szmtag

02.12.2008

euro|topics illustration
euro|topics
 

Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.03.2007

 

À LA UNE

L'UE se mobilise contre le réchauffement climatique

A l'issue du sommet européen organisé la semaine dernière, trois objectifs ont été définis d'ici 2020 pour lutter contre le réchauffement climatique : porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation, réduire de 20 % par rapport à 1990 les émissions de gaz à effet de serre et diminuer de 20 % la consommation européenne d'énergie au sein de l'UE. L'UE peut-elle mener à bien ses ambitions ?

Extraits des publications suivantes:
The Irish Times - Irlande, La Tribune - France, Europa Sur - Espagne

The Irish Times - Irlande

Le quotidien remarque que l'accord trouvé au sommet de l'UE n'a été possible que "parce qu'il était admis que le poids des charges lié aux réductions globales d'émissions de gaz  et au recours aux énergies renouvelables sera réparti inégalement. Le diable se loge dans les détails et nous pouvons être sûrs que lorsque la Commission émettra ses propositions pays par pays pour le partage de ces charges, cela fera un vacarme incroyable. Les nouveaux membres de l'UE affirment que leur forte dépendance au charbon et le fait qu'ils aient déjà réduit leurs émissions de 30 % devraient leur valoir un passe-droit. La France, la Slovaquie, la République tchèque et certains Etats baltes veulent que leur puissance nucléaire 'propre' rentre dans les critères requis. Les milieux d'affaires affirment que l'objectif ne devrait pas comporter de référence à une technologie particulière mais simplement à une réduction des émissions de carbone, laissant 'l'efficacité' du marché déterminer les moyens." (12.03.2007)

La Tribune - France

L'éditorialiste Pascal Aubert considère que "l'ambition affichée est louable, le souci de pédagogie flagrant - le triple objectif de 20 % à l'horizon 2020 a été conçu pour marquer les esprits - mais, encore une fois, les vraies difficultés ont été opportunément balayées sous le tapis le temps d'une autocongratulation générale, genre 'on verra plus tard...'. Sauf que, 2020, c'est après-demain, et 'plus tard' commence aujourd'hui. La Commission européenne veut battre le fer pendant qu'il est chaud et prendre au mot les pays membres. Elle doit cependant s'attendre à moins de bonne volonté lorsqu'il va falloir détailler la part que chacun prendra des sacrifices en matière de réduction de gaz polluants et de mise en oeuvre d'énergies renouvelables dans une approche censée être 'juste et appropriée'. Chaque État - la France la première - a déjà en tête ce qu'il entend par là et il y a pratiquement autant d'interprétations que d'étoiles sur le drapeau de l'UE." (13.03.2007)

Europa Sur - Espagne

"Il semble que l'UE prenne enfin au sérieux le combat contre les changements climatiques", estime le quotidien dans son éditorial. "Il s'agit sans aucun doute d'un accord important pour la lutte contre les conséquences du réchauffement global. Il montre la manière dont les gouvernements de l'une des zones les plus industrialisées du monde sont préoccupés par ce sujet et se sentent beaucoup plus responsables de la situation que l'on connaît aujourd'hui. Il faut désormais que cette inquiétude soit partagée par d'autres régions, principalement les Etats-Unis, où le gouvernement Bush a essayé par tous les moyens d'éloigner ce sujet de l'ordre du jour mondial et de retarder le plus possible l'adoption des mesures nécessaires. Et il est aussi urgent d'impliquer rapidement dans cette lutte les économies émergentes asiatiques, et particulièrement celle de la Chine." (13.03.2007)

RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Xavier Vidal-Folch juge que l'UE souffre de l'absence de Constitution

Le journaliste espagnol Xavier Vidal-Folch, directeur adjoint du quotidien, juge que l'UE se porterait bien mieux aujourd'hui si elle pouvait s'appuyer sur une Constitution. "Cinquante ans après sa création, l'Europe communautaire renvoie une image de crise. Elle ressemble à un club incapable de réactualiser ses règles de base. Il est pourtant vrai qu'elle conserve un pouvoir d'attraction. Il y a encore une pléiade de pays qui se battent pour intégrer l'UE. Et de plus en plus d'institutions multinationales lui demandent d'intervenir dans de grands conflits ou de petits litiges. Mais l'Europe n'a aujourd'hui, comme le colonel de García Márquez, personne qui lui écrit [en référence au livre 'Pas de lettre pour le colonel']. Les intellectuels qui se sont révélés décisifs voilà des années pour donner un élan à l'Europe, notamment en France, ont démissionné. Et le gros de la réflexion est désormais, paradoxalement, monopolisé par les Anglo-Saxons." (13.03.2007)

Die Welt - Allemagne

Wolfgang Sofsky à propos de l'absurdité des interdictions

Le sociologue allemand Wolfgang Sofsky signe un pamphlet contre les nombreuses interdictions imposées à la société, de la cigarette jusqu'au stationnement en centre-ville, en passant par les jeux vidéos. "Dès l'instant où l'Etat a conquis la société, c'en est fini de la liberté des citoyens. La société n'est plus sûre de son pouvoir. Elle exige de plus en plus d'être surveillée. Il lui est tout aussi impossible de faire preuve d'indulgence et de tolérance que de se fier à l'autorégulation en cas de conflit. La multiplication des règles paraît donc naturelle aux personnes concernées, qui ne remarquent même plus qu'elles perdent leur liberté. (...) Les interdictions sont censées atténuer les peurs de la société. Mais cette dernière combat la peur du risque par la peur de la sanction. Plus les interdictions sont nombreuses, plus la peur augmente. Et plus les inquiétudes s'intensifient, plus il y a d'interdictions. Ainsi, les interdictions sont à l'origine de leur propre durcissement." (13.03.2007)

POLITIQUE

Romania Libera - Roumanie

Les européennes repoussées en Roumanie

Les élections européennes devaient se tenir le 13 mai 2007 en Roumanie mais le Premier ministre roumain Calin Tariceanu a décidé de les repousser, arguant du fait que les tensions intérieures allaient interférer avec les questions européennes. S'il n'a pas fixé de nouvelle date pour ce scrutin, il devrait quand même avoir lieu cette année. Cristian Pirvulescu critique cette décision. "Cinq élections vont se suivre de près : les européennes roumaines en 2007, les municipales en juin 2008, les législatives en novembre 2008, les européennes en juin 2009 et les présidentielles en décembre 2009. Elles vont mettre les partis sous tension comme jamais à l'époque postcommuniste. (...) Les institutions connaissent une crise d'autorité, le paysage politique est confus, de nombreuses élections se succèdent : cette génération de politiciens vidée de son énergie va disparaître. C'est la condition de la reconstruction." (13.03.2007)

Sega - Bulgarie

Qui seront les futurs députés bulgares au Parlement européen ?

"Ce sont de vieilles têtes qui vont nous représenter en Europe", constatent Veselina Gartcheva et Iasen Lioutskanov après avoir examiné les listes de candidats bulgares aux élections européennes en Bulgarie. "L'élection des députés européens en mai est importante pour deux raisons : il s'agit tout d'abord des premières élections de ce type dans notre pays, et notre vote déterminera qui représentera la Bulgarie en Europe. Ensuite, c'est la première mise à l'épreuve depuis bien longtemps pour les partis bulgares, lesquels clament n'avoir placé que des candidats parfaitement préparés en tête de liste. De nouveaux visages  sont certes apparus sur ces listes, comme le veut la tradition. Mais les nouveaux redoutent - et c'est aussi la tradition qui le veut - les députés et les hommes politiques chevronnés." (13.03.2007)

Die Presse - Autriche

L'élargissement de l'UE isole les Serbes

Le dernier élargissement européen de janvier 2007 empiète sur l'espace des pays voisins, écrit Thomas Roser, correspondant du quotidien à Belgrade. "Certes, l'UE s'est agrandie en accueillant la Roumanie et la Bulgarie en son sein, mais pour les 10 millions d'habitants de la Serbie, le monde a encore rapetissé. Les Serbes ne peuvent plus voyager qu'en Bosnie, Croatie, Macédoine et au Monténégro sans visa. (...) Le nombre de passages à la frontière avec la Bulgarie a diminué d'un tiers, et il n'y a pratiquement plus de trafic frontalier avec la Roumanie. Car si Bucarest a introduit un visa payant pour ses voisins en 2004, Belgrade a également infligé une obligation de visa aux Roumains." (13.03.2007)

Les Echos - France

Chirac, un vrai chef d'Etat

"Jacques Chirac a prononcé dimanche soir [le 11 mars] l'un des plus beaux discours de sa très longue carrière politique", estime le chroniqueur Favilla, un pseudonyme derrière lequel se cachent plusieurs rédacteurs du journal. "Il tranchait avec la tonalité d'ensemble de la campagne électorale. Ces dernières semaines, nous avons vu les candidats à sa succession participer à des soirées télévisées où des citoyens de base, censés représenter les 'vrais gens', évoquaient leurs problèmes personnels. Dans cet exercice, le meilleur est celui qui manifeste la plus grande compassion. Mais ce que l'on demande à un président de la République, ce n'est pas de la compassion. (...) Le dernier discours de Jacques Chirac a été une démonstration éclatante de la distance qui sépare - qui doit séparer - la posture compassionnelle de la responsabilité présidentielle." (13.03.2007)

Lietuvos Rytas - Lituanie

La construction de la 'Via Baltica' n'avance pas en Pologne

À cause de l'enclave russe de Kaliningrad, le flot de véhicules en provenance de l'UE et à destination des pays Baltes est obligé de passer par une bande frontalière très étroite entre la Pologne et la Lituanie. Cette route ne peut plus faire face à l'augmentation du trafic. Malgré tout, la construction de la 'Via Baltica' n'avance pas d'un pouce, déplore Jacekas Komaras. Il commente ironiquement le débat qui fait rage autour de la portion polonaise de l'autoroute, qui doit passer par un territoire naturel protégé par l'UE. "C'est paradoxal, ce sont précisément les oiseaux qui sont responsables du blocage de ce projet. Le gouvernement polonais et la ville d'Augustow luttent pour la création de cette voie de contournement qui doit passer par un territoire naturel protégé. Or, comme l'époque de la couvée a commencé, aucun arbre ne pourra être abattu dans les mois qui viennent. Cela signifie que le projet va rester gelé au moins jusqu'en septembre. Le gouvernement avait pourtant promis à l'automne dernier que le tracé ne serait pas modifié et qu'il ne se laisserait pas décontenancer par les protestations." (13.03.2007)

Open Democracy - Royaume-Uni

L'Espagne face au terrorisme

Trois semaines après le début en Espagne du procès des 29 suspects des attentats de Madrid (perpétrés le 11 mars 2004), une grande manifestation liée à une autre affaire de terrorisme a été organisée samedi 10 mars pour protester contre le régime de semi-liberté accordé à un militant basque qui était en grève de la faim. Pour Ivan Briscoe, journaliste et chercheur à la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Fride), "jamais le pays n'a été autant préoccupé par les procès de cas de terrorisme. (...) Pendant que le méga-procès a enterré la spéculation sur le rôle d'ETA dans les attentats, il n'a, d'aucune manière, levé les doutes sur la gestion du processus de paix basque par le Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero, un processus qui semble avoir avorté après la mort de deux personnes à l'aéroport de Barajas le 30 décembre. Malgré tout, la semi-liberté (ou plutôt l'assignation à domicile) accordée le 1er mars à Iñaki de Juana Chaos, impliqué dans le meurtre de 25 personnes lors d'attaques terroristes en 1987, a plongé Zapatero dans une des périodes les plus difficiles de son mandat et a probablement condamné son parti, le PSOE [socialiste], à une baisse dans les sondages." (12.03.2007)

Svenska Dagbladet - Suède

La Finlande se prépare à un scrutin législatif fade

Des élections législatives auront lieu le 18 mars en Finlande. Le journal suédois constate que la campagne est extrêmement convenue. D'après les sondages, les trois principales formations - le Parti du centre, le Parti social-démocrate et le Parti de coalition nationale - recueillent à peu près le même nombre de voix. "Il n'y a aucun débat à propos d'une éventuelle adhésion de la Finlande à l'OTAN, aucune protestation contre la construction d'une cinquième - voire d'une sixième - centrale nucléaire, et le fait que les déchets radioactifs soient stockés à Olkiluoto ou à Loviisa ne semble déranger personne. (...) Le système de gouvernement par consensus n'est absolument pas remis en question. Le Premier ministre Matti Vanhanen [Parti du centre], l'homme le plus sexiste du pays, a déclaré au cours de la campagne électorale que les sociaux-démocrates lui iraient aussi bien que le Parti de coalition nationale. On le croit." (12.03.2007)

Corriere della Sera - Italie

Visite officielle de Poutine en Italie

Le président russe Vladimir Poutine est attendu ce mardi 13 mars en Italie. L'éditorialiste Franco Venturini revient sur le mystère qui entoure le personnage. "Il n'y a qu'une chose plus redoutable qu'une Russie stable, c'est une Russie instable. Peut-être faut-il recourir au vieux schéma de la guerre froide pour comprendre le tourment qui caractérise les rapports entre l'Occident et la Russie actuelle et pour savoir comment appréhender ce Vladimir Poutine qui sera reçu avec les honneurs en Italie et au Vatican. Sept ans après son arrivée au Kremlin, le président russe demeure pour beaucoup une énigme irrésolue. Prodi, Napolitano et le Pape accueilleront-ils ce soir un sauveur de la patrie ou bien un ex-agent du KGB sans scrupules qui n'a pas renoncé à ses vieilles méthodes ? Poutine est-il à l'origine d'une démocratisation d'un pays où la démocratie n'a jamais existé ou bien s'agit-il d'une dictature à peine masquée ?" (13.03.2007)

CULTURE

Berliner Zeitung - Allemagne

Moscou expose les trésors culturels confisqués à l'Allemagne

"La Russie étale son butin", écrit Katia Tichomirova à propos de l'inauguration d'une exposition réunissant 1 300 objets datant de l'époque mérovingienne. Provenant d'un musée de Berlin [Musée de la préhistoire et de l'histoire ancienne], ils ont été confisqués par l'Union soviétique pendant la Deuxième guerre mondiale. "Le but est que le public puisse découvrir ce qui a été entreposé pendant 60 ans dans les entrepôts secrets du musée Pouchkine de Moscou : le trésor de Priam tout d'abord, puis les pièces de la collection antique de Berlin, que l'on croyait disparues, et le trésor des Mérovingiens. Tous sortent des caves de madame Antonova [directrice du musée Pouchkine]. De nouvelles surprises ne sont pas exclues. Le trésor d'Eberswald est encore recherché à l'heure actuelle. Seul le public russe profitera des largesses de madame Antonova, car si l'exposition mérovingienne était montrée à Berlin, les autorités allemandes devraient confisquer les 700 pièces." (13.03.2007)

La Libre Belgique - Belgique

La culture absente de la course à la présidentielle en France

Analysant la campagne électorale de la présidentielle française, Guy Duplat juge que les enjeux culturels sont curieusement absents du débat. "La première raison de ce silence assourdissant est qu'il n'y a plus d'argent à distribuer et qu'il faut faire des économies. Dans les arts vivants sévit la loi de Baumol qui montre qu'il n'y a pas de gains de productivité possible et que, donc, les investissements du passé coûtent de plus en plus cher et ne peuvent être rationalisés. On ne peut jouer un quatuor de Beethoven avec trois instruments seulement pour faire des économies. (...) La seconde raison est que, dans ces conditions, la culture n'est pas un thème rentable électoralement (...). On sait qu'à chaque velléité de resserrer les boulons, le monde culturel grogne comme on l'a vu dans la gestion des intermittents. On est bien loin de l'époque de Jack Lang ou d'André Malraux qui avaient une vision forte et claire de la culture et de leur rôle." (13.03.2007)

COULEURS LOCALES

Élet és Irodalom - Hongrie

Qui a peur des Pirèses en Hongrie ?

Selon les résultats d'un récent sondage, les Hongrois sont toujours plus nombreux à rejeter les Pirèses. Des Pirèses qui ne sont pourtant qu'un un groupe ethnique imaginaire, inventé pour un sondage afin de comparer les sentiments de la population vis-à-vis des minorités réelles - Roms, Allemands, Slovaques, Serbes - à ceux qu'elle nourrit envers une minorité fictive. Gusztav Megyesi se montre sarcastique. "Comme par hasard, ce sont la gauche et les habitants aisés de l'ouest de la Hongrie qui haïssent le plus les Pirèses. S'ils placent les Pirèses en première ligne, c'est parce qu'ils n'en connaissent pas un seul. Les rencontrer personnellement les aiderait peut-être à vaincre leurs préjugés. (...) Pourquoi aucun politicien n'a-t-il encore eu l'idée de construire sa carrière sur la libération de notre pays des Pirèses ? 'J'ai expulsé tous les Pirèses, je suis l'espoir du peuple hongrois, je veux prendre le pouvoir', pourrait-il clamer. Et ses opposants ne trouveraient aucun Pirèse pour réfuter ses propos." (09.03.2007)

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31