szmtag

02.12.2008

euro|topics illustration
euro|topics
 

Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 26.04.2007

 

À LA UNE

Bronislaw Geremek défie le gouvernement polonais

Bronislaw Geremek défie le gouvernement polonais

 

L'eurodéputé polonais Bronislaw Geremek risque d'être déchu de son mandat européen, car il refuse de se soumettre à la loi de 'décommunisation'. Il estime que cette législation récemment adoptée par le gouvernement polonais menace les libertés individuelles. Il est soutenu dans sa démarche par les principaux dirigeants politiques du Parlement européen.

Extraits des publications suivantes:
Corriere della Sera - Italie, Libération - France, Le Soir - Belgique, Rzeczpospolita - Pologne

Corriere della Sera - Italie

"Si on me prive de mon siège européen, je rentrerai me battre en Pologne", explique Bronislaw Geremek dans un interview réalisée par Ivo Caizzi, envoyé spécial du quotidien à Bruxelles. "Aujourd'hui j'ai choisi la désobéissance civile, pas tant pour des motifs politiques que pour défendre des valeurs morales fondamentales et pour venir en aide à tous les Polonais humiliés par ce système inacceptable. Je me suis battu toute ma vie et je suis resté longtemps en prison pour défendre ces valeurs morales et les principes de la démocratie. Personne ne peut mettre en doute mon passé et je ne peux accepter en silence les humiliations imposées par le gouvernement aux citoyens qui ne peuvent s'y opposer. On va vers la fin de la liberté de la presse et de l'autonomie de l'instruction si un ministère de la Vérité peut décider qui est honnête et qui ne l'est pas, qui peut faire un certain travail et qui ne le peut pas (...). Je me rends compte que mon pays est devenu un cas à part en Europe". (26.04.2007)

Libération - France

Maja Zoltowska, correspondante du quotidien en Pologne, dénonce la loi dite de 'lustration',une "purification à la mode varsovienne", qui oblige plusieurs centaines de milliers de personnes à déclarer par écrit si elles ont collaboré ou non avec l'ex-police communiste. "La loi a suscité beaucoup de critiques en Pologne, mais Bronislaw Geremek, une figure emblématique de Solidarnosc, historien médiéviste réputé et ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd'hui âgé de 75 ans, est le seul élu à lui avoir dit non. (...) Aux termes de la loi, le simple refus entraîne la perte de toute responsabilité publique. La classe politique polonaise a réagi, hier, avec aigreur au geste de Bronislaw Geremek. Le comportement de Geremek 'ne sert pas la Pologne', a lancé le Premier ministre Jaroslaw Kaczynski. La réaction des parlementaires européens est un nouveau camouflet pour un gouvernement qui a fait de la 'décommunisation' son cheval de bataille." (26.04.2007)

Le Soir - Belgique

"Aujourd'hui, comme député européen, [Geremek] lance son 'J'accuse' comme, toutes proportions gardées, l'avait fait Zola dans l'affaire Dreyfus. Car c'est au nom des mêmes valeurs de justice et de dignité humaine qu'il s'oppose à une loi sur la décommunisation, laquelle, absurde sur le plan juridique et humiliante sur le plan moral, a provoqué une sorte de guerre froide entre le régime des frères Kaczynski et une bonne partie de l'élite intellectuelle et universitaire de leur pays", écrit Pol Mathil. "La 'lustration' est censée (...) régler les comptes des jumeaux non seulement avec d'anciens agents [des services secrets communistes] mais aussi avec cette partie de l'ex-opposition qui, arrivée au pouvoir avec Walesa, leur avait barré la route du pouvoir, à la naissance de la démocratie en Pologne. Une tentative de priver Geremek de sa place au Parlement européen, au mépris du verdict des urnes et du bon sens, serait indigne d'un gouvernement démocratique. Et d'un grand pays." (26.04.2007)

Rzeczpospolita - Pologne

Rafał Ziemkiewicz ne peut pas tolérer que Bronislaw Geremek refuse qu'une deuxième enquête soit menée sur son passé. Pour le journaliste, il ne s'agit pas d'une simple reproduction de la procédure à laquelle il s'est déjà soumis en 2004. "La nouvelle loi sur la lustration [entrée en vigueur le 15 mars] définit plus concrètement les activités des anciens collaborateurs officieux. Selon l'ancienne loi, souscrire à une déclaration d'engagement, d'écrire des rapports de dénonciation et de recevoir une rémunération en contrepartie n'était pas formellement considéré comme une collaboration officieuse tant qu'un tribunal n'avait pas apporté la preuve que cela avait nui à quelqu'un. La loi actuelle décrit plus précisément les différentes formes de collaboration avec la SB [ex-police politique communiste]." (26.04.2007)

RÉFLEXIONS

Dnevnik - Slovénie

Ervin Hladnik Milharcic évoque l'histoire européenne commune

Le 25 avril est commémoré en Italie 'le jour de la libération de l'Italie' qui marque la fin du fascisme en 1945. Leurs voisins slovènes commémorent deux jours plus tard, le 27 avril, le 'jour de la résistance'. Ervin Hladnik Milharcic attire l'attention sur la diversité des dates historiques en Europe. "Il serait amusant que l'UE décide de s'attaquer à la rédaction d'une histoire commune. (...) La lecture d'un livre d'histoire allant de l'Istrie jusqu'aux vallées écossaises serait une expérience intéressante. On pourrait diviser l'histoire en fonction de ces deux jours, dont l'un serait la commémoration du début et l'autre de la fin... Toutefois, il semble impossible de déterminer qui a libéré qui." (26.04.2007)

Die Zeit - Allemagne

Peter Sloterdijk et la 'mondialisation de la compassion'

Alors que Berlin accueillera la semaine prochaine un concert caritatif organisé dans le cadre de la campagne Live 8 destinée à recueillir des fonds pour l'Afrique, le philosophe Peter Sloterdijk mène une réflexion sur la "mondialisation de la compassion". Il constate un "changement du climat moral", et même un "effet de réchauffement global" moral dont les "techniques modernes de compression des distances, notamment les moyens de transports et les techniques de télécommunications ultrarapides. Elles ont contribué à l'émergence d'un système totalement inédit de proximité, de solidarité et de communautés virtuelles, qui met hors jeu toutes les données fondamentales des sociologues conventionnels. Il n'est plus nécessaire de vivre ensemble pour être liés, plus nécessaire d'être parents pour éprouver de la sympathie les uns envers les autres, plus nécessaire de nourrir des illusions communes pour se montrer solidaires, plus nécessaire de s'être rencontrés en chair et en os pour faire quelque chose les uns pour les autres. Je nomme la somme de toutes ces relations le voisinage à distance (...) Si l'on peut parler de l'aventure de la morale, ne consistera-t-elle pas principalement à cultiver la vertu à distance au cours du siècle prochain ?" (26.04.2007)

POLITIQUE

Delo - Slovénie

L'UE veut que la Croatie et la Slovénie règlent leur différend frontalier

Le Parlement européen a approuvé mercredi 25 avril un rapport de suivi sur la demande d'adhésion de la Croatie à l'UE. Il est demandé aux autorités de Zagreb de mettre fin "une bonne fois pour toute" aux différents frontaliers avec la Slovénie. Pour Stojan Zitko, "l'UE a aussi clairement fait part à la Slovénie de son espoir qu'un accord définitif sur le tracé des frontières soit trouvé, dans un délai plus ou moins long, et ce sans qu'il soit nécessaire d'exercer une pression extérieure sur ces deux pays. L'idée de désigner un médiateur, plutôt que de recourir à un tribunal d'arbitrage, est plutôt symbolique car il n'est pas pas dit que nous ne parvenions pas à trouver entre nous un accord. Et ce n'est de toute façon pas seulement avec la Slovénie que la Croatie a des problèmes de délimitation de frontières, mais avec tous ses pays voisins." (26.04.2007)

The Guardian - Royaume-Uni

Timothy Garton Ash défend le blairisme

Après avoir récemment interviewé Tony Blair, Timothy Garton Ash définit les traits distinctifs de l'approche du Premier ministre britannique. "Quelle est l'essence du blairisme ? La réponse de Blair ne pourrait pas être plus claire : 'C'est de l'interventionnisme libéral'. Le blairisme est, affirme-t-il, une vision progressiste du monde, qui se base sur la réalité de l'interdépendance à l'âge de la mondialisation et qui agit selon certaines valeurs. (...) Quand il affirme que les relations du Royaume-Uni avec à la fois l'Europe et les Etats-Unis sont plus fortes que ce qu'elles étaient il y a dix ans, il accepte que les Britanniques soient encore loin de cet idéal d'être 'à l'aise' avec cette double relation. (...) La seule chose qu'on ne peut pas déclarer de manière crédible, est ce que Simon Jenkins a suggéré hier dans ces pages : que le blairisme n'est que 'du vent et des paroles creuses'. Aimez-le ou détestez-le, en politique étrangère, Tony Blair a défendu des idées - et il peut vous dire lesquelles." (26.04.2007)

La Croix - France

François Bayrou ne donne pas de consigne de vote

Le candidat centriste François Bayrou, arrivé en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle française, n'a pas donné mercredi 25 avril de consignes de vote pour le deuxième tour qui opposera la socialiste Ségolène Royal et le candidat de la droite Nicolas Sarkozy. "La typologie hétéroclite de ses électeurs, souvent en rupture avec les partis traditionnels, rendait de toute façon assez vaine une consigne autoritaire", considère Dominique Quinio. "Il ne faut donc pas s'étonner de sa neutralité affichée hier, une neutralité fort peu neutre en fait, malgré les critiques également réparties à l'encontre des deux challengers : son discours extrêmement sévère à l'égard de Nicolas Sarkozy, montrait en tout cas à quel candidat il ne donnerait pas sa voix. Il n'est pas sûr que tous ses électeurs le suivront sur ce chemin. Mais, en revendiquant pour lui la liberté, il la reconnaît aux 7 millions de femmes et d'hommes qui ont cru possible une troisième voie ; à eux il promet une nouvelle force politique." (26.04.2007)

Revista 22 - Roumanie

Monica Macovei dénonce la corruption des parlementaires roumains

Au cours de son mandat, la ministre roumaine de la Justice, Monica Macovei, destituée récemment, avait exigé une loi visant à contrôler les revenus des parlementaires. Ce projet n'a cessé d'être allégé. Dans un entretien réalisé par Armand Gosu, l'ancienne ministre donne des explications : "Le projet de loi prévoyait par exemple d'interdire aux parlementaires de cumuler des activités commerciales et un mandat politique. Les parlementaires s'y sont opposés, et ce point a été retiré. Certains parlementaires sont avocats et peuvent avoir des clients très riches. Quelle garantie a le public que ces parlementaires n'influenceront pas la loi au bénéfice de ces clients ? (...) Mais accepteraient-ils en tant que politiciens une loi qui imposerait la divulgation de leurs revenus et qui pourraient leur faire perdre leur place ? La Commission européenne salue cette loi. Mais si vous aviez le choix, penseriez-vous d'abord à vous-même ou à l'UE ?" (26.04.2007)

Lidové noviny - République tchèque

La Russie, une nation européenne ?

Mercredi 25 avril, l'ancien président russe Boris Eltsine a été enterré à Moscou. A cette occasion, Lubos Palata se penche sur les relations entre la République tchèque et la Russie, en estimant que les Tchèques ont tort de ne plus considérer la Russie comme une nation européenne. "La Russie est membre du Conseil de l'Europe, elle reconnaît l'autorité de la Cour européenne des droits de l'Homme et a aboli la peine de mort. En Russie, il n'y a plus de prisonniers politiques à proprement parler - à l'exception de Khodorkovski. Toutefois, il n'existe pas d'élections démocratiques ni de médias réellement libres. Par ailleurs, la Russie mène une guerre brutale contre les séparatistes tchétchènes. (...) Nous pensons que nous valons mieux que les Russes et la Russie. Pourtant, en y regardant de plus près, ce n'est pas tout à fait vrai. Nous ne sommes pas nous-mêmes devenus européens parce que l'OTAN et l'UE nous ont admis en leur sein. Nous devrions nous montrer plus compréhensifs que les autres envers les Russes et les problèmes qu'ils rencontrent sur la voie d'une société libre de type européen." (26.04.2007)

Magyar Hírlap - Hongrie

Le droit de vote bientôt accordé aux bébés en Hongrie ?

Máriusz Révész, membre de l'opposition hongroise, a proposé de permettre aux parents de voter autant de fois supplémentaires qu'ils ont d'enfants. Otto Neumann commente : "A première vue, c'est une idée véritablement monstrueuse. Combien de bulletins de vote faudrait-il distribuer aux parents, et à quel parent ? Les préférences politiques de leur progéniture doivent-elles être consignées dans un acte notarié ? Quand on réfléchit aux raisons de cette initiative, elle semble déjà moins problématique : ce serait un signe de respect de la communauté envers les couples qui sont prêts à élever des enfants. Elle démontrerait que l'on ne peut pas exclure deux millions de citoyens de la démocratie parlementaire. En cette époque de crise démographique, elle constituerait tout au moins un signal. Mais, contrairement à Máriusz Révész, je ne crois pas que le fait d'accorder un droit de vote supplémentaire fera décoller en flèche le taux de natalité. Pour cela, des réformes profondes seraient nécessaires." (26.04.2007)

Politis - Chypre

Le rôle de l'ONU à Chypre remis en question

Pour l'éditorialiste Dionysis Dionysiou, "un sondage rendu public mardi 24 avril et révélant que la plupart des Chypriotes jugent inefficace la mission de l'ONU dans l'île mérite réflexion. La présence des soldats des Nations unies, sur place depuis 1964, est certes importante mais jugée 'inefficace et impuissante' par 63 % des Chypriotes grecs et 54 % des Chypriotes turcs. Cela remet en question le rôle même des forces des Nations unies et leur absence de pouvoir de sanction. Mais si l'ONU punissait toute infraction d'un côté comme de l'autre, les habitants de l'île d'Aphrodite seraient peut-être traumatisés. Vivre dans une capitale divisée par un mur est déjà difficile, si en plus les soldats qui bordent ce mur sont violents, là, c'est la fin. D'un autre côté, il n'est pas non plus rassurant de voir ces soldats bailler toute la journée". (25.04.2007)

ÉCONOMIE

Público - Portugal

Le Portugal craint la contagion de la crise immobilière espagnole

Pour l'éditorialiste Paulo Ferreira, la fin du boom économique espagnol est proche, suite aux premiers signes d'alerte sur la bulle spéculative immobilière. Mardi 24 avril, les valeurs immobilières ont fortement chuté à la Bourse de Madrid. "La fièvre de l'immobilier a provoqué l'accession à la propriété de deux Espagnols sur trois, soit presque le double du pourcentage moyen dans l'Union européenne. Malgré cela, de nombreuses demeures restent vides, car elles ne se vendent plus ou parce que de nombreux achats ont été faits afin de faire de l'argent facile. Le risque qui existe aujourd'hui, renforcé par la hausse des taux d'intérêt, c'est celui d'assister à la forte baisse des prix et à une reprise de la demande, ce qui laissera nombre de familles, d'entreprises et de banques avec des pertes élevées, qu'elles soient effectives ou potentielles. Le scénario est sombre, mais réel. Comme sera réelle l'ombre que cela jettera sur l'économie portugaise". (25.04.2007)

CULTURE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Elfriede Jelinek publie son nouveau roman en ligne

Paul Jandl a entamé la lecture du roman 'Neid' ('L'envie') d'Elfriede Jelinek, un livre que l'auteure autrichienne a uniquement publié sur Internet. "La nouvelle prose d'Elfriede Jelinek se compose d'aphorismes brillamment aiguisés, dont le sarcasme est plaisant mais tout à fait sérieux. Ce texte évoque la vie et la mort, même s'il aborde à première vue la disparition d'un paysage industriel. Un des aspects mélancoliques de 'Neid' tient au fait que la protagoniste du nouveau roman d'Elfriede Jelinek évoque sa propre disparition, semblant même la désirer. (...) Le texte n'est disponible que sur Internet. Son auteure le poursuivra - ou non - en ligne. La touche 'suppr' est au service de quiconque comprend la paternité littéraire aussi radicalement que l'auteure autrichienne. Elfriede Jelinek a été l'une des premières écrivaines à confier ses textes à ce média. Y a-t-il une part de privé dans ce mode de publication ? Avec les 'combines' d'Internet, comme elle les nomme elle-même, Elfriede Jelinek devient un personnage virtuel. Plus imaginaire, plus vraie qu'elle ne paraît." (26.04.2007)

La Vanguardia - Espagne

La peinture de Luis Gordillo à l'honneur

Juan Bufill profite de la remise, mercredi 25 avril, du Prix Velázquez (qui récompense les Arts plastiques) au peintre espagnol Luis Gordillo pour donner un aperçu de son art. "Le 'gordillisme' est une névrose joyeuse, un chromatisme devenu rare, une façon d'effacer en saturant les tons, une version personnelle du surréalisme qui incorpore des éléments du Pop art, et, surtout, un sens de l'humour quasiment psychédélique à base de liberté de pensée et de délire poétique. (...) La joie d'être libre et lucide lui permet de compenser les anxiétés d'un panorama social pathogène. L'héritage de Gordillo est un art psycho-pop que l'on peut comparer à la musique des Talking heads, dont le son semble être d'aujourd'hui, alors qu'elle est copié par les jeunes." (26.04.2007)

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31