"Le passé récent de la France montre que ce sont ses mouvements sociaux (étudiants, syndicats, sans-papiers, groupes féministes et écologistes) qui ont eu le plus d'impact, en offrant un véritable contrepoids aux politiques néolibérales", écrit la journaliste française Naïma Bouteldja, chroniqueuse régulière du quotidien. "Cet élan a été nourri par une alliance d'organisations politiques (communistes, radicaux et écologistes), des mouvements sociaux, des syndicats et des groupes d'activistes qui ont constitué plus de 700 collectifs dans toute la France. Ayant élaboré une stratégie commune et un programme de gouvernement, tout ce que la coalition avait à faire était de se mettre d'accord sur un candidat [en vue de l'élection présidentielle]. Mais elle a volé en éclat le mois dernier et a ainsi perdu une chance historique de se faire entendre. (...) Ils [les membres de cette coalition] semblent juger plus efficace de consacrer leur énergie à la construction de réseaux et de mouvements, en travaillant à partir de situations concrètes et sans avoir de modèle préconçu, dans l'optique de pouvoir changer à partir de son socle la politique et la société." (10.01.2007)
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