szmtag

08.01.2009

euro|topics illustration
euro|topics
 

Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 28.09.2007

 

À LA UNE

L'UE désemparée face à la Birmanie

L'UE désemparée face à la Birmanie

 

La répression s'intensifie en Birmanie contre le mouvement de protestation. Les moines bouddhistes manifestent depuis la mi-août contre le régime militaire. Les monastères ont été bouclés vendredi 28 septembre et une dizaine de personnes ont été tuées par les forces de l'ordre depuis mercredi. Comment l'Europe peut-elle réagir pour contraindre Rangoun à relâcher sa poigne de fer sur le pays ?

Extraits des publications suivantes:
La Libre Belgique - Belgique, Upsala Nya Tidning - Suède, Le Nouvel Observateur - France, Die Presse - Autriche

La Libre Belgique - Belgique

Face à la Birmanie, "le désarroi des Européens est dramatique", considère Philippe Paquet dans son éditorial. "L'UE paie le prix de sa 'politique d'engagement' qui devait, selon elle, amener les généraux birmans à se montrer plus aimables. Que ceux-ci n'aient jamais voulu dialoguer avec [l'opposante et Prix Nobel de la Paix] Aung San Suu Kyi, ni même seulement lever son assignation à résidence, aurait dû ouvrir les yeux des Européens depuis longtemps. Il y a, dès lors, quelque chose de pathétique dans cet appel lancé à la Chine pour qu'elle exerce des pressions sur la junte. Comme si un pays non démocratique pouvait en exhorter un autre à changer ses méthodes de gouvernement ! (...) Le rare levier dont disposent les Européens se trouve dans l'Asean - l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est - qui, en admettant la Birmanie en son sein en 1997, avait précisément hypothéqué la qualité de ses relations avec l'UE." (28.09.2007)

Upsala Nya Tidning - Suède

Le journal plaide pour une prise de sanctions supplémentaires contre la junte militaire en Birmanie. "[En 1997], l'UE et les Etats-Unis ont pris des sanctions contre la Birmanie, mais l'effet des sanctions de l'UE sont limitées car la France possède des intérêts dans le secteur pétrolier et gazier du pays. Il faut du temps avant qu'un engagement de cette sorte n'ébranle les fondations d'une dictature ; en cas de crise grave, le régime s'en trouve plutôt renforcé. Le gouvernement suédois doit soutenir de toutes ses forces la prise de nouvelles mesures européennes. Une possibilité serait d'associer les sanctions contre les intérêts des généraux à l'étranger [comme un gel de leurs biens] à des promesses d'investissement - à la condition que le pays se démocratise. La solidarité avec ceux qui luttent pour la démocratie doit demeurer un principe européen fondamental." (28.09.2007)

Le Nouvel Observateur - France

Sarah Halifa-Legrand interroge Valérie Niquet, directrice du centre Asie de l'Institut français de recherches internationales (IFRI), sur l'utilité des sanctions contre la Birmanie. "La première déclaration de Sarkozy demandant le retrait des investissements français en Birmanie, ce qui visait surtout Total, était une demande audacieuse mais naïve car très difficile à mettre en œuvre. C'était probablement pour répondre à l'émotion des Français face à la situation en Birmanie. (...) Le retrait des investissements, les sanctions, bref la stratégie de marginalisation du régime ne sont pas nouveaux et on en voit les résultats aujourd'hui : ils ont fait le lit de la Chine. Finalement, c'est une puissance bien moins sourcilleuse sur la question des droits de l'homme qui a pris la place libre. (...) En résumé, de nouvelles sanctions ne changeront pas la situation tant que Pékin n'entrera pas dans le jeu." (28.09.2007)

Die Presse - Autriche

Christian Ultsch s'en prend à la Chine. "La Chine n'était même pas d'accord pour signer la déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU reprochant à la junte militaire birmane la répression des bonzes. Pourtant, il y a deux ans, tous les membres de l'ONU se sont mis d'accord sur le fait que chaque gouvernement devait protéger son peuple des crimes contre l'humanité. S'il n'y parvient pas, la communauté internationale doit intervenir. Le gouvernement birman ne protège pas ses citoyens, il leur tire dessus. Et pourtant, personne ne bouge. Ce n'est pas la faute de l'ONU, mais de la Chine." (28.09.2007)

RÉFLEXIONS

die tageszeitung - Allemagne

Pour Andreï Kourkov, l'Ukraine manque de maturité politique

Dans un entretien réalisé par Barbara Oertel, l'auteur ukrainien Andreï Kourkov se montre très critique envers les politiciens de la 'Révolution orange' et estime que son pays n'est pas encore assez mur pour adhérer l'UE. "L'Europe a suffisamment à faire avec ses propres problèmes. Il est important que la Pologne et la Lituanie continuent à défendre l'Ukraine. Cela suffit pour que les Ukrainiens gardent l'Europe à l'esprit. Au cours des 15 prochaines années, l'Ukraine n'aura de toute façon pas suffisamment progressé pour devenir membre de l'UE. Nous devons nous montrer patients et attendre de voir à quoi ressemblera l'Europe dans quinze ans. Nous verrons bien alors si une adhésion à l'UE est souhaitable." (28.09.2007)

Observator Cultural - Roumanie

Mirella Nedelcu-Patureau analyse les critiques contre l'UE

La dramaturge moldave Nicoleta Esinencu s'est forgée une réputation internationale avec sa pièce 'Fuck you, Eu.ro.Pa', jouée en Roumanie, en Moldavie, en France, en Russie et en Allemagne. La critique de théâtre roumaine Mirella Nedelcu-Patureau se demande à quoi rime la colère exprimée par la protagoniste de la pièce. "Pourquoi a-t-elle un besoin urgent de dénigrer ce qui était autrefois une lueur d'espoir dans la grisaille quotidienne, et qui est resté inaccessible pendant longtemps ? (...) Dans l'ex-République soviétique de Moldavie, tout cela ne vaut pas mieux que de la 'merde', selon les propos tenus par le personnage de la pièce de Nicoleta Esinencu. Tandis que l'Europe de l'abondance s'étale soudainement dans ce quotidien douloureux, la déception se fait de plus en plus sentir au sein de la nouvelle génération, qui fut d'abord avide de découvrir la société de consommation si longtemps désirée. (...) Le théâtre et notre société européenne ont besoin de tels textes, d'une telle révolte, de telles imprécations cyniques teintées de l'humour noir et grinçant du doute qui, comme dans les mythes antiques, cingle les vagues d'un océan d'indifférence." (28.09.2007)

POLITIQUE

Cotidianul - Roumanie

Premier test pour le nouveau métropolite de Roumanie

Le métropolite de la région du Banat, Nicolae Corneanu, a avoué avoir travaillé comme espion pour la police secrète roumaine pendant 41 ans. Selon Cristian Patrasconiu, le nouveau patriarche de l'Eglise orthodoxe roumaine, Daniel Ciobotea, devrait prendre position sur le passé de collaborateur de ses dignitaires. "Il va devoir faire face à un grave problème : d'un côté, le métropolite Corneanu se repend, et d'un autre côté, les hauts dignitaires soupçonnés d'être anciens collaborateurs de la Securitate semblent parfaitement indifférents. Ce sera un premier test pour Daniel depuis son entrée en fonction. Si nous nous tournons vers la Pologne - un pays que nous envions à de nombreux égards - nous voyons bien comment agissent les grands dignitaires qui ont eu le malheur de jouer à la fois un rôle de traître et de serviteur de l'Eglise : ils ont démissionné." (28.09.2007)

The Times - Royaume-Uni

Comment mettre fin au trafic sexuel au Royaume-Uni ?

Le quotidien déplore la forte hausse du trafic sexuel, face à l'augmentation du nombre de maisons closes au Royaume-Uni. "Selon les estimations du ministère de l'Intérieur, 4000 femmes sont victimes d'un trafic au Royaume-Uni chaque année. Le chiffre réel est certainement plus élevé, mais même parmi celles qui se sont échappées du bordel, seule une petite minorité accepte de témoigner contre les proxénètes. En conséquence, il n'y a eu que 30 condamnations ces 3 dernières années au nom de la loi sur les délits sexuels. Le trafic des femmes entretient l'esclavage moderne qui prospère derrière des rideaux de tulle et près de voisins qui détournent leur regard. Pour mettre fin à ces souffrances terribles, mais aussi pour augmenter le nombre de condamnations, il est impératif d'étendre des initiatives comme le Projet Poppy à Londres, qui offre aux anciennes prostituées un refuge et une chance d'avoir le courage de parler. Avec leur aide, nous serons plus aptes à mettre fin à cette cruelle industrie." (28.09.2007)

El País - Espagne

Comment l'invasion de l'Irak s'est décidée

Le quotidien espagnol a révélé mercredi 26 septembre le compte-rendu d'une conversation privée datant du 23 février 2003 entre George W. Bush et José Maria Aznar, alors Premier ministre de l'Espagne. Ils auraient alors décidés d'envahir l'Irak avec ou sans résolution de l'Onu. Pour le journal, "le contraste entre la désinvolture insensée avec laquelle ils ont pris cette décision et ses conséquences terrifiantes permet de tirer des leçons utiles pour un monde si instable et si peu sûr. A la différence de ce qui s'est passé dans le ranch du Texas, les dirigeants démocratiques ne cherchent pas à faire le bien, mais plutôt à éviter le mal : c'est là la différence entre le messianisme et la politique. Quand les décisionnaires de cette guerre ont parlé d'armes de destruction massive, quand ils ont employé ce prétexte pour disséminer la peur, en allant jusqu'à mentir sur les dangers qui nous guettaient, ils faisaient semblant d'agir comme des politiques, alors qu'en réalité, ils se prenaient pour des messies." (28.09.2007)

Le Monde - France

Le premier budget de l'ère Sarkozy est un 'budget d'attente'

Le quotidien revient dans son éditorial sur le budget français dévoilé mercredi 26 septembre. "Acte politique par excellence, le budget 2008 aurait dû, en toute logique, symboliser 'la rupture' prônée par Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas le cas. Sans grande cohérence ni réelle ambition, ce projet semble surtout symboliser les hésitations du gouvernement : il ne tranche pas entre le volontarisme du chef de l'Etat (pour qui la réduction des déficits publics n'est pas prioritaire) et la rigueur du premier ministre (qui juge la France en état de 'faillite'). En début de semaine, le gouvernement avait déjà déçu en présentant un plan de sauvetage de la Sécurité sociale bien en deçà des besoins et en repoussant explicitement les choix - douloureux - au printemps 2008, après les élections municipales. Il en est de même avec le budget. Du coup, personne ne se retrouve dans cette loi de finances, qualifiée par les plus aimables de budget d'attente." (28.09.2007)

ÉCONOMIE

Le Temps - Suisse

La zone euro est désunie

Jean Pisani-Ferry, de l'Institut d'analyse économique Bruegel à Bruxelles, est interviewé par Richard Werly et estime que la "désunion pose problème" au sein de la zone euro. "Il suffit d'écouter les déclarations des uns et des autres. Les positions communes existent, mais elles ne sont pas soutenues en permanence par les pays membres. La zone euro est moins divisée qu'il n'y paraît, mais elle l'est trop pour empêcher la cacophonie de s'installer. Ce qu'il faut, c'est clarifier la doctrine et s'entendre sur la répartition entre ce qui est du domaine de la politique monétaire, et qui est du ressort de la [Banque centrale européenne], et ce qui relève de la diplomatie financière, qui est l'affaire des gouvernements. Il y a eu trop d'ambiguïtés. Il faut plus de discipline verbale et plus de jeu collectif. On entre dans une zone difficile dans laquelle le bon fonctionnement de l'Union monétaire européen risque d'être testé." (28.09.2007)

The Economist - Royaume-Uni

Le fromage suisse, un exemple pour réformer la PAC

L'hebdomadaire estime que "le fromage suisse offre un exemple surprenant pour la réforme de la politique agricole en Europe. (...) La Suisse et l'UE se sont entendues cet été pour une presque totale libéralisation du marché du fromage. Cet accord a renversé des barrières tarifaires préservées depuis des années qui doublaient le prix des fromages européens en Suisse et de subventions à l'exportation qui faisaient chuter de moitié le prix de l'Emmental dans des pays tels l'Italie. (...) Le laboratoire suisse est très important pour le reste de l'Europe. Il annonce, à petite échelle, un pari beaucoup plus grand en faveur de la mondialisation que les partisans de la réformes voudraient bien voir adopter par l'agriculture européenne. (...) Le pari des Suisses sur la mondialisation ne concerne pas seulement leur commerce avec l'Europe. La Suisse impose toujours des taxes importantes aux importations néo-zélandaises. Mais davantage de concurrence fera bouger les choses. Des aberrations comme la mozzarella ou le brie suisses risquent d'avoir à se battre contre le véritable produit venant d'Italie ou de France. Le produit authentique prendra une place plus importante." (28.09.2007)

CULTURE

Expresso - Portugal

Carlos Saura rend hommage au fado

Dans sa chronique, la journaliste Paula Moura Pinheiro dit tout le bien qu'elle pense du nouveau film du réalisateur espagnol Carlos Saura intitulé 'Fados' consacré à cette célèbre musique portugaise. "La première mondiale du film se produira dans les salles portugaises le 4 octobre. La polémique est garantie avec les plus conservateurs qui vont sûrement être irrités de l'éclectisme des choix musicaux. (...) Le fado est une chanson aux racines métissées. Le résultat est la synthèse de l'épopée des découvertes du XVe siècle et des ruines qui s'en suivirent. Saura a lu de cette façon notre fado ; il a vu qu'il y avait des fados et non un fado. (...) Pour une fois, on écoutera, on verra et on aimera le Portugal et ce ne sera pas pour les pieds de Ronaldo ou la tête de Mourinho. Il est ironique que l'artisan de ce projet soit un Espagnol. Je suis fière de la façon dont il célèbre la chanson des gens de mon pays et de la diffusion qu'il fait de nos fados à travers le monde." (22.09.2007)

Polityka - Pologne

Les troupes de théâtre polonaises habitent des décors surprenants

Que ce soit dans la mine de sel de Wieliczka, près de Cracovie, dans la gare de Varsovie, au bord du lac Malta à Poznan, dans des piscines transformées ou d'anciens ateliers de fabrication - les jeunes troupes de théâtre polonaises expérimentent de nouvelles scènes en dehors du théâtre traditionnel. Aneta Kyziol s'interroge. "Est-ce un effet de mode ? Ou une forme de snobisme ? Probablement, mais pour un nombre croissant de théâtres off, la quête d'une scène est une question de survie, leur raison d'être. Le nombre de théâtres stagne en Pologne. Ceux qui ont pignon sur rue voient la relève d'un mauvais oeil, et lorsqu'ils acceptent de lui confier leur scène, le prix de la location est souvent bien supérieur au budget d'une troupe off." Toutefois, la journaliste pense que cela présente un avantage. "Les lieux saugrenus créent une atmosphère que l'on ne retrouve pas dans un 'véritable' théâtre : le fait de participer à un événement peu banal, de découvrir un nouveau monde avec les artistes fait naître une certaine excitation." (26.09.2007)

COULEURS LOCALES

Postimees - Estonie

L'alcoolisme fait rage dans les pays Baltes et en Finlande

La vente nocturne d'alcool a récemment été interdite à Tallinn, la capitale estonienne. Le journal salue cette initiative, car l'alcoolisme est de plus en plus problématique en Finlande comme dans les trois pays Baltes. "La consommation de spiritueux est aussi importante en Estonie que dans les pays voisins. Manifestement, une grande partie de la population ne connaît pas ses limites. Et il est tout à fait inopportun d'évoquer notre culture du vin. C'est d'eau-de-vie et de vin dont il est question ici, et pas seulement d'un petit verre. L'Estonie a donc raison de donner l'exemple à ses voisins. Ils doivent trouver une solution pour limiter la consommation d'alcool, parce qu'aucun de ces quatre pays n'est satisfait de la situation actuelle." (27.09.2007)

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31