le Barbizon était un repère de la scène artistique locale. (...) L'intervention policière au Barbizon et la menace d'expulsion d'autres squats artistiques ont provoqué la panique chez les responsables municipaux chargés de la culture. Il estiment que la longue tradition de squats de la capitale donne un souffle crucial à une vie culturelle assoupie. Les squats sont tellement indispensables à la vie culturelle parisienne que la ville a dépensé voilà quatre ans 7 millions d'euros pour acheter et rénover le plus voyant d'entre eux, le 59 rue de Rivoli, une ancienne banque située non loin du Louvre (...)". (27.10.2006)

Le Courrier - Suisse

Les librairies indépendantes suisses en danger

Une cinquantaine de librairies ont lancé, jeudi 26 octobre, une opération 'vitrines blanches' pour sensibiliser l'opinion publique au fait qu'elles sont menacées de disparition si une réglementation sur le prix du livre n'est pas adoptée. "Désarmées face aux prix cassés pratiqués par les grandes chaînes, 51 librairies ont fermé en Suisse romande depuis 2001, et une vingtaine en Suisse alémanique", explique Anne Pitteloud. "La fermeture des librairies indépendantes fait peser une menace sur la diversité culturelle. Avec l'érosion des points de vente, l'édition romande aurait perdu le tiers de son chiffre d'affaires. Dans ces conditions, il devient plus dangereux de prendre des risques littéraires, la logique consumériste voulant que les éditeurs ne publient que des best-sellers... A terme, cela signifie la mort de la littérature. (...) Contrairement aux autres secteurs commerciaux, l'édition ne répond pas à la demande mais à l'offre." (26.10.2006)

Télérama - France

La mode de l'anglais simplifié perdure

Thomas Bécart s'amuse de la découverte sur Internet d'une version de l'encyclopédie en ligne Wikipédia "dans une langue qui n'en est pas vraiment une et qui compte pourtant plus de 11 000 articles: le 'simple english'. Un anglais, comme son nom l'indique, plus accessible, si possible moins de 1 000 mots (...). L'usage d'une langue simplifiée ne date pas d'hier. Concernant l'anglais, il en existe même plusieurs versions : le 'simplified english', développé pour les besoins de l'industrie aéronautique ; le 'plain english' (un anglais qui va 'droit au but', promu par l'administration américaine) ; le 'globish', contraction de 'global' et 'english', un anglais simplifié mais non formalisé ; le 'Voice of America english' (pratiqué sur la radio américaine du même nom) ou encore le 'basic english'. Introduit en 1930 par le linguiste Charles K. Odgen, ce dernier avait une ambition universaliste, cherchant à rendre compte de n'importe quel contenu sémantique en... 850 mots !" (27.10.2006)

 

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