La gauche hongroise est réduite à néant, constate la sociologue Eszter Babarczy. "En Hongrie il n'existe pas de politique de gauche, seulement des discours de gauche - dans le camp conservateur. C'est très déconcertant. Dans toute l'Europe, les programmes de gauche et de droite dérapent vers le centre, les groupes cibles sont de moins en moins clairement définissables. (...) Dans le monde occidental, les programmes des partis ne se différencient plus que par les 'valeurs' et par quelques questions symboliques, comme l'avortement, la guerre en Irak, l'utilisation des symboles religieux dans les lieux publics. Chez nous, la politique utilise volontiers les symboles depuis le tournant [de 1989], mais ils servent plutôt à dissimuler les véritables événements politiques. Les symboles permettent de maintenir une tension émotionnelle, par exemple par des débats sur l'emplacement de la sainte couronne, les jours commémoratifs ou par des accusations mutuelles en ce qui concerne le communisme ou l'antisémitisme. En bref : on ne débat plus des idées au sujet du pays dans lequel nous voulons vivre, mais seulement des symboles." (07.07.2007)
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