Trois semaines après le début en Espagne du procès des 29 suspects des attentats de Madrid (perpétrés le 11 mars 2004), une grande manifestation liée à une autre affaire de terrorisme a été organisée samedi 10 mars pour protester contre le régime de semi-liberté accordé à un militant basque qui était en grève de la faim. Pour Ivan Briscoe, journaliste et chercheur à la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Fride), "jamais le pays n'a été autant préoccupé par les procès de cas de terrorisme. (...) Pendant que le méga-procès a enterré la spéculation sur le rôle d'ETA dans les attentats, il n'a, d'aucune manière, levé les doutes sur la gestion du processus de paix basque par le Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero, un processus qui semble avoir avorté après la mort de deux personnes à l'aéroport de Barajas le 30 décembre. Malgré tout, la semi-liberté (ou plutôt l'assignation à domicile) accordée le 1er mars à Iñaki de Juana Chaos, impliqué dans le meurtre de 25 personnes lors d'attaques terroristes en 1987, a plongé Zapatero dans une des périodes les plus difficiles de son mandat et a probablement condamné son parti, le PSOE [socialiste], à une baisse dans les sondages." (12.03.2007)
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