L'euro est fort, mais la couronne tchèque est encore plus forte. Depuis plusieurs années, la devise tchèque ne cesse de battre des records. "Toutefois, le ministère de l'Economie hésite à franchir un pas logique, à savoir l'accès au marché international pour les entreprises tchèques grâce à la monnaie européenne", critique Petr Fischer. Le gouvernement, emmené par les conservateurs de l'ODS (Parti démocrate civique), n'a encore fixé aucune date pour l'adhésion du pays à l'Union monétaire. "Pour quelle raison ? Il s'agit de profiter des avantages du marché commun vantés depuis toujours par l'ODS, même lorsque l'euroscepticisme était à son paroxysme. Toutefois, pour ces eurosceptiques conservateurs, la monnaie unique ne se limite pas au marché commun. Elle est la preuve que l'UE est capable de tisser des liens plus profonds et plus solides, bien au-delà d'une simple coopération entre plusieurs Etats. Et le parti au gouvernement s'efforce donc de se tenir à l'écart car cela signifierait d'une certaine manière l'échec de sa propre idéologie." (08.11.2007)
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