Pour le journaliste finlandais Peter Ehrström, le concept d'Etat-nation sous sa forme classique recule en Europe. A part l'Islande, tous les pays européens comptent des minorités nationales - Catalans, Tyroliens du Sud, Gallois, Sorabes ou Suédois de Finlande - qui ont tous profité du développement économique pour renforcer leurs régions. "Dans une Europe sans frontières règne l'idée que les représentants des minorités linguistiques sont particulièrement bien lotis. La plupart d'entre eux sont nécessairement bilingues, quand ils ne sont pas polyglottes. Et s'il y a quelque chose dont l'Europe du futur a vraiment besoin, c'est bien d'Européens dotés de compétences linguistiques solides. Le 'broken English' [anglais rudimentaire et plein de fautes] a beau être la première langue du monde, cela ne suffit pas. Trois langues, quatre, voire cinq... Pour les représentants des minorités linguistiques, c'est une nécessité et même une évidence, à la différence des autres Européens. La connaissance des langues n'est pas un fardeau dans la mosaïque européenne : au contraire, c'est un véritable avantage." (23.02.2007)
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