Pour Robert Misik, le départ du chancelier autrichien Wolfgang Schüssel marque la fin d'une "époque plutôt poussiéreuse". Le journaliste rappelle la grave crise européenne déclenchée par le chancelier en 2000, lorsqu'il avait fait entrer le parti populiste de Jörg Haider, le FPÖ, au gouvernement, et les conséquences pour l'Autriche. "Le pays était divisé en deux - et l'est resté jusqu'au bout : la coalition noire-bleue (conservateurs et extrême droite) d'un côté, opposée à tous les autres. L'objectif du gouvernement était le suivant : écarter les rouges (les sociaux-démocrates, considérés comme des bons à rien). Il a tenu jusqu'à la fin, même si on s'en rendait de moins en moins compte pour deux raisons : d'un côté, parce que Haider et ses acolytes ont perdu de leur pouvoir de nuisance en raison du déclin, puis de la scission, de leur parti, et d'un autre côté, parce qu'on avait fini par s'habituer à certaines choses qui ailleurs auraient fait scandale (...). Avec le départ du gouvernement des deux partis issus de la scission [de l'extrême droite], le BZÖ et le FPÖ, les agitateurs d'extrême droite n'auront plus d'emprise directe sur la politique, et leur élévation symbolique comme représentants de l'Etat appartient désormais au passé. C'est là un sacré progrès de civilisation." (11.01.2007)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Autriche
Tous les textes disponibles de » Robert Misik