Aldo Keel, journaliste spécialiste de la Scandinavie, compare les réactions du Danemark, de la Suède et de la Norvège à la question de l'islam. "Même si la politique d'asile de la Suède est généreuse, les Démocrates de Suède (parti xénophobe) n'ont obtenu que 2,9 % des voix lors des dernières élections et sont donc restés à la porte du Parlement, alors que le Parti du peuple danois, au Danemark, est le troisième groupe parlementaire, et que le Parti du progrès (populiste), en Norvège, triomphe avec 30 % des intentions de vote dans les sondages. Si, en Suède, il est inconvenant de dire du mal des étrangers en public, il en va tout autrement au Danemark. Les députés du Parti du peuple danois, grâce auquel le gouvernement bénéficie d'une majorité parlementaire, qualifient l'islam 'd'organisation terroriste', de 'peste' et de 'tumeur cancéreuse', et les musulmans du Danemark de 'troupes d'occupation'. L'affaire des caricatures a radicalisé le discours (...). Pour de nombreux Danois, les imams sont les premiers responsables de cette escalade." (11.12.2006)
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