szmtag

08.01.2009

euro|topics illustration
euro|topics
 

Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 19.11.2007

 

À LA UNE

Le Kosovo change de gouvernement

Le Kosovo change de gouvernement

 

Le Parti démocratique du Kosovo (PDK) sortirait vainqueur des élections législatives qui ont eu lieu le 17 novembre. Cette formation dirigée par l'ancien rebelle Hashim Thaçi est créditée de 34 % des suffrages. La province serbe, habitée majoritairement par des Albanais, a enregistré un faible taux de participation - 45 % - la minorité serbe ayant boycotté les élections. Quels sont les défis qui attendent le nouveau gouvernement ?

Extraits des publications suivantes:
Der Standard - Autriche, Frankfurter Rundschau - Allemagne, Hospodářské noviny - République tchèque, Diário de Notícias - Portugal

Der Standard - Autriche

"Le faible taux de participation aux élections législatives témoigne de la déception et du désespoir de tous ceux qui rêvent depuis plus de huit ans d'une vie meilleure dans un Kosovo souverain affranchi de la Serbie," écrit Andrej Ivanij. "Hashim Thaçi, l'homme qui, tapi dans les bois,  avait organisé l'insurrection armée contre Belgrade et avait réalisé en un mois ce que le pacifiste Ibrahim Rugova n'avait pas réussi à faire en une décennie, doit mettre fin à cette situation, et séparer de facto le Kosovo de la Serbie. (...) Aucun gouvernement ne pourra venir à bout de la dépression économique au Kosovo dans un avenir proche. La seule option qui reste à Hashim Thaçi, c'est de satisfaire ses compatriotes en proclamant rapidement une indépendance attendue depuis longtemps. Voilà ce qu'il doit faire et ce qu'il fera s'il ne veut pas que la morosité des Kosovars se retourne contre lui." (19.11.2007)

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Selon Norbert Mappes-Niedik, "ce n'est pas à un avènement de l'extrémisme que l'on assiste au Kosovo mais à l'émergence d'une nouvelle génération lasse des déclarations ampoulées et vides de sens des anciennes élites du pouvoir communiste. Il serait toutefois prématuré d'interpréter les résultats de ces élections comme le triomphe de la démocratie, comme le font les diplomates occidentaux. Le Kosovo n'est certainement pas une démocratie. Le pouvoir n'émane pas du peuple mais des diplomates internationaux (...) L'étouffante suprématie des bureaucrates ne laisse aucune place à la responsabilité, aux idées, aux bouleversements, aux crises productives, aux initiatives en matière de politique extérieure, ni à une véritable réconciliation. La 'communauté internationale' qui tient la barre, constituée de fonctionnaires de différentes nationalités, n'est pas aussi altruiste qu'il n'y paraît. Elle défend surtout ses propres intérêts, en l'occurrence la reconduction de ses contrats et de ses projets." (19.11.2007)

Hospodářské noviny - République tchèque

Martin Ehl craint que les Balkans ne soient bientôt en proie à de nouvelles effusions de sang. "Les Kosovars vont sans aucun doute proclamer l'indépendance dès que possible. Quant à savoir quelles en seront les conséquences... (...) L'année prochaine, l'ONU va confier l'administration du Kosovo à Bruxelles, que la province soit indépendante ou pas. Les Européens craignent surtout que le Kosovo n'entraîne une avalanche de problèmes et qu'un nouveau conflit embrase les Balkans (...) Une nouvelle guerre est toutefois improbable, les parties prenantes étant exténuées. Quels sont donc les scénarios envisageables ? Des attaques de guérilla, des manifestations de violence spontanées de la part des Albanais du Kosovo, frustrés et sans emploi ? Un séparation de la Serbie et de la Bosnie, une nouvelle division de Sarajevo ? L'UE a raison de se montrer nerveuse. Néanmoins, après les expériences de ces vingt dernières années, elle ne peut refuser leur indépendance aux Kosovars." (19.11.2007)

Diário de Notícias - Portugal

Le quotidien s'inquiète du précédent que créerait l'indépendance du Kosovo pour les autres régions de l'Europe aux velléités indépendantistes. "Le résultat des élections au Kosovo n'a pas été une surprise. (...) Mais plus que par ce résultat, le futur du Kosovo sera déterminé par la décision sur son statut (…) L'intervention de la communauté internationale a entraîné le départ de nombreux Serbes, les rendant encore plus minoritaires - et rendant d'autant plus inévitable l'indépendance. Celle-ci aura comme point de départ une violation juridique, étant donné que l'appartenance du Kosovo à la Serbie n'était pas contestée par la communauté internationale. En la matière, les faits auront la primauté sur le droit. Dans une Europe en train de se diviser – de la Belgique à la Grande-Bretagne (Ecosse), en passant par les problèmes avec les Galiciens, les Basques et les Catalans en Espagne -, le Kosovo indépendant sera un précédent dangereux." (19.11.2007)

RÉFLEXIONS

Le Soir - Belgique

Koen Peeters, un Européen convaincu

L'écrivain belge Koen Peeters a prononcé un 'Grand discours européen' en clôture du premier festival bruxellois de philosophie, dont la dernière journée était consacrée à l'Europe. Dans un discours très pro-européen, il appelle tous les Européens à échanger pour mieux se connaître. "Nous Européens (...) devons-nous apprendre à vivre les uns avec les autres et à parler les uns avec les autres ? Et apprendre, par extension, à faire coexister nos pays ? (...) C'est notre tâche à tous de découvrir notre propre Europe. C'est notre grand devoir européen de voyager comme sur un plateau de Monopoly : en bons Européens, nous devons tous avoir une conversation avec un Letton, un Polonais, des Espagnols. Il faut aussi visiter l'Irlande, manger du fromage grec, etc... Tout le monde a droit à son Europe, ou plutôt le devoir d'avoir son Europe, comme expression la plus individuelle de son Europe la plus individuelle. (...) L'Europe : le bien est fait, le mieux est à venir." (19.11.2007)

La Vanguardia - Espagne

Pour Francesc-Marc Alvaro, l'UE a besoin d'un but commun

Le journaliste espagnol Francesc-Marc Alvaro insiste sur le besoin de renforcer l'identité européenne. "Il existe un défi que l'on a du mal à percevoir, et ce malgré son importance pour le futur de l'édifice appelé Europe. Il faut réussir à susciter un sentiment d'appartenance capable de rapprocher les quelque 500 millions de personnes qui vivent actuellement dans cet espace privilégié, ce lieu de liberté, de paix et de justice sociale. (...) Selon le penseur Anthony Giddens, 'pour que l'UE fleurisse de nouveau, il est nécessaire que les citoyens sentent qu'ils appartiennent à quelque chose et ce quelque chose doit être une communauté'. Et le penseur britannique explique qu'une communauté doit avoir conscience d'un but commun, posséder une raison d'être.' Sans cela, le navire européen ne sera jamais étanche et son élan sera toujours freiné par une certaine inertie." (19.11.2007)

POLITIQUE

Postimees - Estonie

L'OSCE n'observera pas les élections russes

Le journal estonien n'est pas surpris que l'OSCE ait décidé de ne pas envoyer d'observateurs pour les élections législatives russes du 2 décembre à cause de problèmes de visas. "Nous avons éprouvé une grande fierté lorsque l'OSCE a décidé d'envoyer une mission d'observation en Estonie. L'Europe et le reste du monde avaient ainsi eu la preuve que notre pays était respectueux de la démocratie et des droits de l'homme. A l'époque, la Russie avait critiqué la décision de l'OSCE et avait demandé la prolongation de la mission parce que les droits de la minorité russe n'étaient pas respectés. Toutefois, si la Russie considère l'OSCE comme garante de la démocratie, il est d'autant plus regrettable que le Kremlin fasse aujourd'hui obstacle aux activités de ses observateurs en Russie." (19.11.2007)

La Libre Belgique - Belgique

Pas de raz-de-marée pour défendre l'unité belge

Une manifestation en faveur de l'unité de la Belgique a réuni plusieurs dizaines de milliers personnes le 18 novembre à Bruxelles. François Heinderyckx, professeur de communication politique, est sceptique quand à la portée de l'événement. "La manifestation a été largement annoncée, du côté francophone tout au moins, et ce de façon engageante, il a fait beau, et 30 000 personnes sont descendues dans la rue. C'est loin d'être négligeable, mais il faut comparer ce qui est comparable. (...) Outre que la lecture des motivations des manifestants du 18 novembre n'est pas aisée, on peut se demander si les Flamands, peu nombreux, ne vont pas voir dans cette mobilisation relativement faible, même si chacun peut interpréter les chiffres à sa façon, comme un encouragement à avancer dans leur logique." (19.11.2007)

Delo - Slovénie

Les travailleurs slovènes veulent leur part du gâteau

Après l'échec de négociations salariales, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs slovènes ont manifesté le 17 novembre à Ljubljana pour réclamer des hausses de salaire. Il s'agit de la manifestation la plus importante organisée depuis l'indépendance du pays en 1991. Les manifestants déplorent que les fruits de la croissance économique, qui devrait atteindre 6 % en 2008, reviennent uniquement aux dirigeants des entreprises, et non aux employés. Selon Bozena Kriznik, "les manifestations étaient très vives. Elles sont intervenues au bon moment et ont permis de remettre à l'ordre du jour les revendications des travailleurs qui réclament une revalorisation de tous les salaires de base et un intéressement proportionnel au chiffre d'affaires de l'entreprise (...) L'Etat, qui détient les plus grandes entreprises du pays, pourrait donner l'exemple et diminuer les salaires scandaleusement élevés des dirigeants, les primes des membres du conseil d'administration et autres bonus." (19.11.2007)

Trouw - Pays-Bas

La France a besoin de se réformer

"Les syndicats français défendent des réglementations complètement dépassées", juge le quotidien progressiste. "Contrairement aux Pays-Bas, la France n'a pratiquement pas construit d'épargne pour payer les retraites et l'argent vient donc de sa trésorerie courante. Avec le vieillissement croissant de la population, les frais augmentent et la France fait face maintenant aux critiques d'autres pays de la zone euro sur l'état malsain de ses finances. Les syndicats défendent des régimes spéciaux parce qu'ils ont peur que les réformes beaucoup plus douloureuses suivent. (...) Il serait temps qu'ils se remettent à la table de négociations pour coopérer à la réforme de l'économie française. C'est aussi dans l'intérêt du reste de l'Europe occidentale (...). Si Sarkozy perd maintenant la lutte du pouvoir en France, ce sera d'autant plus difficile de continuer à réformer." (19.11.2007)

Dala-Demokraten - Suède

La grève des infirmières finlandaises

Un important conflit social se déroule depuis plusieurs jours dans le secteur de la santé en Finlande où les infirmières demandent de meilleures conditions salariales. Nombre d'entre elles ont menacé de démissionner en cas d'échec des négociations. Le quotidien suédois revient sur l'escalade de ce conflit social. "A de nombreux égards, la Finlande est un pays où la volonté de compromis prend un forme presque extrême (...) C'est alors qu'éclate soudainement une lutte des classes - car c'est précisément de cela qu'il s'agit. En Finlande, les salaires des employés du secteur de la santé sont scandaleusement bas. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle de nombreux Finlandais viennent travailler en Suède (...) A long terme, il serait bon pour la Finlande comme pour la Suède que ces professionnels de santé tentent le tout pour le tout pour obtenir une augmentation de salaire. La réaction du gouvernement finlandais montre le peu de respect dont font preuve les puissants envers cette classe de travailleurs majoritairement féminine. Peut-être plus pour longtemps." (17.11.2007)

La Stampa - Italie

Prodi et Berlusconi remis en selle

Lucia Annunziata revient sur les évènements politiques qui se sont déroulés ces derniers jours en Italie. "Disons qu'il est possible de rêver. L'idée serait qu'après un duel long de dix ans les adversaires de toujours, Romano Prodi et Silvio Berlusconi, se convertissent en deux pères de la Patrie et portent ensemble le pays vers le changement : les réformes électorales, l'assouplissement de l'exécutif, la baisse des coûts de la politique (...). L'annonce faite par Berlusconi de la fondation d'un nouveau parti [le Parti du peuple italien pour les libertés] a suivi de quelques heures la victoire de Prodi au Sénat [le budget 2008 a été adopté par le Sénat le 15 novembre]. Ces deux évènements produisent le même effet : celui de remettre les deux hommes en bonne position à l'intérieur de leurs formations respectives alors qu'elles les avaient progressivement marginalisés ces derniers mois." (19.11.2007)

ÉCONOMIE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Les subventions agricoles sont-elles encore utiles ?

Mariann Fischer Boel, Commissaire européenne à l'agriculture, présentera le 20 novembre son nouveau projet de politique agricole commune. Selon Hendrick Kafsack, "Mariann Fischer Boel ne pose pas la question cruciale, à savoir si l'UE doit continuer à consacrer chaque année 50 milliards d'euros aux subventions agricoles. Cette question se posait déjà à l'époque où les prix étaient encore bas. Cependant, le risque de voir la communauté mourir de faim, qui est à l'origine de ces subventions, n'est plus du tout d'actualité. Cette question est alors d'autant plus justifiée en cette période d'augmentation des prix agricoles et de restrictions budgétaires. Un nombre croissant d'agriculteurs parvient à vivre sans subventions. Et si l'UE souhaite soutenir les petits producteurs biologiques, elle peut se contenter d'une fraction du budget actuel. Le reste pourrait alors être investi dans la recherche ou - mieux encore - être restitué aux contribuables." (19.11.2007)

Ta Nea - Grèce

Un gazoduc relie désormais la Grèce et la Turquie

La Grèce et la Turquie ont inauguré le 18 novembre le premier gazoduc reliant leurs pays, un ouvrage qui scelle leurs bonnes relations économiques et diversifie l'approvisionnement gazier européen. Pour le quotidien, cette inauguration "marque un grand pas pour l'avenir de la Grèce et pour l'avenir européen de la Turquie. [Le Premier ministre grec] Costas Caramanlis a rappelé son soutien à l'adhésion turque, sous certaines conditions bien entendu. Ce gazoduc acheminera du gaz d'Azerbaïdjan. Mais y a t-il assez de gaz dans cette région pour pouvoir fournir toute la communauté internationale ? Là est toute la question. D'où l'intérêt pour la Grèce de se rapprocher de la Turquie, de manière à pouvoir décrocher le contrat d'acheminement gazier en provenance d'Iran quand la situation politique sera plus stable dans ce pays." (19.11.2007)

MÉDIAS

Le Monde - France

Les journalistes français cibles du mécontentement général

Le quotidien souligne la difficulté pour la presse d'être impartiale en période de forte contestation sociale, comme celle que connaît actuellement la France. "C'est le cas type d'une situation où les journalistes ne font que des mécontents. Les usagers, qui subissent la grève, ont le sentiment que ce n'est ni assez dit ni assez montré. Les grévistes estiment que leurs revendications sont récusées d'avance et que leurs raisons de s'opposer à la réforme ne sont pas prises en considération de façon équitable. Dans un climat de suspicion générale vis-à-vis de médias omniprésents, la tentation est de les soupçonner de parti pris. (...) Des cas d'agressions verbales ont été constatés. Des reporters ont été désignés à la vindicte ou empêchés de faire leur travail. Encouragés par des sites Internet qui usent et abusent de la dénonciation des journalistes, les uns et les autres rendent les médias responsables de leur propre incapacité à convaincre l'opinion." (17.11.2007)

CULTURE

The Guardian - Royaume-Uni

Le réchauffement climatique n'inspire pas la SF

L'auteur de science-fiction (SF) Brian Aldiss se demande comment le genre SF évolue à l'époque moderne. "Pendant un temps après la Deuxième Guerre mondiale, un esprit optimiste a prévalu dans les magazines de SF. (...) Tout était stimulant et encourageant. Mais ensuite l'avenir a pris une autre direction - plus maussade, mais plus dangereuse aussi. (...) Nous voici aujourd'hui en 2007, avec ses idées maladives de drogue, de conflits au Darfour et d'attentats suicides. La vérité est que nous vivons finalement dans un monde de SF. Pas étonnant que le tigre se soit presque éteint, que l'ours polaire soit condamné. Comment pensez-vous que se sentent les algues dans les grandes étendues d'un océan qui se réchauffe ? N'entendez-vous pas les écosystèmes qui se meurent ? Un sujet idéal pour la SF, pourrait-on penser. Mais pas si on été élevé avec Isaac Asimov et AE Van Vogt. La SF n'a pas été conçue pour le réalisme mais pour l'imagination. Notre nouveau et effrayant scénario est déjà dans les mains des scientifiques, mais pas dans celles de la MGM [Metro-Goldwyn-Mayer]." (19.11.2007)

COULEURS LOCALES

Gazeta Wyborcza - Pologne

Un coûteux canal pour les voiliers polonais

La frontière entre la Pologne et la Russie passe au beau milieu de la presqu'île de la Vistule, qui sépare la lagune de la Vistule de la mer Baltique. Seule la Russie dispose d'un accès à la mer Baltique par la lagune. Peu de temps avant sa récente dissolution, le gouvernement polonais de Jaroslaw Kaczynski avait décidé de faire construire un canal offrant un accès à la mer aux Polonais. Toutefois, le canal devait traverser un territoire protégé par l'UE. Selon Adam Wajrak, "avant de nous livrer à des comparaisons absurdes entre le cas de la presqu'île et celui de la vallée de la Rospuda, ou d'entrer en conflit avec Bruxelles, nous ferions mieux de nous demander qui utilisera ce canal. (...) Je sais bien que pouvoir jouer un mauvais tour aux Russes n'a pas de prix. Je crains seulement que notre investissement, qui permettra occasionnellement à quelques voiliers et bateaux de relier Elblag et la baie de Gdansk, ne les impressionne guère. Et nous aurons 400 millions de zlotys [environ 109 millions d'euros] en moins dans la poche." (19.11.2007)

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31