"L'impressionnisme peut-il être réinventé ?" s'interroge Jackie Wullschlager, chef de la rubrique culture du quotidien, alors que l'oeuvre de deux peintres impressionnistes est présentée à Londres ce 17 mars. "L'âge d'or de la fin du XXe siècle, a fixé la notoriété des poids lourds Monet, Degas, Cézanne etc, pour une génération et des deux côtés de l'Atlantique. Une telle reconnaissance historique globale ne serait plus possible à notre époque, hantée par la menace terroriste, où les prix du marché de l'art s'envolent et où les musées sont sans le sou. Ce début de XXIe siècle offre autre chose : une coda érudite et inattendue qui adoucit les angles et égratigne les grandes réputations, flattant les publics plus sophistiqués d'aujourd'hui, avec des frémissements de transformation et de provocation et des promesses de rareté dans un terrain bien défriché. En ce sens, l'exposition actuelle des paysages de Renoir à la National Gallery est un succès. Pourtant, plus surprenante et audacieuse est la présentation du 'Monet inconnu' à la Royal Academy qui repositionne le virtuose de l'impressionnisme comme un dessinateur et un pastelliste qui a travaillé à préparer, explorer et anticiper les idées et les techniques sur toile." (16.03.2007)
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